Cf. par exemple PG
Lore. — L’alexandrin. ; ; 41
Nous ferons donc d’abord seulement appel à des exemples dans lesquels l'intensité brute et lintensité potentielle sont concordantes. En voici
toute une série :
Tu n’as fait le devoir que d’un homme de bien... Et de quelque façon qu’éclate ma douleur...
Pour plaire à votre épouse, il vous faudrait peut-être...
Tu na fe læ dæ vwar kœ d& no m(æ) dœæ byè 60 50 80-175 140 165 10$ 130 135 175 330 135 145 205-145 A A A. A A (Cid7:G.) va) dæ kel kœ fa sû ke kla IK(œ) Ina du læ - ræ 140-140 110 160 65 95 140-160 80 110 100 125 150-135 40 ANSE) A A A AN (URI CE) Pur plèr ad v0 tre pu xæ il vu f6 drè pæ tè træ 95 115-40 25 30 40 90-10 25 S 100 145 455 135 150-115 95 A A 136 A A
(Andr., 17 À.)
Les amplitudes intéressantes sont pour le premier vers 16, a —= 8,é—17; pour lesecond m = 13/6176, De MtomaquetE= "16e pour le troisième ! 6 — 16, é— 19, æ = 17, = 17. Dans le premier l’accident initial est plus faible que la syllabe forte qui termine le pied. Dans le second il y a égalité dynamique. Enfin dans le troisième alexandrin c'est la syllabe intérieure qui l’emporte.
Ceci établi, il s’agit de noter la place où tombent les accents accessoires dans les membres métriques. La mesure anapestique est relativement stable et constitue par conséquent un des éléments fondamentaux du rythme français. Le temps marqué secondaire ne peut affecter que la première syllabe du groupe. Souvent la cause en doit être attribuée à l’importance significative de cette syllabe, souvent au contraire des motifs purement phonétiques doivent être invoqués : les consonnes explosives #, d, k, g, p, b projettent en effet avec plus de vigueur les voyelles dont elles sont suivies. Le premier des vers immédiatement précités donne l'exemple d’un anapeste impur.
Les péons, les pieds de cinq et de six syllabes demeurent très rarement intacts. Les renforcements de la voix, à l’intérieur ces membres métriques, se manifestent quelquefois sur la première syllabe, dans les conditions que nous venons de signaler. Ils apparaissent plus généralement ailleurs, et, quand ils ne sont pas amenés par la nature des consonnes, ils n’ont d’autre raison d’être que de fournir à la voix un léger point d’appui dans une mesure rythmique déjà trop vaste pour qu’une déclamation lente l’articule sans difficulté. Plus les groupes s’allongent, plus il est difficile de les conserver au point de vue dynamique tels que le sens l'exige, et les altérations augmentent de fréquence. Elles coupent les combinaisons d’une ampleur trop grande en fragments plus menus. Comme dans l’ordre temporel et dans l’ordre musical, on peut reconnaître dans les’ changements dont il s’agit soit un simple artifice oratoire, soit la nécessité de mettre en relief un mot important placé à l’intérieur de la succession métrique, soit le besoin 1de soutenir une articulation trop monotone. Mais de plus, et ceci est spécialement du domaine de l’intensité, certaines variétés de consonnes, les timbres, quelquefois même les hauteurs musicales concourent à imposer aux membres métriques des
1. Les durées et surtout les acuités prouvent que le dernier hémistiche de cet alexandrin forme un seul membre rythmique.
sectionnements nombreux. Au delà de quatre syllabes, semble-t-il, les pieds composant le vers demeurent très rarement purs, et l’accent qui les termine réussit difficilement à maintenir les éléments faibles dans une progression continue. :
Non seulement toutes ces causes expliquent comment, au point de vue dynamique, on peut constater dans les mesures étendues des divisions secondaires doubles ou triples, mais encore elles donnent la raison, d’un fait plus important. Nous n'avons pas trouvé, au début de ce chapitre, de pied qui dynamiquement dépassât six syllabes, et de cette dernière formation l’exemple cité par nous était unique. La durée au contraire nous a montré, dans les vers enregistrés, une succession de six brèves suivies d’une longue; la hauteur musicale nous a laissé apercevoir une série de sept graves avec tonique aiguë et finale féminine. Ici rien de tel, et toutes ces mesures rythmiques sont impures. Il nous sufhra de transcrire deux vers dont nous donnons, avec l'intensité auditive, dans un cas les durées, dans l’autre les acuités. Le contraste ést frappant. Voici les textes :
J'ai déjà Su comment votre main divine protégea Le destin d’Atys...
Parce qu’on est jaloux des autres, et honteux
MIA DeSOte.
Les chiffres sont :
Su ko mû vo træ me di vi n(@) pro te ja 53 13 15 16 18 18 27 67 22 20 21 150-90 80 55 415 90 90 160 4155-55 180 70 140 A A A A : A A (Enj., 1.) Par sœ kô ne ja Lu de xÔ | træ e ô t 300 360 380 360 380 280 380 400 400 340 400 320 480-500 440 480 280 360 400 O : YA 50 195 270 155 285 160 270 , 350-255 165 175 280 125 A A À À t CERTA
Tous les accents secondaires notés par nous ne sont pas discutables si l’on a admis les distinctions posées au sujet de la durée. C’est en effet d’après la valeur temporelle des syllabes que l’on a décidé s’il y avait temps marqué priñcipal ou accessoire. On a considéré comme accent secondaire tout renforcement de la voix tombant à l’intérieur d’une mesure métrique quand ce renforcement est concomitant d’une fin de mot ou d’un allongement tel que la voyelle emporte sur la consonne. Partout ailleurs on n’a généralement voulu voir dans l’accident dynamique qu’un phénomène oratoire. C’était au demeurant le seul critérium dont on pût disposer:
Nous pouvons aussi reprendre l’observation déjà faite à propos des durées et des acuités, car elle est également valable pour les intensités : il peut y avoir temps marqué sur toute espèce de mots’, articles, adjectifs, pronoms, prépositions et conjonctions, car il n’y a pas une seule « partie