CHAPITRE VIII
duits du cru compris dans cette somme peuvent être de 1,027,020, et que le corail y entre pour 991 ,050.
On voit que l’exportation générale des produits du cru est à peu près nulle; elle a toujours été insignifiante, mais elle a encore diminué depuis notre occupation, ce qui est facile à concevoir dans l’état de guerre et de désordre où se trouve l’Algérie.
Le projet de loi a été fait pour les produits du cru de l’Algérie qui sont importés en France.
Le tableau des douanes de France pour 1 842 évalue ces produits à 2,407,709 fr.
Mais il faut en déduire :
Les peaux brutes, 1,930,287 fr.
Les os et cornes de bétail, Le suif brut,
produits qui tiennent à la consommation de l’armée et aux razzias, car on peut voir que dans les années qui ont précédé l’occupation , l’importation de peaux d’Alger était nulle '.
Il faut encore déduire la valeur des futailles vides et bouteilles cassées qui ne peuvent être considérées comme des produits du cru de l’Afrique1 2.
1 Tableau décennal du commerce français, p. 67.
2 En toutes choses l’Algérie garde le contenu, et nous renvoie le contenant, les peaux, les bouteilles cassées; en 1312 elle nous a
COMMERCE ET NAVIGATION
On voit que les impoiiations en France de produits du cru du pays se réduisent à :
18,080 fr. de soies êcrues.
35,348 fr. de laines,
30,657 fr. de sangsues,
7,009 fr. d’animaux de collection , tels que :
lions, etc.
3,157 fr. de corail,
33,797 fr. d’huile d’olives; et autres objets minimes donnant avec beaucoup de peine un total de 200,000 fr.
Le projet de loi n’a pas été proposé en vue d’un pareil état de choses. Il n’a pu l’être que par suite des espérances que peut faire concevoir l'avenir de l’Algérie. Cet avenir, le voici présenté par M. Ch. Dupin, rapporteur de la commission ministérielle de colonisation.
« L’agriculture européenne de l’Algérie peut « entrer en concurrence avec celle des nations » étrangères sur les marchés de la France, pour » des marchandises dont la valeur s’élève à » 442,948,888 fr. Ce n’est pas tout : dans la » Grande-Bretagne et chez les autres peuples de » [ Europe ces mêmes produits algériens peuvent » entrer en concurrence pour des marchandises
renvoyé les futailles vides de 7,635 hectolitres. Si nous lui envoyions des huîtres elle nous renverrait des écailles.