‹ L'Algérie en 1846Chapitre 3 sur 18 · ÉTAT 1)E LA QUESTION · texte numérisé non relu

ÉTAT 1)E LA QUESTION

Les colonistes ne peuvent contester, et reconnaissent :

i° Que l’Europe seule alimente les 200,000 européens qui sont en Algérie. — On est obligé de répéter, en 1846, ce que le général Bernard, ministre de la guerre, disait en i838 : « L’Algérie « ressemble à un rocher nu sur lequel il faut tout « transporter , excepté l’air et l’eau. »

20 Que tant que nous resterons dans cette situation précaire , une guerre maritime , interrompant les communications, compromet la sûreté de notre armée. — On est obligé de répéter, en 1846, ce que M. Thiers disait en 1837: « Si la « guerre vient vous surprendre dans l’état délite décision où vous êtes, je dis qu’il faudra éva- K cuer honteusement l’Afrique. »

M. Thiers ne disait pas toute la vérité en parlant d’évacuation. Dans une pareille extrémité, l’évacuation serait impossible. Notre armée périrait de misère, et ses débris tomberaient entre les mains de l’ennemi.

Pour conjurer ce danger, les algérophiles disent : Colonisons, produisons.

Nous examinerons leurs systèmes divers, après avoir dit quelques mots de l’armée d’Afrique, de la soumission des Arabes, des sacrifices que l’Afrique impose à la France, et des nouveaux moyens de gouvernement proposés.

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