LES ORIGINES DU PROTECTORAT FRANÇAIS EN TUNISIE
AncieDDes relations diplomatiqueB de la France et de la Régence de Tunis. — Les divers traités passés au xix* siècle. — Rôle prédominant de nos consuls en Tunisie. » Attitude ferme de M. Guizot & Tégard delà Porte qui voulait réoccuper la Régence. — Les travaux publics exécutés avec la garantie de la France eu Tunisie : le chemin de fer de la Medjerda. — La Tunisie au congrès de Berlin.
Les relations pratiques de la Tunisie avec TAlgérie. — Les incursions fréquentes sur notre territoire des tribus montagneuses tunisiennes. — Opinion d'un voyageur russe, M. de Tchihatchef. — Intrigues anglaises et italiennes à Tunis. — Les griefs sérieux dé la France contre le bey. — Entrée des troupes françaises dans la Régence. — Le traité du Bardo ou de Kasr-es-Saïd. — Insuffisance de ces conventions. — La révolte de Sfax et les massacres de TOued Zergua. » Occupation totale et définitive de toute la Régence.
L'année 1881, qui vit le massacre de la mission Flatters, fut témoin de Toccupation de la Tunisie et de Tinstallation de notre protectorat dans cette Régence. Nous tenons à honneur d'avoir été un des premiers qui ont demandé non seulement la prise de possession temporaire de Tunis, mais la conquête totale et définitive de cette contrée. Nous avons blâmé les lenteurs de notre gouvernement ; nous n'avons cessé de l'engager à mettre des garnisons dans tous les lieux importants du pays, les plus centraux comme les plus méridionaux (1).
Les oppositions politiques n'ont voulu voir dans notre expédition de Tunisie qu'une simple fantaisie ambitieuse, un acte de caprice et d'arbitraire qui ne se rattachait à aucun précédent et à aucun
(1) Voir la suite de nos articles dans V Économiste françait des mois de mars, avril, mai, juin 1881. Cette persistance à demander la prise de possession complète de la Régence de TEst nous fut alors souvent reprochée par des esprits à courte vue, ou par des hommes engagés dans des partis politiques qui leur enlevaient toute indépendance de Jugement.