CHAPITRE III
âMltt.
Apre» avoir remc^ié: le consul de Fiance, qui «Uâgm nowr accompagner jmpi'M pw*, nette montâmes au uee iêloaque «pri deyeti wmille r à Bona.
Cette «fte; «tuée meerd de tffcntwfae Cirta r ( a^oord'hui Cûo^Mtiiid ») „ tt d«na-i»t&rroir extrêmement fertile*, est étonnée ptr w petit fort t , «nmtla cewprito 4e» Ftdoç ais ,
une garnison de trois cents Turcs , sous les ordres de l'aga qui commandait la place. Charles-Quint s'en empara vers Tan 1555. Bone s'appelait autrefois Hippone. C'était une ville grande, riche, avec uq siège épiscopal qui fut occupé par saint Augustin.
Je dois parler ici d'un des plus beaux spectacles que la religion ait offert sur cette terre d'Afrique , si longtemps privée de la pompe des cérémonies chrétiennes. Les reliques de saint Augustin transportées en Sardaigne et précieusement conservées à Pavie , firent concevoir à l'évêque d'Alger, monseigneur Dupuch, le pieux projet de rendre à l'Afrique les restes du saint docteur. Bientôt un monument fut élevé aux frais des évéques de France , dans le lieu même , qui , suivant la tradition , avait été choisi pour la sépulture de saint Augustin. L'église de Pavie aècorda une partie des reliques qu'elle a le bonheur de posséder. Monseigneur Dupuch , accompagné de six évéques , députés de l'épiscopat français , se rendit à Pavie , où il reçut solennellement le bras droit du corps de saint Augustin.
De Pavie , les évéques prirent la route de Tou-
Ion , où ils s'embarquèrent pour l'Afrique. Le 28 octobre 1842, ils étaient dans la rade de Bone. An signal donné par l'artillerie de la kasbah , une foule considérable de Turcs, de Maures, d'Arabes et d'Européens, se précipitent sur le rivage. Jaibais l'Afrique depuis les jours d'Augustin n'avait assisté à un plus sublime spectacle. Les évéques, dans la dernière chaloupe , et revêtus de leurs ornements, fermaient la marche. Les autorités civiles et militaires, avec toute la garnison, les attendaient sur le port.
Un arc de triomphe en verdure portait cette inscription : A Augustin son Hippone chérie.
Le cortège, après plusieurs discours qui excitèrent la plus vive émotion, se mit en marche» Toutes les maisons étaient tendues et les rues jonchées de feuillages. Un autel à la fois simple et majestueux avait été élevé au milieu de la grande place. On y déposa les précieuses reliques. Après le sacrifice de la messe , monseigneur révoque d'Alger , dans une chaleureuse improvisation , retraça le siège d'Hippone par les Vandales; peignit l'effroi dont cette grande ville était remplie aux cris des barbares , appelés par la vengeance de
JHeu.Piftû , au milieu de tant de calamités., montrant saint Augustin qui rendait Je dernier soupir eu priant peur aon peinte, il s'écria : « Saut doute, Bien, paar le consoler À son heure dernière, lui fit «entrevoir dans le lointain cet heureux jour qui devait ramener eu triomphe dans sou Hippone chérie., ses restes vénérés. »
Après la joesse., ies évéques montèrent successivement à l'autel, «pour vénérer les ossements précieux d'Augustin;, pais, monseigneur Févèque d'Alger prenant dans ses maina te saintes reliquat les naoAtra.au peuple et Je hénitaolennellement. » La procession ramit-en marche en chantant le Ji JD*i*m, et vint à l'église où les reliques furent placées pour y.étce exposées à la vénération des fidèles.
La .grande cérémonie devait aveôr Heu le dimanche JQ. En fiflfet, ce jour4à, les reliques de saint Augustin furent transférées po«ipeusementÀ Hjgftfme, qui esta une demi-lieue deBoue, enlacées danslemonument^levésw cett&bienheureiise colline, par le concours des évéques de .France.
J^e r^pceuds ie réât de mou voyage.
luipatientadeAtoitAlgec, cette apciroae Césarée
de Mauritanie,, w>w moutèmm te jeor i an tateau à «vapwn qui «y netawatife. £afin inaop jetantes Kafctne 4ms leipwt , ^nî ntoifeiii aûr * et qui était etKtiimbfé de aaières de i natioos. Àprè* on long retard dans<tt6foe4éba*» qoenetf r *€«* aMéjttQS<éhesriier a» abri dan* a* hAtel françaé^
On est in«eriwa sar l'origineid'Alger, etip« im géographe n'es* d'actxwd à ee sufet. fite<pa*t croire .tentefei*, à Ja vtte dm veîaè romaines q» fmmkmiA if aboatir, et qw étdblisstiant dteg «fryeft» (fe^ crnnffMwkftttontevectFkttfaieig; (pmfe fw^e**â IWit rédu&fetfiro ta gttaèe tttiirf^ tttafcle dommatioa. 11
Les Vandales qui *'«o étaient eaiparé^en^at
mettra <e*ns l'epnpiregiîec, j^n-hVmmÛMvèm 8an«iBft 9 enGftft* A> celte réfDfM^iotiptjBAl gpiimreraé fat ite ^mocevmm ttoflcaMetw Les Arabes appelèrent Alger, GezaXr,alGe&Èk% ctapà*dane4'lte* pa*ce qaîwueflèt^Ue eetitttie *ront wae pettetle , ea*i4W?t^e«pièfrdf«fe aB»èeraà^qjai«ea<^
al Gazie, la guerrière. De ce nom les EuroyèemonthitArgel, Argier f Algier,etei&n Alger.
Disposée en amphithéâtre triangulaire, dont un des côtés touche à la mer, cette cité ne présente de loin qu'une masse grisâtre ressemblant plutôt à un rocher qu'à une ville ; mais quand on en approche, on découvre bientôt un mur de trentetrois à quarante pieds de hauteur , sur dix ou douze d'épaisseur ; puis , dans l'enceinte de ce mur, une foule de murailles unies et d'une blancheur éclatante , se superposant et se dominant, selon les accidents et l'inclinaison du terrain , d'où il résulte une infinité de quadrilatères d'inégales grandeurs et sans aucun intervalle. Nulle trace de toits ni de fenêtres , mais seulement d'étroites meurtrières que le regard ne peut traverser ; aucun édifice , car on ne peut donner ce Mm aux tours étroites et sans ornements qui dominent les mosquées et constituent les minarets.
Dans le XIV e siècle , l'Espagne s'en empara, maisbientôt le fameu^Arouji-Barberousae parvint à chasser les Espagnols et resta même possesseur d'Alger , après avoir fait étrangler dans le bain
Sélim Lutémi , qui avait eu l'imprudence d'appeler auprès de lui ce terrible corsaire.
Les Espagnols avaient construit un penon , ou château-fort sur l'un des Ilots du port d'Alger, qui , plus d'une fois , fut foudroyé par une nombreuse artillerie : les habitants, effrayés d'un tel voisinage, avaient tenté plusieurs fois, mais eu vain , de détruire cette forteresse qui , semblable au cratère d'un volcan , menaçait sans cesse de les ensevelir sous les ruines dé leur ville. Khaïr-eddin , frère et successeur d'Arouji-Barberousse , résolut enfin d'en finir avec les Espagnols : le nouveau chef de la Régence était alors tout puis* sant , et le penon seul s'opposait à ses vastes projets. Le défenseur de ce château-fort, en 1530, était Martin de Vargas , qui appartenait à une illustre famille espagnole. Ce guerrier courageux qui avait repoussé les attaques de Sélim Lutémi et d'Arouji-Barberousse , fit tous les préparatifs nécessaires pour déjouer celles de Khaïr-ed-din ; en même temps , il pria son souverain de lui envoyer des vivres , car la place souffrait déjà de la famine. Les Algériens, d'agrès les chroniqueurs 1 , ignoraient la position de Vargas , lorsqu'un tran*-
fjige,, indigna déporter le nom^'E^fng^dl , vint secrètement à la nqgç» ks trouver *t leur faire connaître qpe Ja disette régnait dans k <place. Cattedrcoiutaiiae favorable en<apptrenae,*décîda Khaïr-ed-din à ne tpa» différer l'entreprise ; mais voulant éwtende répandue inutilement le .saçg de las «oldatsvikeii^ja d abord J 'obtenir le château par voie de négociation. En conséquence, il envqya un parlementaire chargé de proposer à Varias une capitulation honorable jpour lui et pour le reste de Ja garnison. Martin de Vargas répondit avec la fierté castillane,, et de-manière à mettre fin à toute proposition de ce genre. Dès lors les Algériens , décidés non-seulement à délivrer leur pays., mais encore à venger leur honneur,, hâtèrent les préparatifs du siège.
