‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 82 sur 250 · Cf. par ex. Braunschvig, op. cit., p. 39 et · texte numérisé non relu

Cf. par ex. Braunschvig, op. cit., p. 39 et

LE SENS ET LE RYTHME : LA PLACE DES ACCENTS 85

réformateurs romantiques, veulent maintenir un temps marqué à la césure, sentent parfaitement que la coupe cinquième aurait pour résultat, dans la majeure partie des cas, de dépouiller l'hémistiche de sa valeur normale : de là tout un travail de conservation littéraire qu'on peut noter dans leurs ouvrages et qu'il suffit d'indiquer pour le moment. On peut toutefois faire remarquer que Hugo connaissait la combinaison qu'ils rejettent, mais qu'il ne s'en est généralement servi qu'en maintenant le « frappé » de la césure :

Que se disent-ils? — Quoi? — Votre femme est bien belle. {Le roi s'amuse, I, 2.)

Le temps marqué cinquième, que la déclamation moderne peut faire très rarement apparaître dans le vers classique, et seulement dans une lecture dont la forme n'eût point été admise par les écrivains du xvii^ et du xviii'^ siècle, s'est considérablement généralisé depuis le romantisme ; il est courant dans la poésie contemporaine, et, comme on le voit par les deux derniers exemples précités, il ne choque point. Non seulement on ne peut constater aucune tricherie des sujets pour ne pas le marquer, mais dans l'avant-dernier de ces exemples, il a été expressément choisi alors qu'il pouvait être évité par un autre groupement des syllabes.

6° La sixième syllabe porte un accent :

II n'y a point de difficulté : c'est la place de la césure, et tous les théoriciens du vers reconnaissent l'existence de cette coupe, la seule, outre la rime, que les traités, pendant plusieurs siècles, aient mentionnée. Selon les classiques, il doit toujours y avoir, à l'hémistiche, une forte suspension de sens. Aussi les exemples sont innombrables :

Me quitter, me reprendre, et retourner encore...

Mœ M té iiiœ rœ prà dre rœ lur 13 19 28 13 17 36 17 16 17

Qui glisse sur les eaux par un beau soir d'été..

Ki gli sœ sur le :(ô pa rœ ho

V — \j w \y — \J vv

7° La septième finale porte un accent.

Il faut distinguer deux cas. Ou bien l'hémistiche est déjà affecté de son « frappé » normal, et le temps marqué de la septième syllabe subsiste à côté de celui de la césure ; alors il y a une forte séparation de sens qui permet la coexistence de deux accents consécutifs, sans qu'il y ait là rien qui soit contraire à la plus ancienne tradition, puisqu'on a fait sentir la coupe médiane de façon à satisfaire aux exigences classiques :

Il est beau de mourir maître de l'univers. / /(' ho dœ mil rir mè Irœ du- lu ni ver

né

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