CHAPITRE II
Ces malheurs étaient inévitables. La colonisation de l’Afrique mettait en présence les deux nationalités française et arabe. L’extermination des Arabes en était la conséquence.
Dans le principe, la question d’extermination était posée avec timidité.
Le gouvernement demandait à la commission envoyée en Afrique si le système de l’expulsion violente des indigènes , de l’occupation pure et simple du territoire, de la substitution actuelle, immédiate, d’une population européenne à celle qui existait, était praticable*.
M. le maréchal Clausel s’adressait .à M. Desfonlaines, qui était allé en Afrique étudier la Flore du pays , pour savoir si le caractère des habitants lui semblait tel qu’aucun rapprochement ultérieur ne fut possible entre eux et les colons , et qu’il fallut de toute nécessité les détruire pour en occuper le soi*.
M. Laurence pensait que l’Arabe ou le Maure, sentant l’impossibilité de vivre dans notre voisinage, vendrait et irait acheter plus loin1 2 3.
M. le général Bernard, ministre de la guerre, exposait à la chambre que « le général français se voyait condamné à user de moyens dont l’emploi,
1 Instructions pour la commission envoyée en Afrique, p. 3.
2 Xouvellcs Observations du maréchal Clausel, p. 38.
9 Discours à la chambre des députés, Moniteur du 2 mai 1834.
tement à des peu^l^dv^és^o’ siius' «ner à refouler au loin à t, ^ ^ **' les populations indignés r P IPeUt'étre
teindre un ennemi mi’nn e> » • •' 1Udl'
réduire par un choc régulier et°£f” [*'* d*
AT 1p 3 VU 'érité de ce que disait, dès 1836
le commandant Pellissim. ^ leurs misères „ Partout o7 SUmer tout<*
En J837, le maréchal Bugeaud signifie aux
va t'fa te"5 'a £5$
cera quand vos moissons jauniront; elle finira commencera après les pluies, et dm-era ju^fh
' ',otlfs du Pr°jet de loi du 2 i février 18SS J A"™'“ algérienne,, t. Il, p. ^2