Qa raconte également que le corsaire Kaïr-eddût, voulant se ménager des intelligences dans le jtonon, avait engagé deux jeunes Maures à s'y rendre clandestinement , sous prétexte d'embrasser la religion chrétienne* Martin de Vargas s'empressa d «accueillir les deux transfqges qu'il fit instruire avec soin, et qu'il avait l'intention de Caire «baptiser plus tard. Le jour de PAgues le ca-
é» èmm to éMfdh ; \l<n*pe>imJte*x'tilmèm *im*èrti**iir«fte «èr**e , **tif^'<tes<tfgiieft imnflfeiégtaatoy peur k m gB HO i tte r^ato» 'faite ipe ta «menti deittattftpitf étt*ti{##pb». *»fe *i«f$«* «& eut a«astt*C «ris» ***■ <trAMmi «M*
ptpabtitn «TÀig^f ,4gs dfeuï espions.
ifwÈP+<à*fa f &k<wàto>èt cet 'é#0€mMittK gtfjue, ^tée ^prcfp^itiwrttii^! iriffMtdeKS^ que èes »çrewières/*teva tme batterie 1 , «twxMcteft e*> «ras fmri^diiisi Alger même , Ti^èM#to^torfc:
trouvait >j>ar hasard » iw&utftegè. <B0fiir PWtecpre généMh<*amBeftç»tle)4fiani v$\* *eym* loogea tarant ptaôeafe jewrs et » ptemiaws «rit». L* amnqiieteiîerm ces*» pa* non ftaê'dfeifrrer : ïtfot «o résaiter assez de »rf r prifew(tteU«'tti^ tMwe.dtnpewÉnà k lerrelfenMetfl'uit ^f«e^ d'à* pfe*pili0 de» d€ttt-e«ntei mètres.
Avec ses gaèèrro, Kaïr<-ed-*itn ftenégligea p*8 de^battrela forteresse du côté éete mer ,i*»é*rte qw* tes ftpgnoll , <attaqaé» de tau&Kïèté«y fcrfeit
cpntrainltde partager leur feu , et de répondre de tous las pointa de leur» plates-formes et de leurs batteries circulaires. Le 16 mai, les parapet» étaient tous démantelés., les mura du château écroulés eu plus d'un endroit ; beaucoup d'entre les assiégés avaient succombé, ou se trouvaient hors de combat,: ceux qui restaient, épuisés par la fatigue et mourant de faim , n'avaient plus la force de se défendre. Kaïr-ed-din , à la tête de treize cents Turcs , tous armés defasih ou d'arbalètes, passa l'eau sur quatorze galiotes et vint mettre pied à terre sur les rochers du fort, sans que le moindre obstacle l'arrêtât. Alors les Turcs se portèrent en masse vers la brèche , où ils virent tout à coup Martin de Vargas , seul , l'épée à la main , et qui cependant voulait encore s'opposer à leur passage. Atteint de plusieurs blessures , près de défaillir, il fut saisi par ordre deKaïr-ed-din qui lui accorda généreusement la vie. Le corsaire appréciant la valeur du commandant espagnol, honora même sa défaite glorieuse par des paroles dignes d'un vainqueur magnanime.
Quant à la garnison , une partie fut massacrée, et l'autre réduite en esclavage. Le peupn fut rasé
et transformé en un jardin : on prétend mémeqÉe les matériaux servirent à joindre les flot* dé la tare 'ferme par le moyen d'une jetée : c'était, depuis longtemps , le projet des Algériens.
Kaïived-din , i la demande de Martin de Vargas, fit fouetter et décapiter le transfuge espagnol: tout le monde approuva ce châtiment , tant il est vrai qu'on traître ne doit compter ni snr l'estime de ceux qu'il a servis, ni snr la pitié de ceux qu'il a lâchement abandonnés*
Kaïr-ed*din , cependant, souilla bientôt sa victoire par un acte de cruauté mutile. Après le supplice que je viens de rapporter, abusant de la reconnaissance qu'il se croyait eg droit d'exiger de la part du commandant espagnol, il ne cessa de le. presser de renoncer à la foi catholique , et de renouveler l'offre de le mettre à ta tête de ses gardes. Vaigas, prenant pour exemple le châtiment qui avait été infligé au déserteur espagnol , répondit courageusement an terrible corsaire , qu'il tait prêt k lui obéir en tontes circonstances , pourvu qu'il n'exigeât rien contre son honneur et contre la religion de Jésus-Christ. Les instances de Kaïr~ed-din durèrent, à ce qu'il paraît , plu-
»*MriMJtendflftt bifrtb«b«Éqri0^,i|K>ur
jmytflB de >aécMfaii weginibl»* eticrftar^ias plus b^nribfey menace» ;*ma» à taÉb*<iixitÀJi'iHfe «wbbfe wéntaiife /àks&te%çkwmm<lvbSloxi.
A ittwiOT0'époque de « vie , 4m>itaite,i]Uï»- «d-&ir*e commit 'a»e«clîai»pk» aime ritfh*
'LwfMtestëei qwMBW8.dgÉw«s , de?e»u9 b terreur de la Méditerranée-, tirant mue >*riie tropression-swle pape PfnaUH., qu'il e«gagea *ive- •ttent, (m^tZS&jQhmte&Qvnnth prendre bééfeme <te toute h'dmftteirté. <Gdhri-*d *ésèiut de«hàtwr les fotfcemet àfroéMltir Àlg«f-le*4i«emèfe. iU«e /flotte imni^^e, sw»ifrcawterte ^Sl»^ bésoog tes ordres àeV*wfmear, se fé«m6è<£tai*liagève *t fiit fch'foïefe 4S octobre 15*i .Bile t*mpt*k «wq eedt géia&frfttiroeBÉ» dff lf aiu y u rt » *fr un pe*»» •^mndde'tewite^sixïnëèetianiHaes^ panntinquets *e -faisaient marquer cent euiq uwrt e ées pfats Jjm^^eratoersde Marte, à la »t4te (te risq eenfe deleirpsiittrépidcs wkitts, 0mme ptilt douéeitqae itapéditiefi préparée à ;gMndft hais, hakiterîieat «Ki^ée^'eû* oampléteraefitréossi^ea^'SOftiiop-
Après avoir éprouvé «nae violente tenante,, <lt flotte iopéf a «w^ débarquement «au r pied des kmteanqtri damtotatla piaute de Mustapha* Xent •eiit éamftyordreJejplu^dnwrabk/et qut4|«ôi Araberseub essayèrent d y mettre obstacle.
•A «cette époque, Alger était gouyetsée par Huesan-Àga., tazHae plein de courage et et prudence . LesihabteiiteôffraYésdel'approclie des dtfétiens,, voulaiert fuir, **ecteu*8 objet* les^Ius préciettXydaas l'intérieur de la régence i^our arrêter cette défection générée ,/Hassait-Agfr «af; besoin de toute son influence. L'armée çhcétkttM fat très*faeureuseidaes ses premières opérations ; les soldats remplis d'ardeur , renversaient tout & qui se trouvait ^ur fear passage ; déjà teurs lignes s'étead*M»t aatour de laïcité guerrière ; tout an^ ooofnl !un .mtecès prompt et glorieux , lorsque dans rtaprfowkii du 25 octobre, te ciel <se couvrit de muages. Vers la chute du jour, un froii eitréme se fit son tir et la tempête éclata. La pluie alors tomba par torrents. Lee soldats,, par une négligence inconcevable, n'avaient ni menteatti f vi tentes pouns.'abriter et se garantir d'un vent glar*-
cial. Aussi le courage leur manqua-t-il en même temps que les forces. La mer s'était soulevée d'une, manière incroyable, et les navires ne purent résister à tous les éléments conjurés : les uns rompirent leurs câbles, les autres perdirent leurs ancres et vinrent se briser contre le rivage : un grand nombre s'entr'ouvrirent et coulèrent bas. Quand le jour parut , le désastre fut encore pins grand. La violence du vent et celle de la pluie , devint telle qu'il était impossible de se tenir debout.
