CR
b) Par des exclamations ou des « vo- Caufs >(v. 3, S 23 cf. JR — v. 7,5.1; cf. CIJR — v.9,s. 1; cf. J). Au vers 1, l'élan pathétique prime l’exclamation, comme chez R.
c) Par des mots ou groupes rythmiques importants pour le sens — accentuation d'ordre intellectuel et non plus d’ordre émotif (v. 2,5. 1;
cf. R — v. s,s.2 et 8; ct. R). Au vers 4, le mot important a contrebalancé l'élan pathétique ; au v. 11, ce dernier l'emporte.
d) Par de fortes coupes suspensives, en l’absence des éléments de passion, et quelquefois même malgré eux, mais rarement (v. 6,'s. 8; cf. C — v. 8, s. 12 ; cf. À — v. ro, s. 6; cf. CÏ J — v. 12,5. 123 cf. CR — v. 13,5. 12; cf. Ci J). Au v. 9, la coupe suspensive l'emporte sur l’exclamation (C Ï R}. C’est la lutte du sens et de l'émotion, lutte que nous avons mise en lumière.
Il s'ensuit une grande variété dans les dispositions mélodiques de lalexandrin, la ligne musicale pouvant monter sans interruption depuis le début jusqu’à la fin du vers (v. 8, v. 12; cf. CR), ou présenter le mouvement inverse (v. 3; cf. JR), ou se diviser en deux périodes dont l’une, par son étendue, l'emporte de beaucoup sur l’autre (v. 6; cf. C J), ou enfin se scinder en hémistiches brisés qui s’opposent respectivement entre eux (v. 5; cf. R}), sans compter nombre de combinaisons moins caractéristiques ou moins intéressantes.
Si maintenant l’on examine les variations des hauteurs maxima dans des vers consécutifs, on reconnaît :
a) Que de deux vers contenant l’un et l’autre, soit un terme exclamatif où un mot important, soit un élan pathétique ou un élément dont le sens exige la mise en vedette, l’un ou l’autre peut être le plus aigu, indifféremment (v. 1-2, avec égalité de l’accent dominant; cf. J — v. 2-3, où l’on peut comparer la diction de G avec celle de R — v. 3-4; cf. au contraire CÎJR).
b) Que de deux alexandrins dont un seul contient soit un élément de passion — au sens le plus général — soit un mot important, c’est ce verts, tel que nous venons de le définir, qui l'emporte (v. 7-8; cf. C À).
c) Que de deux alexandrins suspendus, le plus aigu est celui qui possède la suspension de sens la plus forte, mais à condition que toutes choses par ailleurs restent égales (v. 12-13 — v. 8-9; cf. C Ï).
d) Que de deux alexandrins dont l’un est une suspension de sens, l’autre une conclusion, le premier domine le second, la fin de phrase réduisant la hauteur générale du vers, même lorsque, à la finale, l'accent est maintenu oratoirement sur la syllabe dite tonique (v. 5-6; ÉES ITR — v: 9-10; cf. CIJR).
e) Que de deux alexandrins qui forment tous les deux un tout complet ou qui sont considérés comme tels, l’un ou l’autre indifféremment emporte, selon la valeur de la suspension intérieuré ou de l’élément de passion qu'ils contiennent (v. 1-2; cf. C DRE v-2-35 CRD
En résumé, on peut rendre compte de la succession des hauteurs maxima comme suit, en prenant pour point de départ la diction de G, et en la comparant avec celle des sujets C Î JR. La liste * que nous allons donner indique la place des conflits et la manière dont ils ont été résolus :
v. 1 — identité avec J, CR = +, Î — —; v. 2 — identité avec J, CR — —, Î= +; v. 3 — — partout; v. 4= —, CIJR au contraire = +; v. $ — identité, CJ = —, ÎR = +; v. 6—— ave ÎJR, C — identité; v. 7 — — partout; v.8 — — partout; v. 9 — + partout; V. 10 —— partout; v. 11 — + avec CJR, au contraire Ï — —; v. 12 —— partout; v. 13 — + avec J, au contraire CIR — —. Les
divergences entre les sujets? résultent soit d’une compréhension différente du texte proposé, soit de fautes réelles dans la déclamation.
Les hauteurs minima donnent lieu à des observations analogues. On reconnaît :
a) Que de deux alexandrins suspendus, l’un ou l’autre, indifféremment, peut posséder la note la plus grave : v. 8-9; cf. Cl. 19-746 CIIR:
b) Que de deux alexandrins formant un tout complet, l’un ou l’autre, indifféremment, peut présenter la valeur musicale la plus faible : v. 1-2; cf. CÎ]R = 2 CAT
c) Que si un vers terminant une période fait suite à un vers suspendu, il est affecté en même temps de l’abaissement de la voix la plus considérable : v. 5-6::cf. CI] ==". 9-10; ce CUIR: a |
d) Que si un vers suspendu fait suite à une conclusion, cette dernière contient la hauteur minima la plus réduite : v. 6-7; cfCÏJR.
Enfin, quant à l'intervalle des tons, il est une seule fois déterminé, en dehors des cas où les deux vers successifs que l’on compare ont une acuité maxima identique, par la note la plus basse du vers (v. 6). Partout ailleurs, l’accent dominant est décisif (v. 3 et 8-13) et suffit à rendre compte de l’accroissement ou de la diminution de l’écart mélodique. Au v. 13, l’organe a couvert plus de deux octaves.
Encore une fois la preuve, au point de vue des hauteurs musicales, est complète. Nos analyses étaient bonnes, et l'appareil employé mérite toute confiance. Nous pouvons maintenant passer au dynamisme.