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ai. 83 10,26
MOHTAVIT
des importations
et des exportations.
francs.
MONTANT
des importations
et des exportations.
francs.
MONTANT
des importations
et des exportations.
francs.
56,21 14. (Hk
Dans rintervalle de ces quatre années, Tensemble du commerce extérieur de l'ancienne Régence n'a pas beaucoup varié; il se retrouve à 49, '258, 776 francs en 1888-89 contre 48,556,558 francs en 1885-86, soit 1 1/2 p. 100 au plus d'accroissement; mais les proportions de ce commerce entre les différents pays ont singulière-
(1) Dépêche Tunisienne, du 22 mai 1897.
(2) Nous avoDS dû refaire eu partie le tableau publié dans La Tunisie, Agri^ culture, Industrie, Commerce, tome II, page 102, les chiffres proportionDe^3 pour l'anuéc 1885-80 y étaut inexacts et faisant à la France, & rAngleterrc et à ritalie une part tantôt plus faible, tantôt plus forte que celle qui leur affèr» d'après les chiffres absolus.
ment changé : la part de la France et de TAlgérie a été en croissant constamment et considérablement ; celle de TAngleterre et Malte a faibli, mais dans des proportions modérées ; la part de Tltalie a énormément décru, de moitié environ; celle des autres pays a sensiblement augmenté. En 1885-86 la France et TAlgérie ne figuraient que pour 41,29 p. 100 dans le commerce tunisien; par une ascension continue elles sont arrivées à 56,21 en 1888-89 ; l'Italie, au contraire, a fléchi de 26,60 p. 100 dans la première année à 14,50 p. 100 seulement dans la dernière, soit presque de moitié ; FAngleterre et Malte ont baissé aussi, mais d'un quart seulement, soit de 21,85 p. 100 à 15,14; enfm les autres pays ont haussé d'un tiers, soit de 10,26 à 14,15 p. 100. Ce n'est pas seulement d'une façon relative, mais aussi d'une façon absolue que la part de l'Italie a fléchi, elle n'était plus, en effet, que de 6,620,130 fr. en 1888-89 contre 12,916,058 fr. en 1885-86, et, depuis lors, la part de l'Italie a continué à décroître d'une façon relative et s'est à peine relevée de quelques centaines de mille francs d'une façon absolue, alors que le commerce tunisien passait de moins de 50 millions de francs à environ 80. C'est surtout à partir delà loi douanière de juillet 1890 que la part de la France et de l'Algérie dans le commerce tunisien est devenue prépondérante et que celle de l'Italie a de plus en plus décliné. Voici pour les trois dernières années, dont nous ayons les résultats exacts, 1892, 1893 et 1894, la répartition du commerce tunisien :
AnNÉSS (du !•' JANVIER AU 31 DÉCEMBRE).