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poissons d'un merveilleux travail. Le poisson, dans ces temps antiques , était un signe symbolique du christianisme.
Sou:- faute) , dans une crypte routée . esl un tombeau creusé dans le plâtre; à droite et à gauche , s'élèvent deui colonnes de marbre blanc. A l'extrémité opposée, el dans uu triangle semblable à celui où esl l'autel , mais presque au niveau du paré . orné , tomme le premier, de deux colonnes de marine blanc, on lit , au milieu d'une belle rosace entourée de guirlandes de feuillages . l'inscription tumulaire qui suit :
Hic requiescit.
sancUe. raemoriae. pater. noster.
repabatus. e. p. s. qui fecit.
in sacerdotiuoa. annos vi i.
menses xi. et nos preces-
>it. in. pace die vndecima
k. a. 1. a. g. prov. d. (ccccxix
et sexla. )
Ici repose notre père de sainte mémoire, Réparât, é\èque. Il vécut dans le sacerdoce huit ans et onze mois; il nous a précédés dans la paix , le onzième jour des calendes d'août de l'an de notre province i36.
» L'inscription est aussi en grands caractères et en mosaïque ; la rosace est encadrée entre deux colonnes en mosaïque et une arcade surmontée d'une corbeille de fleurs ; tout à l'entour , serpentent des guirlandes supportées par des colombes; vers le bas, d'autres colombes boivent dans de beaux vases.
» Evidemment le tombeau de Réparât n'a pas été violé; le pontife a été enseveli là , et il y repose : Hic requiescit. Des travaux pour parvenir jusqu'à ce précieux dépôt seront entrepris.
Le reste de la mosaïque se compose alternativement de guirlandes, de feuillages et des rosaces de fleurs au milieu, et sur les côtés, de compartiments variés avec arabesques émaillées des plus vives couleurs. En avant de la porte latérale , à gauche, se trouve une dernière inscription , véritable jeu de letrres , où
no iiguroni que ces deux mots , répétés plusieurs fois : Ecclesia sancla.
On voit à Coostantine un monument bien précieux pour l'histoire de la religion dans les temps les plus reculés : c'est une inscription gravée sur le roc vif, tout près de l'endroit où le lUimmel s'engouffre dans les rochers., sous les murs mêmes de la ville. Elle porte en substance que ce lieu est consacré par le martyre de Marianus el de Jacobus, et que ceux qui connaissent, ces noms veuillent bien se rappeler d'eux devant le Seigneur. 11 serait à désirer que l'on pût élever contre ce rocher mémorable une petite chapelle dont la précieuse inscription serait le fond. Ces mots, comme miraculeusement conservés, passione marlyrum Mauriani et Jacobi , seront aux yeux du vrai catholique le plus beau tableau qui puisse orner ce monument.
Sur une des arcades du magnifique pont del Kantara , construit par les Romains , et restauré par les Espagnols , sur le Rummel , à Constantine, existe un bas-relief assez bien conservé, leprésentant la Madone : c'est probablement une Assomption de la Yierye.
A Announah , dans la province de Constantine , entre des pierres tumulaires , des inscriptions , des colonnes en marbre d'une grosseur prodigieuse, on voit encore debout trois arcs de triomphe, ou portes, peu dégradés. Mais ce qu'il y a de plus précieux et de plus intéressant , c'est une petite ég'ise chrétienne , dont la voûte seule et quelques pans de murs de coté sont tombés : la façade est restée intacte : on y voit une croix sculptée au-dessus de la porte d'entrée.
