‹ L'Alexandrin Français: D'après la Phonétique ExpérimentaleChapitre 264 sur 282 · Revue de Phonétique, t. I, p. 685 sq · texte numérisé non relu

Revue de Phonétique, t. I, p. 685 sq

£ Le pal | L'INSCRIPTION SIMULTANÉE ET L'APPAREIL TRANSCRIPTEUR 473

où j'écris, M. Chlumskÿ prépare un mémoire plus détaillé qu’il espère faire paraître bientôt ‘. Je vais suivre d’assez près l’article de la Revue de phonétique auquel j’emprunte les deux figures dont il est orné.

4 M. Lioret a évité le déplacement de l'organe transcripteur qui est maintenu en une position invariable et ne peut s’écarter de la base du sillon gravé. Ce transcripteur est un levier vertical qui repose sur un support fixé à

l'appareil (fg. 30). La branche inférieure du levier est armée d’un saphir mousse appliqué de façon à épouser parfaitement toutes les insinuosités du cylindre de phonographe impressionné, ce cylindre se déplaçant avec une extrême lenteur, grâce à une vis de translation. La branche supérieure, plus longue, est munie d’une pointe inscriptrice. Les rapports entre les deux branches peuvent sans peine être réglés en vue de l’agrandissement voulu. Quand le cylindre se met à exécuter son double mouvement de rotation et de translation, tous les reliefs et tous les creux de la

cire influencent le levier et forcent la pointe de la branche supé-

rieure à répéter les sinuosités du phonogramme sur une longue \T bande de papier portée par deux rouleaux de bois horizontaux

FiG. 30. — À gauche, le cylindre du phonographe. FIG. 31. — L'ensemble de l'appareil : M, manivelle. {, roue tangente à vis Au centre, verticalement, la partieinférieure du levier transcripteur, sans fin. 4, roue d’angle. V, vis de translation. Z, levier. C, cylindre de cire du pho-

qui apparaît en totalité dans la fig. 31. nographe. B, bâti. 7, tambour d’entraînement du papier. P, papier. (fig. 31). L'axe des deux rouleaux forme avec celui du cylindre impressionné un angle de 90 degrés. Le mouvement exécuté doit être aussi peu 1. Comme je corrige les épreuves du présent chapitre, M. J. Chlumskÿ m’avise que le mémoire en question est sur le point de paraître dans la Revue de Phonétique, 1912, fase. 3,

sous ce titre : Comparaison des tracés du phonographe et du petit tambour. On se reportera à son article pour toute une série de détails dans lesquels je ne puis entrer.

Lore. — L'alexandrin. 60

rapide que possible, afin d’éviter les soubresauts de la plume et d'empêcher la naissance de toute vibration étrangère à l'inscription phonographique. On obtient ainsi des courbes très belles et facilement lisibles.

La transcription des treize vers de Cinna I, déclamés par le sujet G, a été opérée en mars 1911 par le constructeur lui-même et chez lui, car je n’avais pas encore à ma disposition l'appareil acquis dans la suite par le laboratoire de phonétique expérimentale du Collège de France. M. Liorer, croyant que je désirais seulement me rendre compte de la netteté des vibrations et de leur dessin, fit d'abord le travail dans des conditions qui le rendaient à peu près inutilisable. Toutes les fois que pour une raison ou pour une autre il avait dû modifier la position de son levier, il ne s'était pas préoccupé de le faire retomber exactement à sa place ancienne; il avait même fait tourner à vide en quelques points la vis de translation : de telle sorte qu’en certains endroits les mêmes groupes rythmiques se répétaient, ou bien que je constatais parfois des lacunes de plusieurs syllabes. Il me fallut faire recommencer la transcription, c’est-à-dire demander une nouvelle épreuve des courbes obtenues. Cette fois, à part une ou deux reprises imparfaites, mais dont les irrégularités sont parfaitement reconnaissables et par suite éliminables, les résultats de l’opération étaient satisfaisants. Toutefois, de l’aveu même de M. Lioret, le travail, quoique fait en deux jours, avait été encore beaucoup trop rapide : il aurait été bien meilleur si l’on avait procédé avec une lenteur plus grande. Tel qu'il était, je dus cependant m'en contenter. Les circonstances de l'expérience expliquent donc comment, pour certains vers, j'ai eu à ma disposition deux séries de graphiques représentant en double un même cylindre original du phonographe. De la comparaison qu’au cours du présent chapitre je pourrai établir entre ces deux séries, ressortiront des arguments dont j'aurai à faire usage.

Par conséquent, dès ce moment, ce que j'avais souhaité se trouvait réalisé. Je possédais d’abord le tracé direct, puis le phonogramme témoin acoustique, enfin des courbes sorties de ce même phonogramme et représentant à l'œil ce que l'oreille pouvaitentendre. Ce qui restait à faire était infiniment plus simple : analyser le tracé direct d’une part, la transcription de l’autre, les confronter, puis montrer, s’il y avait lieu, que la similitude existait. Alors la preuve serait faite.

Les analyses ont fourni les chiffres suivants que nous commenterons en temps et lieu. Le tableau qu'on va lire présente d’abord les mesures obtenues pour le tracé ou graphique direct (G) avec la durée des syllabes, puis au-dessous leur acuité, puis au-dessous enfin leur intensité calculée en‘mèêtres d’audition potentielle. Il donne ensuite les mesures obtenues pour la transcription (T) quant à ses valeurs temporelles, musicales. et dynamiques.

I Wi va ne ku I(œ) pli ma vwa ki 2 rœ tyè ER Fan 13 25 60 19 SI 14 17 23 38 — Y 149 U U == UV ee : UV U VU 2 Ÿ 64 240 520-240 200 300-240 320 480 620 420 600-460 420 420 320 320 400-320 360 360 280 280 360-280 le) O O e O 45 180-50 120-65 115 125 145-95 110 85 240-35 65 sue 85 125-30 À À AN A VAN Se 7A s7 13 24 60 18 so 14 17 24 38 Es Ur 749 v U 2 U > U U AE FAT 240 520-240 200 300-240 1320 480 620 420 600-180 420 320 320 400-320 360 360 280 280 360-280 O O O à e O 10 I125-10 15-10 85 85 100-45 15 SD) $ 39 IS 20-15

Page 1