‹ L'Algérie et la TunisieChapitre 60 sur 222 · IO · texte numérisé non relu

IO

(1) Nous avons bleu des fois parlé de l'i m perfection des statistiques algérieDoes ; c*est ainsi que nous n'avons pu donner pour plusieurs des années ci-deseus les chiffres du commerce spécial qui, du reste, s'écartent fort peu de ceux du commerce général. Jusqu'à Tannée 1884 inclusivement, nos chiffres sont

Ce qui frappe dans ces chiffres, c*est qu'ils sont très variables ; c'est le cas général pour les colonies, surtout jeunes, qui dépendent beaucoup des saisons, et qui sont affectées aussi par les écarts souvent très considérables dans les prix des matières brutes. Un jeune pays a, dans toute son activité, des allures moins régulières et moins constantes qu*une contrée vieille, riche en population et en capital. Depuis que l'Algérie est devenue une contrée viticole, la variabilité de son commerce extérieur, dépendant de récoltes capricieuses, s'est encore accentuée.

De 1804 à 1882, en dix-huit années, l'importation a presque triplé ; l'exportation, au contraire, ne s'est accrue que de 35 à 40 p. 100. La première a marché à pas de géants. A partir de 1881^ l'exportation s'accroît et c'est l'import^ition qui diminue. Depuis celte année, d'ailleurs, conformément à la note ci-dessous les chiffres paraissent plus exacts*

extraits de la Statistique générale de V Algérie (anuée:^ 1882-1884. Puur l'auuée 1885, W» sont tirés de V Exposé de la situation générale de P Algérie en 1886, où Ton se contente de la note succincte que nous reproduisons iutégraleuient: c Les marchandises de toute nature importées en Algérie pendant l'année 1885 ont été évaluées par Tadminlstration des douanes à la somme <ie *237,9d7,ÎX)3 fr. La valeur asr>ignée par cette même administration au commerce d'exportatiDU est de 1115,309,668 francs. Pour la première fois, ces évaluations ont étô faites d'après les taux fixés annuellement par la Commission permanente des valeurs siégeant au Ministère des finances, alors que le service dos Douanes algériennes établissait auparavant ses calculs d'après des tarifs invariables déterminés depuis longtemps déjà .

«( Cette nouvelle manière d'opérer aura pour consi'queuce de faire disparaître la principale cause des différences, qui ont été relevées à plusieurs reprises, entre les résultats indiqués dans les tableaux de statistique dressés par les Douanes algériennes et les chifi'res <lonnés pour les uit^mes quantités de produits par l'Administration des finances. .Mais, par suite de ce changement dans les estimations, la comparaison des valeurs des marchandises entrées et sorties pendant les deux dernières années se trouve n'offrir, pour cette fois, qu'un intérêt tout à fait secondaire, u Celte niAnie note est textuellement reproduite dans le recueil intitulé: Algéne^ conseil supérieur de gouvernement, procès-verbaux des délibérations. Session de novembre 1886. On néglige, d'ailleurs, de nous dire si ci> chiffre de 237,957,903 francs à l'importation et de 195,369,668 à l'exportation représente le commerce spécial ou le commerce général. Pour les années 1888 à 1893, nos chiffres sont puisés à la Statistiqutj triennale parne en 1894, enfin pour Tannée 1894 à l'Exposé de la situation générale de C Algérie paru eu 1896. Cet exposé qualifie les chiffres qui figurent dans le texte pour l'année 1894 comme représentant le mouvement du commerce général; il est donc probable que le mouvement des entrepôts algériens figure dans ces résultats. D'autre part, V Exposé de l'Algérie paru en 1896 ne donne pas les relevés du commerce spécial qui seraient plus intéressants. Les chiffres relatifs à la même année de deux documents algériens différents ne concordent, d'ailleurs, pas toujours.

Page 1