EN AMENER
Il n'y a que deux successions possibles, de fréquence sensiblement égale. Dans la première (1), la période d’énergie ne se rencontre pas au début de la voyelle. Dans la seconde (TI=t) elle intervient dès que la consonne a pris fin. Partout il y a affaiblissement considérable de l'amplitude et par conséquent de la portée acoustique au moment où le son se termine. J'ai donné deux variétés de la seconde succession afin de montrer que le point de force peut coïncider, et c’est ce qui se passe le plus souvent, avec la hauteur musicale maxima de la voyelle, mais que ce n’est nullement un fait constant.
Si l'on passe enfin à la question du rapport dans lequel se trouvent la première et la seconde voyelle des groupes examinés, on constate, pour le plus grand nombre des exemples analysés, que la seconde possède une audibilité plus grande que la première. Le mot, dans les conditions de déclamations signalées, revêt cette forme :
DRM TRE RE TS TOI UE æœ :
400-420-400 660-760-1000 O 65- 90- 90 95-90- 40 À ou pour prendre un autre exemple :
BAR DE RE ET RAA ER CAE ê 480-480-460 : 540-600-600 O 150-I50-115 190-155- 85 A
Le sommet d'intensité, comme celui de hauteur musicale, se détermine par comparaison. Mais les relations entre les syllabes peuvent être variables. Dans le premier exemple la seconde voyelle dépasse seulement de $" la portée acoustique de la première. Dans le second exemple elle la dépasse de 40". Il n’y a eu, sur 90 lectures, que deux exceptions dans lesquelles l'effort maximum a été produit au début du groupe, selon ce type :
(AT RS ET Er Sd ETAT æ | 400-400-420 M 560-660-840 °O 135-175-165 160- 60- 35 A
Nous donnons ailleurs l'explication de ce fait. Retenons que dans les groupes semblables à ceux qui précèdent, de même que dans les voyelles isolées, le point de plus forte compréhensibilité n’est pas lié indissolublement à la hauteur musicale.
Poursuivons cependant notre enquête. Nous venons de constater que la voyelle finale d’une formation artificielle dissyllabique possède une puissance auditive plus grande que celle dont elle est précédée. Il nous faut maintenant rechercher si, pour les voyelles composantes de grou-