‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 93 sur 250 · VJ · texte numérisé non relu

VJ

« Deux syllabes fortes qui se rencontrent, remarque M. Guilliaume % sont destructives du rythme; elles produisent un choc blessant pour l'oreille », et il cite cet exemple :

Les loups mangent gloutonnement.

C'est justement le cas qui nous occupe. Nous venons de voir par quelles tricheries on s'efforce de corriger là dureté de la collision. Si le sens ne commande pas le maintien des deux longues en présence, et même quelquefois quand il le commande, pour de simples raisons de commodité, il se produit une assimilation des deux accents l'un à l'autre : au lieu de dire; « les loups mangent», on prononce tout simplement : « les loups wflKgent ».

Becq de Fouquières, scandant comme il suit cet alexandrin de Racine :

Le sang de vos rois crie et n'est point écouté,

l'accompagnait de cette déclaration ^ : « Il faut que la voix s'applique à rendre l'effet qu'a voulu produire le poète et qu'elle résiste à la tentation de rejeter l'accent sur le mot crie. Ce serait outrager Racine que de lire ainsi ce vers :

1 . C'est sans doute pour la même raison que K, dans le vers XIX, a prononcé iyèr au lieu de yér (hier) indiqué par le texte.

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