Les Algériens ne manquèrent pas d'attribuer à la protection de Mahomet ce bouleversement de la nature.
Il ne fallut rien moins qu'un aussi prodigieux désastre pour arracher la victoire à Charles-Quint. La tempête avait dispersé ses vaisseaux , détruit son camp et livré son armée aux attaques acharnées des Maures et des Arabes. Après plusieurs combats meurtriers , où les Espagnols, et surtout les chevaliers de Malte , firent des prodiges de valeur, on battit en retraite, et l'empereur avec les tristes débris d'une si brillante armée, s'embarqua sur les vaisseaux qu'il put réunir et que l'ouragan n'avait pas trop endommagés ; mais , pour comble
de malheur , une nouvelle tempête les assaillit et les dispersa en pleine mer.
Telle fut l'issue fatale de cette grande entreprise.
Les Algériens firent un butin immense, et célébrèrent* par toutes sortes de réjouissances, la défait^^l^ra ennemis. À dater de cette époque» les corsaires devinrent pins hardis et plus redoutables. Nulle puissance n'osa réprimer leurs brigandages.
Toutefois, en 1 60 1 , l'Espagne arma de nouveau contre les pirates d'Alger ; mais la flotille destinée à cette opération , dispersée par une tempête , ne put même tirer un coup de canon.
En 1 620, les Anglais, à leur tour, veulent châtier ces audacieux corsaires. Un amiral fanfaron, Robert Mausel , part de Portsmouth et revient , sans avoir combattu, bien qu'il se vante des immenses dégâts qu'il a causés à la flotte algérienne» L'histoire, en effet* l'accuse d'être resté à l'ancre dans les ports de la régence. Quatre ans plus tard, les Anglais dirigent contre Alger une flotte UoaveHe qui rentre bientôt dans Portsmouth, aussi pure que lé première du saàg des audacieux for* bans.
— '86 ~ Tîn 1664, le duc de Beartfcrt est chargé par le gouvernement français d'aller demander au* Algériens raison de quelques inscrites; mais 'Cette expédition n'a pas de résultat: il n'en est pmde -même de «elle commandée par »te fameux Daqwesne , en 1682. 'Ees plaintes des m* français décidèrent Louis Xf¥ à châ tencedes corsaires. LWadre envoyée contre em pria la terreur dms Alger far la quantité de tombes qu'elley lança : le feu prît à la plus grande qwirtre des» maisons, et la mosquée la plus importante ïutdé truite. Les Maures justement épo«vtntés , se disposaient à quitter kl /ville, bmqne fc» -wflts 'contraires forcèrent Duqueaue è ntittrer dams leport de Toulon. Les twwnra/joyeuï'ife ccdtëpart, ftwonnHencS&reiit^fcMira -Duquesne repanrt bteitt6ftpli9lemkfe,i éetoort rfétraire. fee^dey effira^é demaalh topon; mais le commandant delà flotte française* oe von- 'tetîtrîrfter que sous la condition qttH»*r cw d iw» fct
«demande ftrt neconiée , et une foule fde fltaopis -riwntt briser lerare chaînes. On po«a tnwite tes conditions de la paix, qui furent, du calé «te
Duquesne, la délivrance de tous les chrétiens., k restitutien'4e>toutes les warchaudiaes et de* fuisseaux prkaux Français . Le dey embfflrrasséd une paneitte itawende , assembla le divan. L'amiral Mézomoite, eatré de colère, s'éleva centoe cette prope«^i^>et ineaaçant fe dey., courmt sur k plac&fâ^MB^ioéEi^Bt proekraerchef d'Algsr.
Ce monsfcr«fet h barbarie de faire attacher iie consul èé France à la bouche d'an cason et de kwcer «on ««orpe en lambeaux contre la flotté française. Il fitoubir-le méme^^lkœfià plusieuo antres français r.: cette atrocité <saw exemple dema Mau àmnteait connu, mais qu'on aime toujours à citer. Para» les malheureuses f§ctàne&, un officier algérien reconnut l'ancien eapitftiiie d'un uawe français* par leqoelil avdt été attaqué &§ÊàkifnmMÊàœ:imBBmMmA>àG l'humanité de ion wiaflpMUf , «foi lui avait rendu k liberté sans rançon , il ne put retenir ses larmes à la vue du sapptiee <f*Wkri préparant. M écoutent donc que k>v0kdek 'recoimaisaanœ,, il eoucut à*tz te éep, peur4en»uder la grâae et aota bienfaiteur Ge'raoostrta, tefc d admirer knoble conduite; dfe l'officier algérien, le repoussa brutalemenfcAA»*
na l'ordre de mettre le feu à la pièce de canon. Alors le suppliant, au comble du désespoir, se jeta au cou du capitaine français , en s'écriant d'une voix déchirante : « Tirez main tenant; puisque je ne puis sauver la vie à mon ami , j'aurai du moins la satisfaction de mourir avec lui. » Tous les spectateurs, à ce trait sublime, laissent éclater leur admiration ; les canonniers restent immobiles , et le peuple toujours entraîné par l'exemple d'une vertu héroïque , délivre aussitôt le prisonnier , aux yeux même du dey qui n'ose s'y opposer.
Duquesne tira vengeance des atrocités commises contre ses infortunés compatriotes. Il brûla tous les vaisseaux d'Alger, détruisit toute la ville basse et une partie de la ville haute. Tant de désastres irritèrent Ja population contre le dey, qui voyant les Algériens, sans exception, disposés à demander la paix au roi de France , craignit pour sa tête et prit la fuite.
Délivrés de ce monstre , les habitants d'Alger envoyèrent des députés à Louis XIV pour obtenir leur pardon. Le monarque français, qui les reçut dans tout l'éclat de sa grandeur, voulut bien le leur accorder.
En 1 688, Alger oublia cette terrible leçon, etle maréchal d'Estrées vint la bombarder de nouveau. Ses corsaires étaient incorrigibles : le châtiment avait beau suivre de près les actes de piraterie , ils les recommençaient avec pins d'audace qu'auparavant. Aussi est-il inutile de citer tout au long les diverses représailles des Etats de la chrétienté ; toutes eurent le même résultat. Ce ne fut qu'en 1784, que la Méditerranée devint libre et sûre pour la navigation ; car, à cette époque, l'Espagne s'engagea lâchement â payer à ces infâmes écumeurs de mer une somme annuelle de neuf millions, afin que les pavillons de toutes les puissances chrétiennes fussent respectés. La paix entre la France et l'Algérie , après avoir duré plus d'un siècle , fut rompue en Tan vu par les ordres de la Porte, puis rétablie en Tan ix par un traité qui assurait à la France les avantages stipulés par les anciens traités. Bonaparte , alors premier consul , parla en maître et fit trembler les écumeurs de mer.
A la Restauration, les corsaires exercent de nouveaux brigandages. Mais les gouvernements policés sont plus que jamais décidés à ne pas les laisser impunis. Les Etats-Unis d'abord donnent l'exem-
fie, eftd£li5i;:KflRmé*wmtnte,> ItodExmouth àwmàiM§B*, aveatatrittiMid'eiiger enfin l'a] lkioodfel'eftclav«gô;J?«»elant^û'uiïe«âpècede i geciation fr'entame* ôtoar envoie se» corsai ravager toutes le» cètes , après avoir fait jeter — rwdl anglais en prison, et massacrer ,. le 20 m plus-da deux cents pécheurs de corail de divers nation^ lesquels se trouvaient réunis à Bone, da mm église où Te» oélébratt l'office divin. Âk LindignaUon tut génétale en Europe > et trec voile*, sous les ordres de lord Exmouth , aii çna six. frégates et un brick hollandais v coruma dés par le viverarairal Capellin, s'avancent vc kretraitedest pirates, le 27 août 1816. Des pr positions sont faites à Omar; il les repousse, aradain l'artillerie tonna, de toutes parts» Sur c entrefaites f deux officiers anglais ont l'auda d'aller attachée une chemise soufrée au premi intimant de. la flotte algérienne. Cette audwie* entreprise réussit complètement; en moins d'ui beuraia marine.de* pirates asLaûéaniie ^Ifarsen et d'autres bâtiments voisins ont le même sort. I &t août l'&16, lord Exmouth publie lesconditioi de la paix ; on y remarque entre antres celfesn»
Abolition pmjiât«eltR4*Keficftm0e&^
de ton* k8<esd»ve$i«athaliqae$.
filou* fcmolmn&à un grand et. scJenuei dénoue?» meut, mak avant d'en faire connaître tout les déUib r a*ant de dérouler. Tune de* plu* bôUe* pagas<d*l&i8to»re de France ,.nous dteranadeu* imita qui paouveat que les deys r malgré leur bar» barie, savent quelquefois! punir sévèrement ceux quittraitentle* chrétien* avec le dernier mépris».
