II5-I
(Aiidr., 22 A.)
4° La quatrième syllabe porte un accent
Ou quelque flûte au loin !... Car la musique est douce,... Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.
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(^Herii., 28 E.)
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5° La cinquième syllabe porte un accent.
Il est bien rare que le temps marqué coïncide à cette place avec une suspension de sens et nous n'en trouvons dans nos tableaux généraux qu'un seul exemple. Il est emprunté à Théodore de Banville et par conséquent tout moderne. Cette coupe, condamnée par les théoriciens, parce qu'elle leur paraît diminuer la valeur de l'hémistiche, est exceptionnelle dans la poésie classique, où elle apparaît çà et là dans le dialogue. Elle est plus en usage chez les poètes romantiques et chez Hugo, mais seulement lorsque la séparation des mots leur semble assez forte pour permettre la coexistence de deux accents successifs, l'un à la cinquième syllabe, l'autre à la sixième. Elle est devenue d'un emploi courant à l'époque la plus récente, chez les parnassiens et les symbolistes. D'ailleurs il arrivait à la voix de la faire sentir, même quand la volonté des auteurs exigeait qu'il en fût autrement '.
Cependant, en dehors de la suspension de sens, - d'autres causes peuvent faire apparaître un sommet d'intensité en position cinquième. Sans parler du déplacement oratoire, de la réduction d'un hiatus intérieur ou de la non prononciation d'un e muet, circonstances anormales quoique fréquentes, la chute de la phrase concordant avec l'hémistiche, conformément aux lois de la prononciation la plus régulière, fait constater le phé-
I. Cf. IX, G 30, où l'accent temporel, dans un alexandrin classique, affecte la cinquième place.
nomène dont il s'agit. Le dynamisme et la hauteur musicale se comportent donc d'une manière analogue et s'écartent de la durée, car celle-ci, en opposition avec elles, n'est jamais modifiée par les conclusions. Nous citerons ces deux alexandrins ; ils répondent aux types que nous venons de définir :
Le destin d'Atys, noble et pur comme une lame...
C'est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d'écume...
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6° La sixième syllabe porte un accent. . •
Il n'y a point de difficulté. C'est la place de la césure, l'endroit où les poètes classiques terminent nécessairement un groupe rythmique. Les exemples .sont donc très nombreux :
Si quelque autre malheur m'avait ravi mon père... Ah ! qui n'oublierait tout à cette voix céleste ?
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ma
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(OW, 14J.)
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{Hem., 15 R.)
j° La septième syllabe porte un accent. .
Comme au point de vue temporel et au point de vue musical, il. faut distinguer deux cas. Ou bien l'hémistiche est déjà affecté de son « frappé » normal, et le temps marqué de la septième syllabe apparaît à côté de celui de la césure : alors il y a une forte séparation de sens qui permet la coexistence- de deux .accents consécutifs, sans qu'il y ait là rien de contraire à la tradition, puisque la coupe médiane est respectée conformément aux règles de la versification classique :
ko
' ■ • Je connus que bientôt," loin d'être à ce que j'aime.
vti hœ byè ta hvè de
tra
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je
{Bér.
LE SENS ET LE RYTHME : LA l'LACÉ DES ACCENTS
Ou bien le sens permet de négliger l'appui de la sixième syllabe et la septième seule est forte ':
Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ? Unefemnie à genoux prie, et songe, et pâlit'.
Di
dix
tu
pa
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ne
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{HeriL, 22 R.)
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Nous rappelons que de telles constructions sont proscrites par la majorité des théoriciens. Ils maintiennent en effet que tout vers privé d'accent à la césure est un vers faux. Or nous venons de voir que la déclamation ne se fait aucun scrupule de passer outre à leurs défenses. Ce temps marqué septième, non précédé d'un autre temps-marqué à l'hémistiche, et que la récitation moderne fait apparaître dans les compositions classiques en modifiant les coupes voulues par le poète, se rencontre très fréquemment dans les œuvres contemporaines. Les nouvelles écoles, en effet, se refusent à admettre les prohibitions traditionnelles et négligent volontiers la règle de lacésure. Les précédents exemples montrent que, môme alors, la parole ne laisse apparaître aucun embarras.
8° La huitième syllabe porte im accent : " . -
Ainsi que la vertu, le crime a ses degrés. Oui, va, n'écoute plus ma voîk qui te retient.
si kœ
la
ver
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krim
se
gré
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