‹ L'Algérie de la jeunesseChapitre 19 sur 21 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

lune. Et parmi tant de trophées debout dans ses annales, son plus beau titre à l’admiration du siècle futur sera d’avoir relevé , à côté d’elle, dans l’histoire du monde, ce peuple arabe , presque contemporain des siècles primitifs ; cette race que tant de souvenirs ont illustrée, et qui peut refleurir pour une ère nouvelle, sous la grande ombre de nos drapeaux.

Six années ont passé sur le bonheur paisible qui règne à Douarnez. Un charmant enfant est venu augmenter le cercle de cette famille que toute la contrée vénère et bénit. Le capitaine Josselin ne compte plus ses années; il attend avec impatience que son petit-fils soit assez fort pour grimper à un mât de perroquet.

Jean-Ferdinand seul est parfois sombre et pensif. Ne me demandez pas pourquoi, chers petits lecteurs; vos coeurs l’ont déjà deviné !...

La dernière fois que je 1 ai vu , c’était par une matinée de juillet 1845, dans un pavillon qu’il a fait élever au fond de son jardin. L’unique ornement de cette retraite est un buste de marbre blanc, posé sur une console ; et , plus bas, on lit une simple date :

13 JUILLKT 1842.

Tous les ans, à cette date, la famille se réunit dans le pavillon.

C’est un jour de recueillement, et de prière.

Page 1