II
On voit combien restreint était le territoire civil en 1878 ; il n'at- .teignait guère que la superficie de sept départements français ; en 1895 il égale la surface de 21 de nos départements moyens et représente près du quart de celle de la France. On continue à Taugmcnter chaque année de quelques milliers d'hectares. La population de cette région devait être, pour les années antérieures à 1886, de 4 ou 500,000 âmes plus élevée que celle qui est indiquée dans le tableau ci-dessus, parce que ces chiffres précédaient le recensement de 188G, qui a fait ressortir pour l'.Algérie un chiffre d'habitants plus considérable qu'on ne le pensait. Si nombreuses et continues
(1) Ce tableau est extrait du rapport de M. Étieuue, député d'Oran, sur le budget du gouvernement général civil de l'Algérie pour 1887 (p. 30). Nous empruntons le chiffre pour 1895 à l'Exposé de la situation de l'Algérie publié en 1896, p. S.