JO U
Je
Le temps de respirer et de voir seulement.
Il s’en va dans l’abime et s’en va dans la nuit. J'ai voulu préparer la-triste Bérénice.
Le gouffre roule et tord ses plis démesurés. ..
tà dæ res pi ré re dæ 27 13 21 19 2T F2 14 V VU V — V V 500 400 400 420 420 360 340 340 300 340 280 280 260 280 O O e sû va dà la bim e sû va 23 T2 14 8 38 #7 22 10 es (07 YU UV = VU = U 360 320 320 300 340 340 340 3001360 320 320 360 320 340 O O O vu Un pre pa ré la tris læ 19 22 24 20 25 15 40 12 240 260 240 280 260 260 280 260 260 240 280 260 300 280 e O O qu fræ rl e tôr se pli 47 24 62 10 48 18 25 (1 U VU VU 300 360-500 320 320 300 420 360 380 420 400 380 320 440 e O O O
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UV 280 280
sœ læ mûà 19 14 32 ®7 VU cs 280 260 260 240 220 O (Hern., 2 E.) la nai 10 31 LV — 320 360 300 280 220-200 O (AG 271G:) re ni 5(œ@) 15 41 L°2 = 280 320 280 260 O CBeérs 271) He zu ré 13 15 37 LV V — 00 320 220 400 340 460-480
ee) (BG 08)
Dans tous les éléments soulignés, l’accent, comme nous le disions, ne coïncide pas avec des coupes de sens : il est oratoire. A la quatrième syllabe du premier vers, il constitue la tonique musicale du membre métrique auquel il appartient, la voix descendant après lui jusqu’au second hémistiche ; il en est de même à la deuxième et à la huitième syllabe du vers second, avec cette différence que cette fois il est accompagné d'un déplacement temporel de caractère identique. Mais les deux phénomènes, comme on le voit par le troisième alexandrin, ne sont pas indissolublement liés, et, d’autre part, l’accent mélodique secondaire (v. 3, syllabe 3) marquant un sens, subsiste non loin de la tonique oratoirement modifiée. Les vers premier et quatrième nous donnent tous les deux un échantillon d’un accident d’acuité à l’intérieur d’un groupe rythmique dont
la finale conserve cependant sés propriétés normales; une fois (v. 1, syllabe 7) la voyellé mise en relief par l’emphase est plus aiguë que le temps régulier; l’autre fois (v. 4, s. 9) elle est plus grave.
L'accent oratoire, tout aussi bien que l'accent secondaire, est essentiellement personnel et soumis à des variations individuelles infiniment plus fréquentes que l’accent d’acuité proprement dit : celui-ci change seulement avec les déclamations quand les sujets sont d’avis différent sur la composition des groupes rythmiques, ou, à un moindre degré, lorsqu'il y a fin de phrase ; il est identique en principe et obligatoire aux mêmes places dans tous les vers, à moins qu’il ne soit détruit par l’emphase. C’est ce dernier cas justement qui nous occupe.
L'accent oratoire n’affecte pas tous les membres métriques. Dans le domaine musical pas plus que dans le domaine temporel, il n’apparaît pas d’une manière inévitable toutes les fois que se présente dans le texte une mesure particulièrement expressive, et, inversement, on le constate à l’intérieur de pieds assez indifférents au sens ou de couleur neutre. Ici encore, c’est la tonalité générale du morceau qui influence le diseur dont l'émotion se manifeste sans méthode. Il serait même contraire à la nature du phénomène qu'il se révélât selon un système logique, puisqu'il tend à remplacer l’ordre par l’anarchie. Nous citerons un exemple où rien ne semble l'appeler directement :
J'ai tout, le temps, l’esprit, hier, aujourd’hui, demain.
Je tu læ ta les pri yêr 0 jur divi dæ inè 360 600 620-560 420 560 540-440 440 540 460 720-760 480 640 800 580 480 560 500 , 420 520 600 360 500 300 340 O O O BÈ O 24 € [e) © 3 (XIX »S°10:)
- On ne saurait attribuer dans cette énumération une valeur éminente au mot aujourd'hui, ni prétendre que, pour cette raison seule, il supporte, en sa première syllabe, un accent oratoire. L’acuité constatée trouve simplement sa cause dans le fait qu’il y a déclamation, mais elle n’en est pas, comme en témoignent les autres groupes, la conséquence inévitable, et n’est pas déterminée par l’importance du mot. Il ne s’agit point ici d’une exception, comme on pourra s’en convaincre par nos tableaux généraux.
Sur quelles syllabes tombent les accents emphatiques ? Musicalement, la question ne présente pas les mêmes difficultés qu’au point de vue temporel. Nous examinerons d’abord les pieds qui réclament une coupe suspensive.
Le monosyllabe accentué demeure toujours semblable d'aspect, quelle que soit la tension articulatoire avec laquelle il est prononcé. Tous les autres pieds sont soumis à la même loi générale : ils admettent une élévation de la voix à toutes les places, sans qu’il y ait lieu de distinguer si la syllabe commence par une consonne ou par une voyelle :
Elle m'’offre sa main pour essuyer mes larmes...
E K(œ) m0 fre me pu re süi PL ICNME lar mœ 340 320) WWS320/320N 05 2D 320 320 360 340 320 320 300 300 280 260 300 320-240 220 260 280 O O O O
(Bér., 35 KR.)
Donc, s’il s’agit d’une mesure dissyllabique ‘, l'accent oratoire, quand il vient à se manifester, affecte la pénultième et transforme nécessairement
1. À toutes les mesures dont nous allons parler peut s'ajouter bien entendu une syllabe féminine.