Su 1A3A, les Algériens farmèsent le projet de ^emparer du trésor deLorette,qiu*depuisp]usieurs année** teutaitteurcoupableavidité. AUrKéchinm,» leur amiral , chargé de cette expédition que les mft contraires ne lui permirent pas d'exécuter, amoi à Àlge*„ après* avoir pflté lea eàtes de la Dafcaatie. À soa Retour , il donna une. leçon siu^ gubère aux Mawes* Leur *eligtenestlamahamé~ titnw défipiré par «ne multitoda de superstitions qjHAmram migiMarôtfc^ desgranda
poîfttader leur croyance est qutahue peutrien faire de phm agréable à Dieu que datuer un chrétien, et; qu'an parvient dam i'autee. via àoui degré plus ou mains* grand* de gloire ,. à. proportion du.unnir
bre de ceux qu'on a fait périrde ses propres mains. La plupart sont persuadés que ceux qui n'ont pas eu l'avantage d'en tuer au moins un ou deux sont peu considérés dans le ciel. Un Maure , fermement pénétré de cette opinion , à la fois absurde et barbare, voyant Ali-Péchinin débarquer ses esclaves» s'approcha de lui , se jeta à ses pieds et lui tint ce discours : « Invincible Ali , quel bonheur est le tien ! depuis que tu as ceint le cimeterre , un nom* bre infini de chrétiens sont tombés sous tes coups ; chaque jour multiplie les victimes les plus agréables que tu puisses immoler à Dieu : quel trône élevé t'attend dans l'autre vie ! Que mon sort sera différent ! Je n'ai à me glorifier de la mort d'aucun infidèle ; tu peux me procurer cet avantage ; cela dépend de toi ; je l'implorede ta bonté ; donne-moi un de ces misérables que je puisse sacrifier à Dieu. »
Ali l'écouta froidement et lui dit qu'il lui accordait volontiers sa demande : « Vois cet esclave , ajouta-t-il, en lui montrant un Espagnol vigoureux, c'est celui que je te destine ; passe dans le bois voisin où je vais l'envoyer et fais ton sacrifice. »
Le Maure part transporté de joie. Ali fait approcher l'esclave , l'instruit du vœu du Maure , et'
lui remettait uifasata* et.mfcfu**k iUuuardftun* # de se rendre dans le.boîs v et de se défendre si on l'attaquait.
L'E^pagnols'ayan^eharëiraent ; Je M^we, en le; voyant en état de défense^ s'eilraie^pwnd la fuite et revient trouver l'amiral. Il n'hésite point à lui avouer qu'il n'a pas o$é Attaquer l'esclave, «Eh ! crois-tu , . malheureux r lui dit ato« AJi , que les chrétiens qua j>iiui»oJtè£, se so«t,ofler4s à mes coups sans défeasa ? C'est au péiil daifta vie que j'attaque la hwr;J§gnmds qutfamorl d'un chrétien n'est agréabte à DUil qHelùrs^\m te lui donne avec honneur» IL n'y a aucun- mérite devant lui ai devant' la» homme* à^orger, un ; infortuné qu'on attaque ave© avantage. «Cette réprimande fut .applaudie de tous caii&qtfi l'entendirent,, et le Maure se ne^pa.a€co«^iapô^huéasdea,s©ldats.
La Uait suiva^avait Uw eu4 t 716, *>|*s5aba^ M , qui sut, appjc^dm am Mauw imiter le» chrétiens. Le consul anglais 9(.,IhawaThai»pr^ soji^ allant u9,matiPi y alogfi QÙts'aa^whtent les ■ capitaines de vaisseau*, pai^suiiiQiiïD^teracrivé. daus ua endroit où. le qhejpiu, était wauv^s , et. n'offrait qu'un, teè^patit q*gw»< pwtioçble, un
«Maure Tint lui disputer le terrain et le poussa : « Veux-tu me précipiter en bas du môle , lui demanda le consul ? et si tu sais qui je suis , oses-tu me disputer le pas î— Et le prétends-tu sur moi? jrépondit le Maure, toi. vil chrétien ! Un musulman 4St-il fait pour te céder? » A ce mot. il donna un soufflet au consul , le renversa et lui mit un genou sur l'estomac. Le capitaine du port accourut, et menaça le Maure qui prit la fuite. Il fit ses excuses au consul, et s'empressa d'informer Baba- Ali de ce qu'il avait vu; comme il était l'ami du père du Maure, il sollicita en même temps sa grâce. Le dey . à sa considération , voulut bien lui faire celle de la 'vie; toutefois, ne pouvant refuser une satisfaction à l'offensé, il résolut de faire donner la bastonnade à l'insolent. « Tu seras vengé, ditil au consul qu'il avait envoyé chercher avec le Maure , et se tournant vers ce dernier : « Qu'as-tu fait , malheureux ? — Peu de chose , répondit le Maure , j'ai battu un chrétien , un chien qui prétendait être plus que moi et qui m'a dit des injures. — Quoi ! reprit Baba-Ali , tu as osé traiter le consul de la manière que tu dis? — Sans doute, ré- |)K<jua-t-il insolemment ; pourquoi le nierai-je? J'ai
bien fait ; ce n'était pas la peine de m'envoyer chercher. — Tu l'entends, s'écria le dey, outré de son insolence; et se tournant vers le protecteur du coupable : Ne me demandes plus sa grâce , il me force à la rétracter.... » Il condamna le Maure à recevoir deux mille deux cents coups d^ bâton. On lui en appliqua d'abord mille sous la plante de» pieds, qui furent déchirés jusqu'à la cheville, pendant l'exécution. Comme on ne pouvait lui en* donner davantage sans l'exposer à mourir, le dey qui voulait en faire un exemple terrible, l'envoya en prison pour se reposer. Le lendemain on lui appliqua encore mille coups de bâton , et on le jeta dans un cachot , où il mourut de faim et de soif, peu de jours après.
Je cède encore au plaisir de citer l'apologue suivant :
« Un certain Mahomet, célèbre dans tout le nord de l'Afrique par de profondes connaissances «n alchimie , régnait à Tunis : chassé du trône à la suite d'une révolution , il vint chercher un refuge à Alger , dont le dey était alors Ibrahim Hojiah. Celui-ci , après avoir bien accueilli le fugitif, lui promit de le remettre sur le trône, mais à condition
faite 4e lî«4. Mafawetaccepta le: marchés Réiufiftgré^ma -se* Etafcv so©. premier soin fut, d'en*-vtyerôt 90rtkienfai*èun > 4we j^pftus&ambaasade*, ckangé&paardui de présents soigneuseafcentetnbalrléadaaêderjebeecoflïnes. Le dey s'-empresead'ouwfc k&coffrea : il y trouva desrtêches,, des soes de; chnHR«e „efc<ftmiêfr sortes d'insirûmeote de labour
H)i*him Hejiah profitait-il de la leçon ? Je ne le pensées ; ea? le» Algériens , de. tout. tempe, fa*mdt plu*' endiû* à la piraterie qu'à, la culture,,* sÉbife des prospérités d'un empire sagement gDCkr
Cet apologue rappelle le. trait de ce cultivateur mm tir ; dont- les« terre» produisaient plus que celles de ses voisins jaloux, et qui l 'accusaient.^ MreeUerie.; " Voilà^di^il au peuple, en montrant ag^ittsteuments de labourage déposés ^ir. le^fo- ^iid,,, mes sorts et toute ma magie- »<
Enfin, J0^ak<léfoulBrsou8VOsjeiiXrdB^pageâi immortelle^ l'un de» plus beaux titres de buRes-*» teurafeton .,* c'e&fc-à^dire ,, la prisa d'Alger et l'ex^ Inaction de la. piraterie. Ce haut fait d'armes peut
supporter vie ,pwallèle »a vec/tes. ànwm $*r\em 4e
^UEnqMvet;irjttiiii9mlé 9 Vm&aêû «Miami , A «Mte
jfiaode .«wvriki ,*>*t mv&fé *ots ita tâera «hs
/anèmes ûcceft^d/ïWte^rBeUeffeoasnwsswoe.
