‹ L'Algérie en 1844Chapitre 4 sur 108 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Opinion publique. — Trompée par les particuliers. — Trompée par le gouvernement. — Promesses faites. — Non réalisables. — Occupation maritime. — Présente-t-elle des avantages?— Occupation restreinte. — Occupation générale. — Spéculateurs. — Humanitaires et providentiels. — Fatalistes. — Eiaraen à faire.

Il est aujourd’hui peu d’hommes, parmiceux qui se sont occupés sérieusement des affaires du pays, qui ne déplorent les conséquences de l’expédition de 1 830. La plupart répètent avec M. le maréchal Bugeaud que l’Afrique est un legs funeste fait par la restauration à la révolution de juillet1, et disent avec M. Thiers : «Je ne sais pas un homme de sens qui, si l’Afrique était à occuper, irait entraîner la France dans une pareille entreprise2. » Et cependant chaque jour le mal aug-

1 Discours à la chambre des députés. Moniteur du 9 juin 1838.

2 Discours à la même chambre. Moniteur du 10 juin 1836.

Page 1