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R 22 17 24 35 18 14 14 23 14 25 32 [®] VU VU 1 VU VU VU = VU Le] + J 23 17 24 34 17 18 15 29 10 12 33 25 VU U VU a VU YU VU A VU (e7 VU =
(P:G: 24) Il est évident que l’hémistiche * supporterait un fort accent s’il était suivi d’un groupe rythmique plus ample.
Ce dernier exemple nous amène tout naturellement à parler des temps marqués secondaires, notés + dans les vers que nous avons cités dans ce chapitre, et sur lesquels nous avons jusqu'ici négligé d’attirer l'attention. Ils révèlent une instabilité particulière aux membres métriques de trois syllabes et au delà, de telle sorte que nous nous trouvons en présence de deux lois qu’on peut dès maintenant formuler :
1° Une mesure rythmique de peu d’étendue tend à s’agréger à celle qui la précède en privant celle-ci, plus ou moins complètement, de son accent normal ;
2° Une mesure rythmique de plus de deux syllabes tend à se décomposer en fragments de moindre longueur.
Donc les sectionnements de la phrase, comme on va s’eflorcer de le montrer, s’établissent volontiers à des distances moyennes. Parmi les théoriciens, il en est assez peu qui aient reconnu l’existence de ce principe. M. Guilliaume ? cependant l’a défini de façon satisfaisante : « Lorsqu’au contraire les syllabes fortes sont trop éloignées l’une de l'autre, écrit-il à la suite des lignes où il traite du concours des temps marqués, le rythme cesse d’être appréciable. C’est pourquoi les mots d’une certaine longueur reçoivent plusieurs accents... D’où règle générale : entre deux syllabes fortes, il doit y avoir une syllabe faible au moins et deux au plus. » L'idée est juste, sauf que la succession des syllabes faibles n’est pas aussi étroitement limitée.
Mais le signe #, dans les exemples que nous avons présentés aussi bien que dans nos tableaux généraux, recouvre deux séries de faits bien différents, les accidents de durée secondaires proprement dits et ceux qui sont dus à l’expression oratoire; ces derniers peuvent d’ailleurs suppléer à l'absence des premiers et jouent souvent le même rôle au point de vue du rythme, mais ils sont d’une autre nature et nous les étudierons plus en détail dans un chapitre spécial.
La distinction cependant doit être faite. Il y a longue secondaire toutes les fois que dans une syllabe en demi-relief la voyelle emporte sur la durée de la consonne; alors c’est comme si lun des termes qui composent le membre métrique retrouvait son accent particulier, et cet accent ne peut par conséquent tomber que sur une fin de mot 5 (ou sur un monosyllabe). Ailleurs qu’à cette place, il est d’une extrême rareté et ne se
. Pour l'allongement de la syllabe #4 (R). Cf. ch. I, p. 25-26. De plus, les sons composants sont plus nombreux. . Guilliaume, op. cit., p. 204.