«Ar»t*$6tte époque, je gwtwm^dt >ifwirç*is «ftwit-tia «autant \k mémoire Meih «Mérite .owp&hletdes <Algéfittas.ifoi*fté8 ,**n4melûJik*fe j w»rioe, , frwa^Î6e avait t&éjféUé KptftèwiMÉtMfs .àe.Bone; ^.16â3, lwniaiaft» de*^e<»*s*kLiP*it -&é visitée iwidlée^a^ Htstfiift;
<& pèche Hto,(xwU. V Tdont^^
tée auceesâwinqat «à ,d<w peirt wilte Jtwm, .jîQUS^itvOûJevie,; airôn, Jes droite dtatiftie r^içés ;? par . noet marchandises jjwmt ffctft à»ceqp . augmentés. Mais ce qui ocoasioBna^éfoitiviWW^t . kguc»re>futkc«od«te4ucdey 0*¥6f* JML Jtatal > «notre mwul. r Hassejp ««ait refait *Uu*> ltiftpa *à .Chattes X,,lQuchâDt*raffaif e dîw^0Nm4Alfl9» arôwoîtr de l 13Stet;jiçe(piJettfes,4twt jœrtéj* g«ps jc£pawç,,Je .dey /^ v ^i^d*if|jie,;le*$^^
dépit , qui défait éclater à la première occasion. Elle se présenta bientôt aux fêtes du Beiram : les consuls européens résidant à Alger, se rendaient auprès du dey pour le complimenter au nom de. leurs souverains. A l'heure indiquée, M. Deval revint à la Casbah pour l'accomplissement de ce devoir ; c'était le 30 avril 1827. A peinese fut-il présenté devant Hussein , que celui-ci lui demanda impérieusementseslettresauroideFranceJ'accusattt de les avoir soustraites. Le consul répondit avec dignité. Hussein se laissa aller à un torrent d'invectives contre M. Deval ; puis, se saisissant d'un grand éventail propre à chasser les mouches , il l'en frappa . « Ce h'est pas à moi , s'écria le consul , c'est au roi de France que l'insulte a été faite , le roi de France saura la venger. » Disant cela, il se retira à pas lents de la présence du dey, manifestant beaucoup de calme et d'assurance dans sa démarche et son maintien. Tel fut le motif de la guerre déclarée le 15 juin 1827. Ce fut Hussein qui la commença. Le 17 de ce mois, des Turcs de Constantine détruisirent de fond en comble nos établissements du fort La Calle : les colons français lurent au moment d'être exterminés. A peine eu-
refit«ils le temps de chercher un asile à bord d'u» bâtiment français alors en rade.
Une division de l'armée navale se porta , dès le mois de juillet, devant Alger, qu'elle .assujétit h nn blocus aussi rigoureux que possible. Mais ao bout de deux années , ce blocus n'avait encore produit aucun résultat , et il nous coûtait plu» de six millions par an. Enfin une expédition contre Alger fntrésolueàlasatisfactiondet0utelaFraiice. Toulon présenta bientôt un spectacle auquel les yeux, l'esprit et les oreilles avaient d'abord quel* que peine à se faire. Des officiers et des soldats de toutes armes encombraient les rues , les promenades, les places publiques ; des matelots provençaux , italiens , catalans , maltais, grecs , barbaresques , bretons , normande , portant le costume et parlant le langage de leurs diverses patries, se mêlaient , se pressaient , du matin au soir sur le rivage, au milieu d'une inexprimable confusion. Le bruit des cloches était remplacé , pour marquer les heures, par le son des tambours; celui des métiers ou des industries diverses, par de perpétuelles détonations d'artillerie et de mousqueterie. Des caissons , des fourgons , des pièces de canon
et des voitures qufai ytemMtRrdieriitiftife ; et 'toute jiwe^akitiidedel^ *ï>ar<tetoens de toute sorte, *we cessaient en natêne vtemfS'ià'dbtomt i(te<ve»tr*taportJè la fiée, delà «de au pwt, Btom&téfée Jalerw, j0ft.è&tdH>wfe *ilte iprised'asa***, *a4oiit lfeanK)«»OTvifoiefWT *m©aombreuBe*armée ;iëu càlé<deéa wer, un îra- -nine 1 eliittpéfctoàw«tiit«fcJ^^ <fesf «w^^e^ooëfe^pdirilMid gfabe .Vfae &5i*?fll !)83ô,<h»Ji^iiteH»Bte^âiï6rawr et h^maféohaaix:
ràkwi «aspaetive*. Liamiral <U*pewé , iwwnë *emiiKftibiiti«B tdfeef ta toKk*ta,t4ràfrarrivé< 4ef*#ttoBgtafgpe,f«t <ML ,de Bottwnort^fltftwistreicte dtafigfcKMre, géoéftl eBchef<«M',awéetde.teTO, « tank*YMt&fe<«Kta^
méeg. ïmtole pemnael da^aiwéemion tdrt èem*i- MB^eaÉe-oidqoBilla^ratiHHes. LeigénéralLafeitte iHfcappetëMW c»iB»»md^œeBfedë HtrtiHerie/tegé- ^atàfalaï&èuaabèda géftiaide lifetttenattt^éûôrril ^to|MezlfatoqoiMsé chefcde tîétatMHigowgéai^ M/Aniinéay hltâDduftra cheffiteftiaHtîéeiaéM* Éot commandé» p*ndawfo»*e-
«ars.,I^,flûttextoi^tett,,«x ctnt^arautenci^i
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4çfluel lf&àtôntôuts de rÉtat^oiUwQut .à cwt
Xfi 3«iaûarjciyaJtt JeUa^phiM gui T p^s&a;en xexm
tente laflotte,, aumiMead'jiaeivthwsiasroç géoé-
jal ^tfeA&op partif f ppur Ajgtc, Jta calme, etl**
fïa&ts .contraires retinrent la floite quelque tea^ps
.dacsJai>aietdeîPalna4; eufii* un itou vèfttiiwt
.sniwnja^jelles'éloignflfttse mootrabi^nt^ sur trois
♦colonnes, eu >foce.d'Àlger^J-es . .escadres, xûéueRt
«Bsuite.de bord^pour se diriger *e*&la pr68gu!îip
de,Sidi-Ferruch. l& lendemain le débarpwiwt
eut Jien.; les. chalands .„ i^nrquisjpfur ie r petites
jewbarcfttioïi?,,, *e .détachèrent .tous, ensewble, ,*à
*n ^aLdoopéjd^ vaisseaux de f! guerre.:xbac»n
.d'eux portaitune corpagnie,taut^utièjre^ ofticws
,et soldats, debout, et tout prêts à s'élancer .à
.terre. L'ennemi se préseotaïunpçu tard, pour s/op-
poser à Ja descerite.qui s'opéra le plus «heureuse-
r i»eutdu raende; cet ennemi, c'était le bey^ de
.Tittari, à la tête de.douzc cents Tures et de huit
mille Arabes *J3a f position était à trois a gpris»d.e
Keue , environ , du point du débarquement. Aux premiers coups de canon il fut décidé qu'on attaquerait immédiatement. La première division eut Thonneur de cette attaque , qui n'était ni sans gloire, ni sans péril. Après divers combats sanglants l'ennemi fut enfin tourné et obligé de fuir. Ce premier succès fut une rude leçon pour les Turcs. Cependant toute l'armée s'agitait. Le génie préparait ses immenses travaux, et le quartier-général s'établissait dans le marabout de Sidi-Ferruch : une petite mosquée , entourée d'un mur d'une médiocre étendue , des hangars composaient cet ermitage. Deux carrés semés d'orge, de maïs, de figuiers; des arbres à fruits, un superbe palmier remarquable entre tous , en ornaient les dehors. Dans la mosquée se trouvait encore la châsse du saint personnage qui avait rendu ce lieu ce* lèbre ; elle était ornée d'amulettes d'argent et de corail , ou de verroteries diverses ; au-dessus d'elle flottaient trois grands drapeaux élevés sur de» lances. D'autres drapeaux et des morceaux d'étoffe de soie, de couleurs diverses , décoraient les murailles de la mosquée. C'est là que se tint le général en chef, entouré de son état-major.
