II, G
(Hern.,.21 À.)
5° Le pied de cinq syllabes dont les quatre premières sont brèves et la dernière longue. Il est déjà plus rare que les précédents :
(Cid, 19 R.)
(Bér., 16 R.)
ous n'avons pas rencontré plus d’une dizaine d'exemples dans tous les vers inscrits et les altérations sont pour ainsi dire de règle.
GA
F2 L'ALEKANDRIN FRANÇAIS 7° Le pied de sept syllabes dont les six premières sont brèves et la dernière longue. Il paraît ne se rencontrer que dans des cas exceptionnels, car je ne l’ai constaté qu’une fois, et cela dans l’un des vers inscrits pour l’étude de lenjambement :
TR TRE RASE OR UE D ARR j'ai déjà Su comment votre main divine protégea.….
Su ko na vo tr& mê di vi nm&) pro le ia 53 143 15 16 18 18 27 67 22 21 21 VV VU LV LV LV VU — LA V
(En %2;)
8° On peut aussi concevoir un pied de huit syllabes dont les sept premières seraient brèves et la dernière longue, mais je n’ai jamais pu le reconnaître à l’état pur etles mensurations faites ne le laissent pas apercevoir. [l se peut cependant qu'à un moment donné, et dans telle prononciation qu’on peut supposer, il apparaisse au milieu des groupes qu’on a déterminés : maïs ce n’est jamais qu’un fait extrêmement rare, si bien que le pied de huit syllabes appartient plutôt au domaine de l'hypothèse qu’à celui de la réalité.
Cette première série de membres rythmiques a été assez bien définie par les différents métriciens, soit que, comme Pierson, ils aient accueilli l’idée d’un rythme temporel, soit que, comme Clair Tisseur et d’autres avec lui, ils aient cru que seul laccent d'intensité marque les coupes du vers. L'abbé Scoppa distingue déjà la plupart des pieds dont nous avons donné des exemples. Lubarsch, dans sa Franxôsische Verslehre admet l'existence de l’iambe, de l’anapeste et du péon, suivant les classifications déjà: présentées par Ackermann *. Clair Tisseur et Becq de Fouquières constatent la réalité de ces mêmes groupements que le premier considère comme les éléments les plus parfaits de Pharmonie.
Pourtant, chez presque tous les critiques, il faut signaler plusieurs erreurs. La première consiste à ignorer généralement le monosyllabe long et le membre de cinq syllabes, afin de donner quelque vraisemblance à la théorie du vers numérique, théorie dont il sera parlé ultérieurement, et selon laquelle l’alexandrin serait basé sur le nombre 12, de telle sorte que chacun des fragments constitués par l'accent doit pouvoir diviser ce nombre parfait. La seconde consiste à admettre que les pieds de six, sept (et huit) syllabes se rencontrent couramment, illusion partagée par tous les spécialistes, et dont les livres de Clair Tisseur, de Becq de Fouquières et plus récemment encore de M. Braunschvig : offrent des preuves abondantes.
Eafñin il est toute une nouvelle série de membres rythmiques qui a échappé aux métriciens, et cela presque sans exception.
Aucun d’eux pour ainsi dire, sauf l’abbé Scoppa et Clair Tisseur 5 qui admettent l’existence de trochées, formation très rare selon ce dernier auteur, ne se rend compte que chacun des groupes précédemment déterminés peut se faire suivre d’une syllabe brève composée d’une consonne et d’un e muet. Cependant l’on constate dans les vers les combinaisons métriques suivantes :
1° Longue + brève (T *):
Porte, porte chez lui cette mâle assurance.
Rome observe aujourd’hui ma conduite nouvelle.
Por 1æ por le ce lcvi se (æœ) mâl a su râ sœ 53 21 45 15 24 34 27 35 13 20 42 14
| (Cm TARS) 1. Ackermann, Traité de l'accent appliqué à la théorie de la versification. Paris et Berlin, 1843. | 2. Cf. en particulier Braunschwig, op. cit, On trouve à la p. 39 le tableau qu'il dresse des formes rythmiques que peut revêtir l'alexandrin. Il admet sans réserves les formations 6 + 6et 8 + 4.
