CHAPITRE PREMIER
N’en déplaise aux fatalistes, si la raison, qui est l'apanage de l'homme, eût été plus écoutée que l'instinct, nous aurions probablement mieux conduit cette affaire.
11 est à remarquer que ces deux rapports, qui sont les seuls franchement africains , s’appuient sur l’ttMtmcf. Les autres ont fait pressentir les dangers que l’Afrique entraine avec elle; ils s’appuient sur la raison *.
Les colonistes ont souvent accusé le système' d’occupation maritime de conduire à l’abandon.
Nous accusons les colonistes de conduire à une
évacuation désastreuse. Dieu veuille que nous n’ayons pas à faire peser sur eux la responsabilité d’une catastrophe semblable à celle des Anglais
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L’avenir prononcera entre les colonistes et leurs adversaires.
Efa“° 4 Aujourd’hui nous avons à examiner l’état actuel de notre occupation et ses effets : — les projets de colonisation du gouvernement; — le nouveau système de douanes qu’il établit entre la France et l’Afrique.
Le but des entreprises de tout gouvernement
1 Voir le» rapports des 28 mai 1833, — 9 avril 1834, — 21 avril 1835, — 20 mai 1836, — 22 mars, 24 avril et 24 mai 1837, et surtout celui du 24 avril 1840. — Voir aussi le Procès-verbal de la commission envoyée en Afrique en 1833, et le Rapport de la commission instituée à Paris, du 7 mars 1834.
doit être d augmenter la puissance du pays, et d assurer le bien-être et la moralité des habitants.
La direction donnée aux affaires d’Afrique affaiblit notre politique et notre puissance, ruine nos finances, ne nous oflre que des illusions sous le rapport commercial; aucune cause ne peut compromettre à un aussi haut degré le bien-être et la moralité de la population française.