Le 0, l'aga des janissaires , généralissime du dey , commandant-né de toutes les forces de la Régence , vint reconnaître nos positions , accompagné d'une centaine de Turcs et de dix fois autant d'Arabes. Il défila devant les premières lignes à une petite portée de fusil ; ce même jour le temps se couvrit sur les neuf heures du matin. Un vent du nord-ouest s'éleva avec violence ; des gouttes d'eau d'une grosseur extraordinaire, commencèrent à tomber à de rares intervalles ; elles» devinrent plus fréquentes; d'épais nuages se fixèrent au cïel et laissèrent échapper des torrents de grêle et de phïe.. Le tonnerre éclate de toutes parts; les éclairs se succèdent si rapidement qu'ils auraient pu remplacer le ciel enflammé de la journée. Les chevaux se couchent et semblent frappés d'immobilité. La violence du vent déracine les arbres; les broussailles enlevées tourbillonnent çà et là. La mer soulevée en montagnes, se brise ayec fracas contre le rivage qu'elle courre d'écume, puis, en se retirant, laisse à nu une plage immense. Au même moment, on voit les vaisseaux tout droits sur leur quille , ou bien couchés par leur travers ; quelques-uns chassant
sur leuraansres,, menacé&,de faire x64e ,*au de se briser les nos «contre, les attiras,, dirent le canon d'alarme.
L'amiral fit jeter à^a^nernomtre 4e comôsti- Mes , ce qu^procura.quej^uee faibles nesssarGe&à Harmée , ^ui s'attendait à la destruction Je la flatte. Aussi la terreur était-elle dans toutes Je* âmes, et ohacun avait devant les yeux l'immense désastre detCharles-.Quint.
Enfinrla tempête s^paisa : si elle enduré deux heures déplus c'en était fait do la dette.
Le lendemain la carçipqgue devint .déserte et silencieuse.
Le débarquement du matériel s'était fait avec grande rapidité. L'armée avait déjà des vivres pour plusieurs jours. On continuait de travailler au camp retranché.
Les Turcs* avaient établi leur camp dans .la plaine de Staoueli, an bout de laquelle se trouvaient des. collines qui faisaient face à celles que les Français occupaient.
L'aga des janissaires, généralissime de la Régence , commandait les forces algériennes. Il était bravç, .engendre du dey. Jl avait pour lieute-
l l^t^a^Gt)!wten4inemt.de*ïkie«.; : celui
irawi^remplacéfpar te Sfâtexé&m&l^lidqywte fit tuer après avoir bravement combattu. '
^m|«tote^irfIeJbce»mes. Au^si les Arable, .fiws dtes<>fwé*édfi«fte844^dîti«s /qui J&¥*ienfcf«ui«ife
m&<^mr*(te8<wA**m , étaient ioipaiieot* de
|j4^£$Nifitift GMibat&saQ^aAts^arméefcai^ $itsô &é YwiuediMmroj) idesitaaueli ; Jbieotàt il J^^parattAvaele&groiipescdeiteDtes irréguJièr «es: rnotre askUbrie ,:.*nw.fiiséeft à la coagrève^j
,^ jettent le trouble et Felïroi : Turcs et Asabçft, abandonnant tout, s'enfuient pêle-mêle et sef>rérijutent sur la route d'Alger. Les Turcs,, qui,, jusqu'alors avaient été les premiers aux combats
■Il et s'étaient montrés dignes de la domination;quli|s
avaient exercée dans ce malheureux pays, ne#je
jdktwgu&nt tplte,que»par, la ^idtyéde demr fuite .
**îlbi**> soit /que Jïu^seiutfi'atteudîtià mvr, 4&à
paraître les Français , soit qu'il redoutât la foreur des janissaires, ou la présence des tribus arabes dans l'intérieur de la ville , il en avait fut fermer les portes.
Oh ! qui pourrait retracer le désordre qui fut la suite de cette mesure inhumaine ! une multitude haletante foule aux pieds les blessés, menace les maisons des consuls qui se trouvent sur la montagne ; et cette masse d'hommes, grossie à chaque instant, s'attaquent et s'entre-égorgent.
En vain les fuyards , le yatagan à la main, et de l'autre des têtes de Français , heurtent-ils en désespérés aux portes de la ville ; elles ne devaient s'ouvrir que devant le général vaincu, devant le janissaire-aga. A peine l'a-t-on reconduit en pré*sence du dey, que celui-ci le raille, l'injurie et lui crache au visage.
Les Turcs enhardis par l'inaction des Français qui , selon eux, ne savaient pas profiter de la victoire, finirent par se persuader qu'ils n'avaient pas été vaincus. L'audace leur revint peu à peu. Mais elle fut de courte durée.
C'est dans un de ces petits combats qui se succédèrent depuis le 22, où les Français étaient
obligés de conquérir pied à pied , pour ainsi dire, le terrain , que le jeune Âmédée de Bourmont, lieutenant de grenadiers, fut blessé mortellement.
Bientôt les communications devinrent plus périlleuses entre les divers corps d'armée. Les courois étaient attaqués; de nombreux essaims d'Arabes voltigeaient autour des détachements ; même les blessés de la journée ne pouvaient être transférés à Sidi-Ferruch , sans que quelques-uns de ceux qui les escortaient, n'en augmentassent le nombre. Malheur surtout aux traînards, aux imprudents qui s'écartaient !
Chaque jour voyait tomber deux cent cinquante Français. Une fois trois ou quatre mille Arabes surprirent un bataillon (chose incroyable) désarmé : il était en ce moment occupé à nettoyer ses armes. Le 27 nous avions deux mille hommes hors de combat : la maladie commençait à sévir avec violence.
Après douze jours de campagne les rangs de l'armée française se dégarnissaient : que sera-ce donc quand le siège d'Alger sera commencé?
Dans la nuit du 26 au 27, une tempête effroyable rendit la mer monstrueuse et menaça de nouveau
Jbfcflotte;d'w*e*ei*ièra^ jmat, laite Ida tiOûlédeL^iN^^rtd'^péfar v j&ottjemaat fétragrade. MutyéJfts pcemiar&auB- ^^^ereip^^ yt eUe4>ptdOT(^afatte»6<uaprcH 4rê.<Jia4fcB!péte a'wt flrtuu}B^spit©;ûy>e&te ; d»s jAvagaa de Ja laalâdievn'aiigami^wi^rf^white- «Mut, ^t tetdéban(ueiBeot.dUimalé«ehpermit4e -*e ^porter* on.avaat lettd&jiypraidie J.'enaemi:: l'attaque fut ai,impéta<uise qae ,le& Arabesprirapt 4atfuite, ^près s'être .jnoJIânwmtxdifejadus.
, Enfin les Eranf ai&atteigoireat Jb&floramâfeuiu Boudjareah, d'où ib ^pureat ,ftnfio„C(»tempter «Alger, à leur, droite*
An pieddeia.mQn^oeétajbtAlgeifqw^e^.iW" jrdillesflt ^joaisous J)laucb£s f« soient ,ûmBeQt i«««wfcir sttr4eJbad,de»^mbt^VOTdiire quii'eD- >4ourait. Qokf owdit compter ^^kare£s tV QQ dislingUgaîUa jCasaa&bah , eUe môle ; pjiQttégé,pflcJta*t de batteries formidables, et le chàteatudevl'Empeijjeur, qui tout 41a i^ûi& nae^atfevet.protége la *ille.
