‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 227 sur 250 · I. Cf. p. 104, note · texte numérisé non relu

I. Cf. p. 104, note

du discours » qui, de nature, soit absolument et toujours mineure, comme frappée d'une indignité organique : sans parler de sa place normale à la fin des mesures, l'accent dynamique, apparaissant à l'intérieur des pieds sous une forme accessoire, peut affecter les mots qui semblent le moins destinés à le soutenir.

Enfin les exemples cités au cours du précédent exposé permettent de répondre à une théorie présentée par Becq de Fouquières à propos de l'intensité : « Nous avons vu, écrit-il ', . . . qu'on l'emploie pour indiquer à l'oreille la partie initiale des temps et pour différencier les temps forts des temps faibles. On en fait une application permanente dans un but de clarté. Nous poserons cette règle qu'il importe de ne jamais oublier si l'on veut avoir une diction nette et distincte : toute syllabe initiale d'un groupe rythmique ou mélodique doit être considérée comme forte, quelle que soit sa position dans le temps. Ainsi, après une pause de la voix, employée ou non à respirer, après une cadence, même faible, la syllabe initiale du groupe suivant est forte; elle doit être attaquée franchement et, si elle commence par une consonne, celle-ci doit être nettement articulée. » Or nos analyses ne nous ont point fait apercevoir la nécessité signalée par Becq de Fouquières. Les accents secondaires qui frappent le début d'un membre métrique doivent être attribués seulement aux causes indiquées; quant à la séparation des mesures, elle s'opère par les temps marqués principaux et non d'initiale à initiale.

Comme nous l'avons fait dans les chapitres qui correspondent à celui-ci, nous rechercherons cette fois, au point de vue de l'intensité, comment le rythme du vers se distingue du rythme de la prose. Il est inutile de discuter à nouveau les théories de MM. Guilliaume et Braunschvig. Elles nous sont connues : les chiffres se chargeront de répondre. Nous rappellerons seulement à quelles conclusions nous avons abouti sous le rapport des durées et des acuités. Nous avons montré qu'entre la prose et la poésie il y a seulement une différence de degré, non de nature, que le rythme est partout le mênie, constitué par la succession de pieds plus ou moins étendus dont la composition a été définie.

L'examen des valeurs dynamiques va-t-il nous conduire aux mêmes résultats ? Sans doute, car la loi formulée est d'une application générale, et il ne saurait y avoir langage sans syllabes fortes et sans syllabes faibles, les unes et les autres formant des combinaisons semblables à celles que nous avons classées jusqu'ici. Le fragment de prospectus que nous avons enregistré nous retiendra une fois de plus et nous permettra de présenter toute une série d'observations.

Temporellemeni comme musicalement, nous avons reconnu dans ce texte une série de membres métriques assez courts, mais relativement peu nombreux. En voici quelques-uns : sontfaitÇes) à plat (CE — et franco (C E G) — par contre (C E G) — de chacun{e) d'elles (C E G) — om plus tôt (C EG) — néanmoins (C E G) etc . . . . Ces groupes se comportent au point de vue de l'intensité comme les mesures semblables que nous avons rencontrées dans le vers :

sô

ta

pla

A ^lo

frà

ea

hun

dèl

IIO

Page 1