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COMBINAISONS FACTICES : INTENSITÉ DES VOYELLES

pements plus étendus, trisyllabiques et quadrisyllabiques, il y a également progression dynamique. Ou, si l’on aime mieux, la seconde voyelle supporte=t-elle un effort plus considérable que la première, la troisième que la seconde, et ainsi de suite ? Certaines d’entre elles présentent-elles régulièrement un accent d'intensité selon la place qu’elles occupent ?

Noës avons analysé les combinaisons aa, atala, atalata, dont nous nous sommes déjà servi à propos de l’acuité, et nous rappelons qu’elles ont été traitées dans la prononciation comme si elles ne constituaient pas une fin de phrase. Voici les chiffres obtenus pour une seule série d’expériences, les autres séries lui étant identiques, sauf que l’énergie maxima peut affecter indifféremment, dans chaque 4, l’une ou l'autre des tranches déterminées, sauf aux deux points extrêmes du groupe. Nous ne donnons plus les hauteurs musicales qu’on trouvera dans le chapitre correspondant à celui-ci :

RTE DS TON ON | l a :

FiTIT SUTRRAEe a l a - l a

CIAIOITER ete etete a l à 1 a t a

La dernière voyelle est d’audibilité variable, mais partout elle l’emporte sur toutes les autres. On remarque que les accidents d'intensité, à l’intérieur des formations qui dépassent trois syllabes, ne sont pas absolument nécessaires, et que, dans les conditions de déclamation signalées, la dernière voyelle est la seule qui ait été affectée de l’accent dynamique. Dans la série donnée il y a progression de force de la première syllabe à la finale, et cette progression n’est pas troublée par la consonne sourde qui sépare les éléments vocaliques. En outre, plus le groupe s’allonge, moins les voyelles médianes, à cause de leur faible durée, présentent de variations importantes. Une fois même la puissance acoustique est restée constante, et l'intensité s’est maintenue sur le second a de atata sans fléchissement sensible du commencement jusqu’à la fin. On notera en dernier lieu que les points de faible intensité, au lieu de se rencontrer dans chaque voyelle, se trouvent reportés au début et à la finale des groupes inscrits. Il y a donc chaque fois une unité d'émission, constituée par la combinaison tout entière.

Maïs un point spécial doit attirer notre attention. Si, au lieu d’une formation comme afa, l’on inscrivait les séries ofu, ou, eti, alors les choses pourraient changer, les timbres, dans certaines conditions, ne produisant pas tous les mêmes effets. Nous extrayons de nos analyses deux enregistrements différents du groupe afu. La hauteur musicale de l’a oscille autour de 400 v. s., celle de l’# monte jusqu'à 500, tranche sur laquelle la force déployée a été en même temps la plus considérable. Pour ces deux acuités, dans le premier graphique, on trouve les amplitudes suivantes : 4 — 6, u — 9, soit, en dixièmes de millimètres a — 24, u — 36. L’audibilité est de 14" pour 4, de 80" pour #. La seconde fois Particulation a été plus énergique. Pour des hauteurs musicales voisines également de 400 et 500 v. s., on trouve les amplitudes suivantes : a — 12, — 15, soit en dixièmes de millimètres a — 48, # — 60. L’audibilité, d’après les tables de réduction, est de 150" pour a de 135"

pour #. On obtient de la sorte la succession ci-après :

I a t a S-15 60-80-50-40-10 A el a t u 80-150 135-120-75-40-20

Dans les conditions d’acuité signalées, un 4 dont l’amplitude sera égale à 13 sera toujours entendu plus loin qu’un #, quel que soit l'arc de la vibration de cette dernière voyelle. Pour ofu et eti les résultats seraient analogues. De même, mais à un degré moindre et dès que la voix cesse d’être modérée, il faut un effort plus grand si l’on veut produire avec un æ le même effet qu'avec un o. Les courbes de M. l'abbé Rousselot, comme nous l'avons indiqué, rendent compte de toutes ces différences. À considérer la seconde syllabe de at dans la deuxième inscription, on voit que l'intensité dite psychologique n’y coïncide pas avec l'intensité brute.

Ces observations une fois faites, nous pouvons revenir aux combinaisons polysyllabiques. Au moyen des groupes artificiels : apa, apapa, apapaba, afa, afafa, etc, nous essaierons de montrer que les diverses consonnes n’ont aucune influence sur le rapport des voyelles entre elles et que la règle formulée plus haut reste valable. Nous nous efforcerons de dégager en même temps les lois qui régissent les relations des consonnes, de rechercher si elles aussi se trouvent en progression dynamique. Nous rappelons que l’enregistrement de la série qui va suivre a été fait dans une séance unique, sans emphase, et dans les mêmes conditions de déclamation que précédemment. Chacun des phénomènes que nous rencontrerons est représentatif de bien d’autres, et ce qui s'est passé pour une combinaison comme alala peut se constater à nouveau dans azaza par exemple, ou dans toute formation analogue qu’on peut imaginer.

Nous désignons la première voyelle par V. I, la seconde par V. ILetc... Voici les résultats obtenus (cf. tableau ci-dessous, p. 268-271) :

Ces chiffres, en ce qui con- | |

cerne les voyelles, confirment

les remarques déjà faites : ; V.u

variations dans la force dé-

ployée au cours d’un même ata 110-125-120-75-30

son, surtout quand celui-ci À

est prolongé; relativité de atala . 30-45 60-60 145-145-110-45

l’énergie maxima qui, loin 2

d’être absolue et quantitative, atataia 25-30 70-45 65-70 115-105-80-45 est qualitative et se déter- A

mine seulement par comparai- ada 60-120 135545 15027

son, de telle sorte que le CA Ne fr, 27 a TT en een POUR EURE RS SR a

rapport de l’atone à la tonique adaia 50-65-65 75780-90 RÉDETSEEAS 20

n’est pas comme I est à 2 ou RER PNR TP ME RAT à er en de

comme x est à 3: il n'y a à adadada 90-95 100-9$ 85-105 OPA cet égard aucune régularité. ——————— © —— | —

Ajoutons encore que la der- hé De RAR

nière voyelle de la combinai- EMEA EUCE: ET CE CON

son inscrite est toujours dyna- He 13735 ao ARS

puise l'unité d’émis- apapapa HET vod 45-60 To ANS ART 130-125-80-25 sion est toujours indiquée par Ana deux périodes faibles, l'une ‘ |, CR ns © 280-265-150-70 |

au début, lautre à la fin du A

groupe enregistré; enfin qu'il ababa PET 60 pet 36-205 0 245-125-80-30

y a généralement progression A

abababa

afa

avavava

asasasa aza azaza

azazaza

akakaka

aga

agaga

Vat V.u V. 11 165-205 140-140 185-215 A 210-265-245 280-185-155-55-25 A 45-65-70 70-70 265-80-30-25 À 30-45-60 75-85 80-80 A $0-70-I40 155-70-40-10 D RE me A 70-120-240 240-240 265-80-30-25 A 80-205-205 80-80 215-230 A 30-35-35 110-19$-105-65$ D Re EU ANA). |" RETENUE 75-120 145-110 180-125-I110-75 A 105-130 165-125 125-135 A 9571107255 260-95-40-30 A 50-60 135-115 245$-80-40-15-5 A 70-75-110 110-105 120-125 25-80-85 12$-125-12$-45 A 85-215-195 120-120 165-125-70-40 25-35 40-35 60-60 65-115-125 165-150-110-65 A 11 Vito SEE AE 40-95 95-105 185-190-135-80 A 45-60 110-105 105-120

agagaga

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