La hm 0(^pé par Chades^^uijta , dana^on * fcipéditiou de 1541, 66tde*eim l^njplacejpeutdu ^fort, appelé château de KEippeveur par.leaEui*- *pé*a*„ StiUaBnCalaeëi^par las.ïwcs. ,Ce>fort jest
~«9— un reotatigfe <de eent tmiqxtaote mètres sûr «s granrfs.oâté&, etxle ce»t«nè*res sur sespetitg. Bas tartMfts , d'un/tracé »irréguker, fbmaieiit ses i» gles ; «ne timr ronde , armée de-canons , Relevait «n mttte , xfeottkuatft ran< réduit taisez considérable. A«M«o£ m roc-éievé , ce château n'awaH poMiMteufossés*; aams&finejaaseBfprafenfe ercava- 1fen ntfurtUe fea*teiKkitdu côté^delaicraBpegocu De ce c<Hé, *etterrain' ôoovert de maisons, de }«**»&, iKwotw^tderchanap» ujdtiyés, <de:pa)»- «irief*, §fo)bitramrien,, d dangers., mêlés àrm» -wbterffttfciSewéîEorapa, étatafatlewanéidiacaîdents naturels de tontes sortes ; d'immenses hÉias *^te^¥W#iiB^^te^é}^aiefttif à^t'llà ;i(t^utes ^etesOTic^tét^^^adre^difficilefteti p é ptffeq g i *rae>aw»éesieK»ége les afaards de^Iûf lace.;<Les TutwccwipaâJÙà^r^woofciliéé.
4isgà,iîqewinwt pasftirer parti iiteieeskrcajifcés^Ri fon*àiwi*idt*«ff<ai^irtfde, pdatos rfetaaiufeku
> tes «oldata/fi«a$ais avaient d*ftfcé"iet 00*» de ^apatéoDJm(fahé*emiidô.l'SaBpereiir.
*pr*s«peflatérBUcbée *qfré*é*^érte T toonaroi feHoo*«fcprâd&«^ «prtii: ifctil phww*fawtw^^fan^ p*utt*tiU*-
ment découragé. Les Turcs et les Arabes s'étaient persuadé qu'il n'était possible de s'emparer de Sultan-Galassi qu'au moyen d'un autre château qui lui serait semblable de forme , de dimension.
La garnison de Sultan-Galassi se composait de huit cents Turcs et douze cents Arabes.
Le 4 juillet, une fusée, signal convenu entre les généraux français , s'éleva dans les airs. Les batteries démasquées firent une décharge générale, à laquelle le château de l'Empereur répondit vigoureusement. Mais les assiégés forcés de se retirer, crurent nous ensevelir sous les ruines de Sultan- Calassi.
Après la retraite de la garnison, un seul homme se montra sur les remparts déserts et détruits du château. C'était un nègre ; mais à peine eut-il disparu, qu'une explosion terrible se fit entendre ; le château s'engloutit au milieu d'une éruption de flamme et de fumée , sorties de ses propres flancs; la terre trembla , puis du sein de l'obscurité se développa peu à peu un vaste et sombre tourbillon, une trombe immense, du premier bond touchant au* nuages et continuant de monter : c'était comme un informe et gigantesque fantôme qui , sous las
vastes plis de sa robe ondoyante , couvrait un immense terrain.
À cet aspect terrible, des postes entiers furent snr le point de fuir. Bientôt, à la place de Sultan- Galassi , on n'aperçut qu'un amas confus de ruines et de débris.
Un vent de terre avait tenu la flotte au large, pendant cette attaque ; elle accourait à pleines voiles vers Alger , où régnait la plus grande consternation.
Hussein seul ne voulait point se rendre ; deux fois il s'élança , un pistolet à la main , vers le magasin des poudres, deux fois ses affîdés l'empêchèrent d'accomplir cette résolution désespérée. Toutefois, le dey inflexible , cédant aux conseils de la prudence et aux insinuations du consul d'Angleterre, fit avec le comte de Bourmont une cou- . vention qui stipulait que le fort de la Cassaubah, les autres forts, le port et toutes ses batteries, enfin les propriétés du gouvernement et le trésor, seraient rerois aux troupes françaises. Quant à la ' fortune particulière du dey et de tous les habitants, elle leur fut religieusement conservée. Plus de 1560 canons , la plupart de gros calibre, et une
yJMilité considérable deamnitions de toute espèce tombèrent au pouvoir des Frauçais^Le trésor delà tfiaflsattbàh^éraihté à un peu moins de cinquante -millions, eafrairukact daas Jet» caisses de l'armée. Aux .tenues de la • eapittelatton, ■ les Turcs devaient quitter le pays dans un .délai .détervûaé. Jkinatteodantîle uraetteat du. départ ils reçurent iîonhre ide flirter leuis armas. iLes jaaissaiFes qui -éàstent tmtsiés , afethttefit néairooifts la «peraiiasion de rester à Alger.
^L'ancien *k»y:partit peu de «jours .*pcèa* pour flapies. .Sa ifigwe aonwçait «me ptefetwte ir«a- «tessequeaes anciens sajeteseinbUkffit^tager «Jfc effet, avantHuBsein, grand nwabfede«liiy«'flwaid»t -fini par ilessabre, ou par leioordon, maia<nmautt*e *4ey s'asseyait aurdetf ènetaotictofaisftasarçlmié. ~A*ec Hussein, optaient des raceors , Ja owyaoce, , les usages, 1 Hoiépendanee >natiooÈde rqoi<ak»al- -teieHt<en««ril.
Au moment au la ibar^uetqui emportait4e dar-
* ocfepday^A^rs'ékrignaJiDfortunèabawiébru*-
^HÉHmÉaercno usage, le 'Capuchon detsonhw-
tvnons. ffleofaitnil >eomme Boabdil? A* derûien«n
odssJlfaanain'atfaàt 41a» «udéfewlre^ûawjwinef
mais Hasseûveùt-ilreçu dadeUetbimetle géai* d!un Barberousse, naurait pu.éviUr. sft chutes Llislamisme. chancelé da toute» part^ .taodis- qp* \t christianisme reste, inébranlable;, c'est que. lei mensonge: ne peut se maintenir contre la vérité», Le coraro doittdisparaîire un jour*, et l'Evangile*» imané d'une saurce divine, hrilter jj»âqq!à.]a foi des siècles*
Ensuite eurent lieu les expéditions de Boaa et d'Gran, moins importantes et cependant, tcès** meurtrières; la reUaitedeJîéliia, oùnn j^onePolo^ uis„ le fils de cet illu&tne Poniatowsk^qtiicombaU lit. et mourut peur la France, teignit plufrdfunfr 14, sa lance du 1 sang, des Kabylea»-
Après cette dernière affaire , grossie et déoat» torée 9 . te* Arabes éprouvèrent una? bmyaate ivresse cpii ne tarde pas. à, se dissiper:.
Mais , avant de. parler de Ganatiantiiier, je?do*j ouates lee^abangemente» opérés* pas notas pi£~ mc&ètm Alge*..
Qn>a dégfc oonsfcuit-une pkroeet.de kagesarM* i l'européenne, dan» toute la partie de lavilleç» bordela mer; toutefois ces changementanfontjMBi atteint les» qpartia» plus életiré* <f*i ont
conservé lenr caractère primitif. Des rues él livrent difficilement passage à deux ou trois soones de front , et sont couvertes par des v et par de nombreux arceaux qui les convert en espèces d'allées souterraines , où l'air et mière ont de la peine à pénétrer, et où Toi pire une odeur fade et nauséabonde , lorsq extrême propreté n'y est pas entretenue.
Çà et là on rencontre des espèces de carre!
et de nombreuses fontaines , dont les minces d'eau s'écoulant avec lenteur , sont répandi tous les points de la ville. Ces fontaines disp au niveau des rues , ou plus habituellement des enfoncements voûtés , précédés de que marches , sont en général construites avec t coup de soin et d'élégance. Un ressort fait ai l'eau , et l'attention que Ton met à la rece prouve toute l'importance qu'on doit y attl dans un pays sans rivières, et où la seule eai table vient des sources , quand elle n'esl fournie par les pluies , et conservée dans de ternes , dont la plupart des maisons particul sont munies.
Beaucoup de rues sont commerçantes , ofl
de chaque côté une série de véritables loges, dont l'ouverture, située à la hauteur du point d'appui, n'a pas plus de quatre pieds de diamètre. Cette ouverture sert à la fois de porte et de fenêtre; elle donne l'air et le jour, et se ferme avec une espèce de volet cadenassé . Ces enfoncements forment les boutiques mauresques , où l'on s'adonne à quelques travaux industriels, tels que chaussure de cuir et maroquin, broderies en soie et en fil, ou d'argent, armures ciselées, vêtements, etc. Tout se fait là sous les yeux du public , et le fabricant vend lui-même sa marchandise.
