liecq de Fouquiiircs, Traité Jecliclioii, p. 141 et
(Cill., I, 7 C.)
Mais dans quelle relation les alexandrins sont-ils entre eux ? Pourquoi la hauteur maxima de l'un est-elle plus considérable que celle du vers dont il est immédiatement précédé ou suivi ? C'est ce que nous nous proposons d'examiner. La matière est délicate, et nous commencerons par les faits les plus simples.
De deux vers consécutifs qui contiennent tous les deux un mot important ou un élément de passion, celui qui sollicite le mouvement le plus violent reçoit aussi l'acuité la plus forte ; quand il n'y a pas unanimité des sujets, c'est que le texte permet des interprétations différentes '. Les morceaux enregistrés ne nous fournissent pas beaucoup d'exemples. Nous citerons cependant celui-ci :
Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond. Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ?
Il y a là deux élans pathétiques, dont le dernier est incontestablement le plus véhément. C'est lui que la voix fera ressortir davantage, et toutes les déclamations seront d'accord. Nous transcrivons celle de G :
Sœ si làs e tro nwàr sœ kalm e tro pro fô
Di nœ vu dre tu pa vuér u ne twal 0 fô