‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 83 sur 250 · II 16 41 36 16 II · texte numérisé non relu

II 16 41 36 16 II

Maître de mon destin, libre dans mes soupirs...

Mè trœ dœ nw des le li hrœ dà me sii pir

(Il N.)

86 i/âlexandrin français

Ou bien le sens ne permet pas d'appuyer sur la sixième syllabe et la septième seule est longue :

Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ?

Di

rm

du

tu pa zivàr n

ne

twal

(Hc/»., 22 R.)

\ sué quatre cent trente millions d'or !

su é

ha

Ira-

sa trà tœ du

yô

dor

{RB., 39 R.)

Les observations à faire sont les mêmes que pour la coupe cinquième. Les constructions semblables à ces deux derniers exemples sont proscrites par un grand nombre de critiques, parmi lesquels se trouve Clair Tisseur, parce qu'ils veulent maintenir la règle traditionnelle de l'hémistiche : il leur semble en effet que tout vers privé d'accent à la césure est faux et blesse l'oreille, sans qu'on puisse savoir si leur sentiment correspond à une réalité ou s'il est le résultat d'une éducation livresque. Ce temps marqué septième, que la déclamation moderne ne peut faire apparaître que rarement dans les vers classiques, et seulement en le substituant au sixième malgré la volonté du poète, a reçu une extension considérable dans la versification contemporaine. On peut constater que, dans les deux exemples qui précèdent, les sujets n'ont fait aucune difficulté pour lui donner son relief et qu'il n'y a aucune trace d'embarras.

8° La huitième syllabe porte un accent.

Il n'y a pas la moindre difficulté, non plus que pour les temps marqués neuvième et dixième; tous les rythmiciens ' ont admis ces coupes dans leurs classifications :

Livrait à l'univers le reste de mes jours.

vrè

ta

lu

ni

vèr

rès

me

ji'ir

{Bh.

Et cinq petits enfants, nid d'âmes, y sommeillent.

E sè pœ ti :^â fà ni dà mœ ^i so mè y{œ) 16 39 19 19 28 42 34 54 20 lé 26 48

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