LES MUNICIPALITÉS URBAINES
lorilcs françaises, celles de Tarniée et de Injustice^ ne fussent pas suflisamment subordonnées au résident {général. On a eu, en 1885^ le scandale du commandant des troupes françaises, le {général Houlani^er, et du président du tribunal de Tunis intriguant ouvertement contre l'homme éminent et judicieux qui était leur chef, M. Camboii, et ces deux fonctionnaires, au lieu du chiitimcnt que méritaient leur insubordination et leur léj^ùreté, reçurent Tun et l'autre de l'avancement. Depuis leur destinée fut pièlre. On a heureusement ramené dans la main du résident général la haute influence sur tous les services sans exception. Il n'est pas un homme s'occupant des colonies qui ne sache l'incontestable supériorité du ré{::imc civil, quand les administrateurs sont choisis avec discernement, sur le régime militaire.
Pour terminer l'examen du système du protectorat, il nous resterait à parler de la (Conférence facultative, organe représentant les colons français, qui fut établie par M. Hibot en IHIK); comme celte institution n'a pas participé à la constitution du régime actuel dans l'ancienne Régence et qu'elle serait plutôt destinée à le considérablement modifier, sinon peut-être à le détruire, nous en réservons l'élude pour un chapitre ultérieur.