LA MÉTHODE A SUIVRE
Étendue des routes eu Algérie. — Les chemius. — Les dépenses pour travaux divers. — Les ports.
Les chemins de fer. — De la productivité des chemius de fer algériens.
— Les travaux projetés. — De Tutilité de ligues perpendiculaires à la mer poussant jusqu'à l'extrême Sud. — De l'exploitation du désert. — Le Transsaharien. — Les chemins de fer doivent <>trc construits en Algérie à beaucoup moins de frais et beaucoup plus rapidement qu'en France ; ils doivent être exploités plus simplement. — Les exemples de TAustralie, du Canada, de l'Afrique australe.
Les vices généraux du système français en matière de travaux publics.
— Influence des travaux publics sur l'immigration.
Avec une administration impartiale, dévouée, compétente et libérale, ce qui contribuera le plus à développer rAlj^érie, ce sont des travaux publics bien entendus et appropriés à une contrée dont la population est et restera longtemps peu dense. Le gouvernement, les départements et l'initiative privée ont fait sans doute beaucoup d'efforts dans un pays d'une topographie difficile et où il ny avait que des sentiers à mule; mais on s'est absolument trompé sur les données générales de l'œuvre.
II est superflu de s'étendre sur Timportance d'un réseau bien distribué de chemins ; toute la civilisation moderne reposant sur la spécialisation des productions, la localisation des industries et réchange des produits, une colonie sans routes ou avec peu de routes, ne peut voir croître rapidement ni sa population ni sa richesse. Dans un pays neuf les routes précèdent le trafic et en quelque sorte le peuplement. Les chemins de fer, toutefois, doivent encore précéder les routes, (^est une erreur fréquente chez nous, et qui s'est reproduite aussi bien en Tunisie après 1881 qu'en Algérie, dans la