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Évidemment la déclamation de R présente une cadence beaucoup plus atténuée et plus molle, celle de C, des arêtes beaucoup plus vives et plus saillantes ; cette dernière seule est bonne, car, sans aller au delà de ce qu'exige le texte, elle ne reste du moins pas en deçà. Nous n’insisterons pas davantage; nous nous proposons d’ailleurs de revenir sur ce sujet dans les pages que nous consacrerons à l’élément personnel dans la diction :. & Un vers alexandrin, écrivait déjà Quicherat ?, est mal cadencé quand l'accent final ou l'accent médial sont trop peu marqués, quand il a plus ou moins de quatre accents, quand deux accents se suivent immédiatement. »
Cependant une autre observation est nécessaire ; c’est que le poète, par suite du choix qu’il fait de certains membres métriques, par les proportions selon lesquelles il les combine, peut dater d'avance, dans la déclamation, une certaine force de rythme. Sans doute il le peut seulement jusqu’à un certain point, À cause des accidents oratoires qu'il n’est pas libre de régler et que la forme de sa phrase ne saurait prévoir, mais il n’en est pas moins vrai que certaines combinaisons imposent pour ainsi dire de fortes différences entre les longues et les brèves.
Les deux procédés qui amènent ce résultat sont la succession et le parallélisme. La voix s'accoutume en effet à un dessin répété et s s’habitue facilement à marquer les accents qui terminent des groupes identiques : elle attaque le point d’appui qui lui est offert avec d’autant plus de hardiesse qu'il FAURE à une formation connue. Sauf dans les cas de déplacement emphatique, les successions iambiques sont d’un rythme
Non indiquerons cependant encore ces comparaisons : IX, G 1° et O 10, Andr., 1 A et J. 2. Quicherat, op. cit.; p. 135.