‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 60 sur 250 · Clair Tisseur, op. et !oc. cit · texte numérisé non relu

Clair Tisseur, op. et !oc. cit

yO L ALEXANDRIN FRANÇAIS

inventer d'inédit ? L'analyse à laquelle on s'est livré et qui a porté sur un millier de vers dus à des poètes classiques ou romantiques prouve que la seconde hypothèse seule est bonne, et l'on a pu déterminer les membres ou pieds métriques ' suivants :

1° Le pied d'une syllabe, formé par une longue qui s'isole naturellement dans la prononciation. Il est généralement constitué par une exclamation, une interjection ou un impératif, et se rencontre le plus souvent au début de chaque hémistiche, quoique ce ne soit point là une règle absolue :

J'ai tout, le temps, l'esprit, hier, aujourd'hui, demain. Quoi ? sans que ni serment ni devoir vous retienne...

tu

là

les

pn

yèr

pir

dii'i

niè

îo

(XIX D i°.)

Kwa

sa

hr

ni

ser

ma

ni

viuàr

im

rw

tyê

tue

(Aiidr., 9 G.)

2° Le pied de deux syllabes dont la première est brève et la seconde longue, et qu'on appellera iambe, en reprenant le terme dont se servaient les anciens. Il se rencontre très fréquemment :

Le ciel n'est pas plus pur que le fond de mon cœur. C'est moi qui vous le dis, qui suis votre grand'mère.

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