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LE BUDGET DE L*AL6ÉRIE

Dans ce système, TAlgérie pourrait émettre des emprunts pour les travaux publics ou entreprises de nature diverse, mais avec l'approbation des Chambres métropolitaines. Celles-ci, d'ailleurs, ne devraient se préocuper, dans Texercice de leur droit de contrôle, que d'empêcher la colonie de compromettre son avenir par trop de précipitation et de prévenir aussi l'oppression de Tun des éléments coloniaux, soit les Indigènes, soit les Européens, soit les Israélites, par un autre qui se trouverait avoir la prédominance. Le contrôle métropolitain devrait donc consister non dans une tutelle jalouse, mais dans une bienveillance affectueuse et prévoyante (1).

(1) Au budget de 1897, les dépenses de TAlgérie figurent pour 70,832,401 fr. (la gendarmerie, l'armée, les pensions civiles et les subventions locales restent en dehors), en diminution de 1,207,001 relativement à 1896; les recettes montent à 52,547,124 francs, en diminution de 302,805 relativement à 1896, laissant encore subsister un déficit de 18,235,00» francs, qui est accru de 13 à 14 millions par les dépenses de la gendarmerie, des pensions civiles et des subventions aux localités. Le budget de 1897 a comporté certains relèvements de droits : par exemple, les droits à l'importation sur les tabacs qui de 20 fr. 80 et 41 fr. 60 les 100 kilogrammes, ont été élevés à 50 fr. 25 et 150 francs.

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