Les métiers les plus estimés à Alger, ont toujours été ceux de cordonnier , de droguiste , de joaillier, et surtout de bonnetier. On fait, comme à Tunis, des quantités de bonnets de laine qui sont importés dans le Levant. Chaque corps de métiers avait son chef qu'on nommait Amin ; il prononçait seul sur les petites disputes qui s'élevaient dans sa corporation. On a toujours aussi fait grand cas dans le nord de l'Amérique des soies fines d'Alger, poar les éokarpes à l'usage des femmes. La tannerie , ou préparation des cuirs et autres peaux, a été un genre d'industrie fort étendu. Le maroquin
— 9* — ya<toujoure éi&tomiliéavecla plus* grande per-. fettiwu On. en fait de toès-beaux, tapis appelé»; nimm.
Rien despln* curieux que le contraste de quel— qoes-uns des marchands algériens avec leurs oc— > capatioos : où les aperçoit, assis- sur leurs- jambes» dans, toute la gravité orientale.,. la tête couverte: d'an majestueux turban., le menton orné' d'une* bp|fce,imp<>sainte> ( occupés, à défMer un écheveau^. à faire de la tapisserie , des fileta,* ou tante antre» chose fort peu. en. harmonie a*ec leur dignitégrave et sévère*. Au surplus, ce spectacle est eo-* cnre plua frappant quand on voit, le matin „ les Maures des environ* arriver an marché i il y a> parmi eux de très-heaux hommes, remarquables» surtout par- leur embonpoint, et se drapant majestueusement sur leur monture : roalheoneuse^ ment pour l'effet saisissant dii.tableau* Us, fr' avançant lentement sur <!*» ânes étriqués* e*. ployant sous une autre charge de légume» ojkde, faute*
Chaque genre de travaux^ son quartier» an qptt est commode pour les aoheteuraquiîtn&njeni'sou* leur^mam^lastma^aaioada méaie nettew ^ M aiwla» sont fréquemment fermé*, attendu yie le maît ce
n'fefette pas à fermer sa porte , si ses affaires en ses plaisirs rappellent ailleurs. Persaime ne semble pressé de vendre, et Ton serait tenté -de croire, comme on l'assure , que la plupart 4e ces heureux et tranquilles débitants se livrent m commerce dans un but de société et de vie extérieure, plutôt que dans des vues d'intérêt : ib peuvent ainsi causer et passer leur temps? apprendre les nouvelles sans exciter le soupçon., -avantage précieux sous l'ancien gsuyecoemedt.
Les Maures de la campagRewottrès-laborieux, et le produit de leurs peines finît sauvent par les enrichir. Quoiqu'ils vivent généralement <kns une parfaite union , Us n'aiment pas les fieiHwds infirmes et qui ne peuvent plus trarvailler :«nssi ne font-ils aucun mystère du désir ^u% ont d'en être débarrassés.
Un Maure de la campagne alla trouver «n jonr un efairurçieo portugais , et lui dit t « Donne-moi quelques drogues penr faire mourir mon père; je te les paierai bien. » Le Portugais étonné d'une pareiUe demande, resta un mwuent interdit; puis revenant à lui» il répendît an Maure avec »n sang* froid égal à celui que ce raonstee «vante nwmtré en
faisant son atroce proposition : « Est-ce que tu ne vis pas en paix avec ton père? — Nous sommes très-unis, répliqua le Maure; c'est même un excellent horpme qui a beaucoup travaillé, m'a marié et m'a donné tout ce qu'il possédait. Nous vivons ensemble, et depuis longtemps je le nourris sans reproche; mais il est si vieux qu'il ne peut plus mettre la maiD à l'ouvrage; malgré cette incapacité, il ne veut pas mourir. — C'est une bonne raison, reprit froidement le chirurgien, je vais te donner de quoi l'y faire consentir. » En même temps il prépara une potion cordiale , plus propre à réconforter le vieillard qu'à le faire mourir. Le Maure paya bien et partit : huit jours après, il revint annoncer que son père n'était pas mort.
« Il n'est pas mort, s'écria le chirurgien; il mourra! » Aussitôt il composa une autre potiou, qu'il se fit également payer , et dont il garantit cette fois la prompte efficacité. Le Maure le remercia. Cependant quinze jours n'étaient pas écoulés , que ce fils dénaturé reparut de nouveau , assurant au chirurgien que son père paraissait mieux se porter depuis qu'il prenait les drogues qui devaient le faire mourir infailliblement. Le
chirurgien rengagea sérieusement à ne point se décourager, et lui donna pour la troisième fois le prétendu poison. Le Maure sanguinaire cessa ses visites : mais un jour le chirurgien le rencontra et lui demanda. depuis quand son père avait rendu le dernier soupir.
« Il n'est pas mort, répondit-il, et tant s'en faut ; le bonhomme se porte à merveille : c'est un marabout (un saint) ! »
Les cafés qui sont très-multipliés ont , en général, la même forme que les boutiques ; seulement ils sont plus profonds , et garnis de bancs de bois, recouverts de nattes. C'est là, qu'aspirant leurs longues pipes, les habitants passent une grande partie de la journée dans une complète immobilité, échangeant à peine et à voi\ basse quelques rares paroles. Parfois on entend dans les cafés une espèce de musique triste et monotone, qui s'accorde parfaitement avec la profonde obscurité de la salle et le peu d'air qu'on y respire.
Avant de savourer longuement !« moka , les habitants ont la ressource des barbiers pour ne pas trop s'ennuyer dans la matinée Assis circulairement, comme je l'ai déjà dit, ils a ttendent avec
une patience qui surprend les pétulants Europpeas, que leur tour arrive d'avoir la tête rasée avec on soin et une dextérité remarquables.
Les bains de vapeur, ou étuves, sont encore fort recherchés par les habitants d'Alger et des antres villes de la Régence : ils ont le double avantage de ménager l'eau et de rendre parfaitement nette la peau irritée par le contact d'étoffes de laine et par la lhaleur excessive. A Alger, le plus bel établissement de ce genre offre plusieurs pièces très-vastes , dont la première , ornée d'im bassin de marbre blanl , a la forme d'un dôme, et reçoit le jour par d'étroites ouvertures percées dans le sommet de l'édifice.
Dans cette ville, vous n'apercevez q«e des objets communs , aucune trace de luxe , avec une population silencieuse , circonspecte; maïs franchissez ces portes soigneusement cachées dans quelque angle , ces portes lourdes» massives., couvertes de larges serrures surchargées de cade~ lias , vous serez tout étonné du rapide changement 4e la scène. Après une première pièce, espèce de vestibule où l'on reçoit tes étrangers, mous trouverez une galerie de marbre, ornée de colon*
— «fl -rnades torses, et dent les murs couverts de petite carreaux de terre peinte et vitrifiée, ou revêtus de marbre , répandent une douce fraîcheur; à l'extrémité de la galerie , vous verrez une cour carrée , disposée au centre du bâtiment , remplie de fleurs, d'arbustes verts, et offrant ordinairement un bassin élevé à la hauteur du point d'appui , et laissant échapper un jet d'eau limpide qui retombe en mêlant ses vapeurs rafraîchissantes aux parfums des fleurs. Cette cour est revêtue de dalles de marbre et n*a que le ciel pour toiture ; l'air et la lumière y pénètrent sans obstacle. La maison , bâtie carrément , environne la cour , et en est séparée par une galerie , ou portique , soutenue par des colonnes; les plus élégantes sont de marbre; mais il y en a de bois colorié , selon la richesse des propriétaires. C'est le long de cette galerie que s'ouvrent les appartements; tous prennent leur jour sur elle , et s'il existe quelques ouvertures sur la rue , ce ne sont que d'étroites meurtrières de sii pouces carrés , garnies de treillages et de barreaux, destinées aux courants d'air. Chaque maison n'a ordinairement que deux étages, entourés chacun d'une galerie quadrangulaire : quand
ces galeries sont pavées de marbre , et lorsque les appartements en sont revêtus, on y goûte une fraîcheur délicieuse , comparée % la chaleur étouffante du dehors. C'est dans ces demeures que le luxe oriental s'est réfugié; là, le mattre jouit de la plénitude de sa puissance, savoure la joie que lui cause la vue de ses richesses , et ne connaît point d'entraves à ses fougueux caprices. Ces mœurs secrètes et solitaires resserrent les liens de la famille , et montrent quelle liberté complète protégeait la vie intérieure , dans un pays où l'esclavage était absolu, avant que les Français en eussent fait la conquête.