3. Tout récemment M, Landry (Le rythme du français déclamé, p. 225) a noté lui aussi ces groupes croïssants-décroissants.
Ro me Op. ser. “00 Nour , din ma Rô düi Kœ) 30 19 16 39 9 22 18 LE 22 29 — VU 749 VU — [#7] — U ŸU U — 210Brève + longue brève C7 ©) Cette grandeur sans borne et cet illustre rang... Le peuple — j'en ai fait le compte et c’est ainsi ! Se lb = pra d&r sd bor ne e se til lus 18 16 44 54 39 45 13 9 18 29 39 LV par pl jà ne fe I(œ) kôt e se tè si 13 36 26 12 12 16 47 7 15 30 36 3° Deux brèves + longue + brève ( ” 7 *):
Ce ne sont que festons, ce ne sont qu’astragales. Que remplir votre poche et vous enfuir après ! Sc nœ sû kœ fes 1ô sœ nœ sû kas tra ga 15 16 37 14 30 43 13 14 43 20 24 41 VU 1° — LV VU 12 LV — LV — Kœ FAN IE plir vo træ po eœ e vu zà für 16 27 30 13 19 36 22 10 13 27 37 4° Trois brèves + longue +- brève (* * “7 ©): Le siècle ingrat, le siècle affreux, le siècle immonde. Pluie ou bourrasque, il faut qu’il sorte, il faut qu’il aille. Le sye klè gra lœ sye kla fr læ sye kim 12 21 33 s4 17 20 18 61 12 47 27 VU LV V LV 12 V — LV à L°2 LV Plii 7 bu ras kœ il Cf0 kil sor tœ TO 39 6 22 33 18 12 17 19 33 24 14 18 Ta U U na U ‘38 U U VU ne ÿ 140 © U
Lote. — L'alexandrin.
nu
læ
Inû
vé I(æœ) & (Bér., 22 R.) ra D (CNE TC") (R.B.35R.) (VII G.) prè CROBESAE:) dæ (XXI, P 1°.) la (yæ) | (PG;18E.)
BALEXANDRIN FRANÇAIS
s° Quatre brèves + longue + brève (* © ©? v):
Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure… Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.
Dôk vu na ve pa ô 12 e vu €wa x se læ. r(œ) 43 10 10 14 25 41 43 9 19 23 14 13 S1 (R.B., 4 J.) ï le novi la ka ba ne pô vræ me byè klé (œ) NET 32 15 16 20 02 BEC 21 15 33 so CPGE) 6° Cinq brèves + longue + brève ( * * * * © 7“): L'endroit bon à la pêche, et sur la mer immense. LG drwa. bo: La la pe e sur la ne im mû sœ 27 SI 29 12 16 68 12 16 15 18 19 68 17 sn DRE AE RSR Me re
L'ensemble des tracés n'en présente que ce seul exemple et les formations plus étendues font défaut.
Nouûs avons donc constaté la présence de deux séries de combinaisons rythmiques qu’on peut résumer dans un court tableau :
1'€ SÉRIE 2° SÉRIE 1e X (trochée) Uw (iambe) VOS US (anapeste) UU— VU Ë Ho (pÉON) EN VU U NU VU VU LU VU VU VU VU VU UU LU VUUUUUU
Sauf le premier pied de la première série, toutes ces formations sont constituées par une longue accompagnée d’une ou plusieurs brèves. Cette longue doit faire l'objet de plusieurs observations, soit qu’on la considère en elle-même, soit qu'on la confronte avec les brèves. Elle n'a jamais de valeur fixe et constante et elle peut varier considérablement; la durée la plus faible qu’elle atteint dans les exemples qui précèdent