Les ruines chrétiennes de Calame , bâtie dans un site délicieux , sont nombreuses et présentent un grand intérêt. La plus précieuse des inscriptions qu'on rencontre à chaque pas est gravée sur le frontispice des thermes ; les voûtes seules de ce vaste bâtiment sont écroulées : elle porte que ces bains publics, avec leurs deux tours, étaient placés sous la protection des martyrs saint Clément et saint Vincent , et qu'aucune main ne
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pourra jamais le> détruire : prophétie qui se trouve renflée aujourd'hui. En effel . ces Ihermea et ees tours ezistenl encore . et aujourd'hui les voilà bous la protection d'un peuple < hrétien '
A une lieue de la ville de Bone actuelle , où était l'ancienne \ille d'Hippone , dans un champ de figuiers, se trouvent démine- qu'on dit être relies de l'église épiscopale de saint Augustin. On voit encore | 1731 i, parmi ces ruines , une statue de marbre toute mutilée et dont il est difficile de connaître le sujet. Il y a auprès une source d'eau très-belle et très-excellente, cjue les gens du pays appellent communément /« fontaine dt S. Augustin. Les matelots provençaux et italiens qui \ abordent, ne manquent pas d'aller boire de cette eau . et de faire leur prière à genoux devant cette statue mutilée pour \ adresser des prières à saint Augustin. On en voit quelques-uns qui en rompent de petites parcelles pour les conserver. A cbacun de ces figuiers, dont le fruit est très-bon et très-beau, on voit pendre entre des brandies , des chapelets de figues amères et sèches. Les Maures prétendent que les figues amères attirent toute l'amertume des figues, et que le fruit en devient plus doux.
A une demi-lieue de JBone, au fond d'une carrière , et sur Tune des parois , j'ai été agréablement surpris de trouver une croix de vingt-cinq coudées de haut , gravée avec le ciseau , à trois coudées de profondeur; elle reposait sur une base en forme de fer à cheval , gravée de la nu me manière. Je traçai aussi dans cette base avec la pointe de mon couteau les iuitiales des noms de Jésus et de Marie '.
Nous verrons dans le récit qu'a fait Mgr l'évêque d'Alger, deson double pèlerinage à Hippone , combien de ruines précieuses et authentiques offre encore à l'observateur et au savant, cette ville jadis si célèbre en Afrique.
On a retrouvé à Orléansville l'emplacement et les débris d'une église chrétienne, au lieu même où s'élève l'hôpital militaire : et à un quart de lieue environ . au milieu du nécropole
» M. l'abbé Suchet.
ru l'algbbie CHn Etienne
chrétien de Sufazar, dont saint Réparât était évêque, les restes de deux chapelles ou oratoires dont la forme et la destination ne sauraient être douteuses.
Sur 1< -s bords escarpés de Chéliff, et parmi les éboulemcnls de terrains , causés soit par des inondations , soit par de nouvelles touilles, se sont trouvées, au milieu d'ossements brisés, plusieurs pierres tumulaires ornées d'inscriptions et de figures symboliques , vestiges sacrés qui recouvraient autrefois les dépouilles sanglantes des martyrs, comme l'attestent encore des inscriptions touchantes» Tout auprès est encore une grande pierre taillée et creusée en dessin ; sur la face antérieure , on lit en gros caractères et en toutes lettres :
Ara 01 Deo
sancto aeterr.0.
( Autel à Dieu saint éternel. )
En général on a découvert jusqu'ici , à Orléansville, peu d'inscriptions et de monuments païens caractérisés , tandis qu'à chaque pas on y rencontre des restes , des tracés incontestables du christianisme.
On vient de découvrir aux environs de Philippeville, dans une espèce de chapelle, une inscription qui prouverait que ces ruines, très-bien conservées , ont été primitivement une chapelle dédiée à Marie Mère de Dieu. Les habitants du pays appellent encore aujourd'hui ces ruines : la maison de la Dame du Maître.
On a aussi trouvé, à trente-deux kilomètres de Guelma, sur les flancs d'une montagne , une caverne très-remarquable au point de vue archéologique et par sa vaste proportion. Cette caverne est creusée dans un immense rocher calcaire , et s'ouvre au nord par une entrée circulaire de sept à huit mètres de diamètre. Elle plonge à une profondeur de plus de quatre cents mètres, en suivant un plan incliné dont la longueur n'est pas moindre de mille à douze cents mètres. Il faut descendre pendant trente-cinq minutes pour en atteindre le fond. Elle est