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COMBINAISONS FACTICES : DURÉE DES CONSONNES A

Donc, remarquons-le ici encore, la valeur temporelle d’un son, soit consonne, soit voyelle, n’est pas absolue, mais au contraire essentiellement variable et ne peut se déterminer que par comparaison. Il tient sans doute au nombre relativement restreint des expériences que, dans le tableau qui suit, la nature des consonnes ne paraisse exercer aucune influence sur leur durée. M. l’abbé Rousselot avait découvert une légère diffé-

Nan laCArali Mer VÉLULGE NV CE NV dre te NC EN nn GE Em NV Erv

19,5 | 14 21,5 || aeaea 12 8 10 8 21,5 || acacaea II 7 8 Fa

20 | 12 | 24 | adada AR JS 23 adadada FES 8s-l65s"|l7 8 31

20,5| 11 | 24,5| ababa ps du 5 7 22,5 abababa re su 9 6,5 | 7 7 30 À 22 9 24 Mae Àis |7 os 7 23 aus 13 |8 85/65 )7 |8 | 21 1551025 azaxa IT PR 10 en 23,5 || azazaza DANS era 9 7 LEA EN IS 29 14,5 | 16 23,5 || agaga 6 = un ER Aa. 23 agagaga II 10 8: eZ TNT : 26 20 12 23 ajaja | 11 8. 10 Se le22 ajajaja DES 8 pi | 7 8 Sn) 2 10,5 | 22,5 || anana ns est ver ir 19,S || ananäana 9 7 8 Se LEE 75 e200S 14 10 28 ayaya Pa pe bros Fi 21,5 || ayayaya II 8 10,5 | 6 SRE 315 24 9 26 amama Res or. ve SE Ans amamama PLaeS D 8,5 Fe A pa 30

13 IS 29 alala (EE QATAR AR PET AS D ERA Le alalala 6e 7 7 6 6 8 28

15 EG 22 arara Gel 7 SRI SEE CS 21 ararara SE 9 7 6 9 25

rence de longueur en faveur des continues et des sourdes par rapport aux instantanées et aux sonores; il est vrai que cette différence ne se révélait

pas régulièrement dans les tracés qu'il avait obtenus Dans les formations que nous avons jusqu'ici examinées, les consonnes dans aucun cas ne commençaient le groupe : or il est nécessaire de

1. Abbé Rousselot, ibid., p. 81. Les variations étaient d’ailleurs minimes.

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savoir si elles obéissent toujours aux mêmes règles, qu’elles soient prononcées après une voyelle ou qu’elles soient initiales. Il ne s'agit ici bien entendu que de combinaisons séparées l’une de l’autre par un silence, et les circonstances seraient autres si les groupements se succédaient sans arrêt. On a donc procédé ici comme pour les diverses enquêtes qui précèdent : l’on a dressé un tableau où les chiffres indiquent les moyennes des valeurs temporelles pour chacun des sons composants dans les séries : tata, papa, fafa, sasu, etc, dont certains éléments nous sont déjà connus. Les observations sont intéressantes en ce qui concerne le rapport de la première consonne non seulement avec la voyelle qui laccompagne, mais aussi avec la seconde consonne, et s’il apparaît qu’il n’y a pas de règle absolue, il y a du moins une loi de fréquence qui se révèle à l’examen

des tracés.

Toutes ces mesures sont exactes, parce que, à défaut de vibrations qui indiquent pour les consonnes sourdes le commencement de l'articulation, on a eu soin d'inscrire, en plus du souffle nasal et du

souffle buccal, les mouvements de la langue ou des

CHAINES PCR EMEVE Hi Cri Mr On Ne lèvres. Or on voit (cf. ci-contre) que, non pas de façon D TT constante, mais dans la plupart des cas, la première con- | lala 21,5 | 12,5 | 12 23,5 xaxa 19 12 IT 22 sonne est plus longue que la seconde, et aussi que cette F ER as = . .

| fapa 18,5 9 11,5 | 23 gaga 11,5 | 15 LE première consonne est plus longue que la voyelle qui lui | ———-- est jointe : il semble qu’il y ait alors comme une hésita- Jafa 20 9,5 | 14,5 | 24,5 ba 17,5 | 16 2 23 tion dans la mise en marche de l’appareil phonateur, et le A 2 a 13 24,5 AG > 7e F2 25 rapport des éléments de la syllabe est souvent différent à

a —— b— Res l’initiale de ce qu’il est à l’intérieur des groupes.

nb D / f (D at 2 Ÿ É .

kaka 16 re 18 À PNA fe 1320 Pour les consonnes redoublées, l'effet en est produit, en 3] 10 12 25,5 lala II IS 13 33,5 comme le fait observer M. l’abbé Rousselot *, par une real ete Na re pr mule code | 10) No ls tension énergique et une tenue prolongée ; nous sommes baba 13 12 II 26 rara 12 14 II 35:5 , ,

+ alors frappés comme de deux sons que l’orthographe vava 19,5 | 10 12 24 dada LS PA 200 12 24 marque en répétant le signe graphique, tandis qu’au point de vue organique, il n’y a qu’une seule articulation

plus longue. On se rend compte pratiquement qu’il y a

AE ANR

a nm a a nn «a FIG. 21. — Une consonne simple et une consonne double.

une consonne double en la comparant avec sa variété simplifiée (cf. fig. 21). Une série d'inscriptions de combinaisons factices où lé sujet a eu la volonté de produire l'effet qu’il s'agissait d’examiner (appa, adda, etc...) a fourni des moyennes intéressantes? (p. 49).

1. Abbé Rousselot, Précis de prononciation française, p. So. Principes, p. 243, 349 sq. et 464. Naturellement la consonne double n’existe qu'entre deux voyelles et non à l’initiale. 2. Sous la rubrique CD se trouve indiquée la durée de la consonne double.

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