‹ L'Algérie et la TunisieChapitre 7 sur 222 · XII AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE ÉDITION

dans Tancienne Régence d'Alger, dont nous avons commencé la conquête il y a cinquante-sept ans ?

L'histoire de l'Algérie est po)ir ïa:France une expérience prolongée, coûteuse, péniblç|^, 'qui doit nous éclairer sur la méthode funeste à éviterrdânâ* notre possession nouvelle.

Les faciles débuts d&.]lé.*Tunisie offrent, d'autre part, bien des enseignem^ts' pour la continuation et le perfectionnement de oofro'œuvre algérienue.

Ainsi, Ton doit 'étudier les deux pays ensemble, si l'on veut voir clair et arriver aux solutions utiles.

Ce n'est ^asique nous pensions qu'on doive tendre à l'union pfathfue de l'Algérie et de la Tunisie. On travaille, en xfe' moment à un projet d'Union Indo-Chinoise. Je .-pôp^dérerais comme une faute irréparable qu'on vOÛiTuft 'fonder une Union Nord-Africaine.

^L'Algérie et la Tunisie doivent rester aussi longtemps que possible et, sinon toujours, du moins pendant plusieurs quarts de siècle, des contrées distinctes, séparées par le caractère des populations, par le mode de colonisation, par l'administration générale.

Les réunir, ce serait compromettre l'une et l'autre.

L'Algérie sort à peine aujourd'hui des longues difficultés de la période d'enfance. Elle est venue lentement à un commencement de prospérité; elle a gagné tardivement la faveur publique.

Pour que le développement de la colonisation y soit assuré, régulier, désormais spontané, il reste surtout deux questions à résoudre qui sont autant d'ordre moral que d'ordre matériel, la question des étrangers et la question des indigènes.

On doit naturaliser les étrangers ; on doit traiter humainement, élever, instruire les indigènes, en transformer chaque année un certain nombre en citoyens français.

Depuis quinze ans, j'ai tenu à honneur de prendre souvent la défense des indigènes algériens. La sécurité de notre possession, de même que la dignité du nom français, sont intéressées à ce que nous changions de régime envers eux.

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