CHAPITRE II
fin de mars, afin que vous ne puissiez pas semer vos blés '. »
C’est ainsi que la guerre se poursuit pendant des années entières à travers les trois provinces, et aujourd’hui le maréchal Bugeaud leur répète encore : « Soumettez-vous à la France, et il ne vous sera fait aucun mal. Dans le cas contraire, j’entrerai dans vos montagnes, je brûlerai vos villages et vos maisons; je couperai vos arbres fruitiers*. »
On ne fera pas hci le tableau de tous ces massacres, de toutes ces destructions. Il en a été assez dit autre part 1 2 3; le général Duvivier, qui en était le témoin, s’exprime ainsi : « Depuis onze ans on a renversé les constructions, incendié les récoltes, détruit les arbres, massacré les hommes, les femmes, les enfants, avec une furie toujours croissante. Les bulletins, les rapports officiels, qui en ont tiré vanité, existeront à tout jamais comme pièces accusatrices. Croit-on que la postérité ne nous en demandera pas compte; qu’elle ne nous flétrira pas encore plus qu’elle n’a flétri les compagnons de Cortez et de Bizarre i Du moins ceux-ci ont eu pour S’excuser la faiblesse de leur nombre, leur fanatisme religieux,
1 Lettre du maréchal au ministre, 15 mai 1837.
2 Moniteur algérien du 14 avril 1844.
3 Question d’Alger, p. 83.
OCCUPATION
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• ' V( t, U i ajoute que les succès de 1843 n’ont pas change son opinion : « Je vois toujours dit-il les Arabes ce qu’ils sont; peuple fier, fanatia, e’ 'igoureux, admirablement préparé pour la puera’
U soldai de Tlemcen, dans la droiture de son a,..*,
«le Tlemcen.
' Solution de la question de l'Algérie p 283