A A AE A
(Gris e.)
Il n’y a aucun doute, et le rythme est clair; il est constitué par le triple « frappé » qui affecte les syllabes quatrième, sixièrne, dixième et douzième. C’est l’accentuation la plus parfaite, elle met en relief toutes les coupes de sens, mais rien qu’elles.
Lorsqu'il s’agit de déterminer d’après un tracé quelle a été la séparation des membres métriques dans la déclamation, il est parfois utile de considérer le rapport des accents entre eux. Le sens, il est vrai, guide toujours, mais les temps marqués donnent la certitude. Soit cet alexandrin :
Il est beau de mourir maître de l’univers.
L'ALEXANDRIN FRANÇAIS dæ ma rir mè træ dæ 16 3 48 48 22 14 V V a VV V 360 380 380 380 380 420 320 320 400 380 340 340 O O
lu ni vêr 26 16 56 360 380 380 440 320 300 320 O GE)
On pourrait se demander, en présence de l’affaissement des durées que l’on note à la huitième syllabe, si la sixième et la septième ne doivent
pas être traduites par les signes Le sujet a donc prononcé au milieu du vers deux syllabes fortes juxtaposées, nettement distinctes l’une de l’autre. L’intensité, le cas échéant, peut
fournir les mêmes indications.
Nous avons eu l’occasion de nous occuper de la syllabe féminine consécutive à l’accent, et nous avons reconnu qu’on doit la rattacher au membre métrique terminé par cet accent, non pas à la mesure suivante. Outre le sens et la position éventuelle des silences, elle reste généralement, au vu des tracés, en dehors de la progression rythmique qui commence après elle. Elle s’en distingue alors soit par la durée seulement, ou par Pacuité ou par l'intensité, soit par deux de ces caractères à la fois, et l’on peut citer en se bornant à l’un de ces cas :
Ta fu nès 2 va l@r mès trivi par 14 17 27 14 14 28 31 45 13 V V — V V V V LE 12 280 320 320 360 280 260 260 240 280 220 220 220 200 200 240-260 200 200 O e O 20 55 65 35 90 40 120 ÿ 55-70 10 A A AN Mais elle peut s’en distinguer à la fois par sa valeur temporelle, musicale et dynamique : Quand l’eau profonde monte aux marches du musoir. Ka lo pro fo dæ môt 0 mar 272 24 19 25 44 14 47 12 32 24 2 Le (92 — Ÿ = U Ps (97 300 340 360 340 360 380-360 280 280 300 340-300 280 300 320 300 280 O O O 20 115 160 105-65 80 85-95 55 60 25 A A À
Ta funeste valeur m'instruit par ta victoire.
ES
du
© 7, L'examen de la hauteur musicale nous montre qu’il n’en est rien, puisque la voix tombe après l’hémistiche.
vik tuwû 1@ - 17 31 - 20 L°2 — ; VV 180 220 200 180 JI60O 140 O = .
65 15 20 ©, ATOS * (Cid, 9 J.) mu zwûar 22 60 280 280 220 240 260 220 O 25 2 A :
Les accents secondaires méritent quelques observations. On peut appeler de ce nom les coupes de sens de moindre importance qui se manirestent à l’intérieur d’un pied métrique; parfois, nous l’avons dit. elles pourraient être légitimement considérées comme principales, et nous ne
DANS QUELLES RELATIONS SONT LES TROIS ACCENTS A L'INTÉRIEUR DES GROUPES RYTHMIQUES 437
défendrions pas toutes nos notations. Nous avons cependant établi nos signes rythmiques en tenant compte d’abord de la valeur significative des syllabes, et accessoirement du rapport des éléments marqués “®4 avec ceux marqués —oA, les seconds étant en général dominants. Les accents secondaires peuvent apparaître avec les trois caractères de la durée, de la hauteur et de l'intensité et tomber simultanément à la même place :
Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.
JA le nai la ka ba ne pô vrœ me byè klô x(æœ) 13 23 SI 20 19 30 20 65 33 25 43 82
VU 7 =, T 102 VU VU ®7 VV =4 7 VU (02 — 260 280 320 280 200 200-180 200 200 280 260 340-320 320 320 300-340 300 300 320 200 220 220 220 260 200 200-160 | (e) e O O
‘20 . 90 SMS TES 30 1]0 130 : 80 200 -85 25 45 65 65 40-10 ; FA ÿ UN A