‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 200 sur 250 · I20-I65-II · texte numérisé non relu

I20-I65-II

I. Dans les vers enregistrés, j'ai rencontré quelques cas où Ve muet est affecté d'un accent d'intensité. C'est là un fait excessiveinent rare.

temps qu'il y a chute mélodique, il }' a perte acoustique. Les deux phénomènes obéissent aux mêmes lois sans cependant se recouvrir exactement l'un l'autre, l'accent musical pouvant tomber sur l'antépénultième et l'accent d'intensité sur la pénultième, ou inversement, comme dans une voyelle isolée la tranche qui reçoit le plus grand effort peut ne pas être celle qui est en même temps la plus aiguë. Dans le cas qui nous occupe, il y a pourtant le plus souvent concordance.

Voici donc (cf. ci-contre) un petit nombre de groupes artificiels et de mots articulés comme s'ils constituaient une fin de sens. La distribution des intensités, on pourra le constater, est celle que nous venons de définir. Nous donnons seulement les chifl^res qui rendent apparente la courbe de la modulation.

On peut lire (S, i = première syllabe, S. 11 = seconde syllabe etc..) que pour le groupe ababaha, la puissance acoustique de la syllabe initiale est de 115", qu'elle tombe à 80" sur la seconde syllabe, remonte à iiC" sur la troisième, descend à 80" sur la quatrième dont l'audibilité n'est plus que de 25" au moment où la voix s'éteint. Au début de la combinaison inscrite, il y a un accent secondaire, cette fois plus intense que le temps marqué principal qui affecte la troisième syllabe. Cet accident accessoire ne se rencontre pas dans le mot àplifikasyô : nous avons vu qu'il n'était pas indispensable. Pour le mot balàsé, au contraire, le processus est quelque peu différent ; l'audibilité maxima se rencontre à l'initiale et l'affaiblissement se fait par degrés jusqu'à la fin de la dernière syllabe. Le précédent tableau montre en outre que, si la fin de sens se manifeste par un déplacement de la tonique^ la voix en mourant ne produit pas une force constante, que l'on considère soit l'intensité maxima, soit l'intensité minima de la syllabe terminale.

Si la finale du mot ou du groupe inscrit est féminine, comme dans la discorde, l'affaiblissement s'opère d'une façon continue, à partir de l'accent, jusqu'à la dernière vibration de Ve muet par lequel s'achève ce groupe. On peut donc avoir :

S. IV

aba

ababa

abababa

IIO

2éS A

afafa

àfafafa

balâsé

IIO

àplifikasyô

batày

batayô

kôtwayé

IIO 125-20

someyé

la

dis

IIO

kor 75-35

Page 1