C.nÉDIT FONC.IEl
les doux parties de l'eiii|)irL' Irançais, le public ("apitalislo preiidi'u conriance dans un |)ays dont il se méfiait jusqu'alors, ol l'adiiiinislration consonlira plus volontiers les réformes nécessaires dans l'ordre économique.
Double service que nous estimons au-dessus même des pi'éts qui ne tarderont pas sans doute à inaugurer 1 avénemenl du Crédit foncier sur la terre africaine !
Collège arabe -français.
Le décret du 14 mars, qui institue à Alger un collège arabefrançais, ramène l'attention publique sur une des plus importantes entreprises que nous ait léguées la conquête de l'Algérie : nous voulons parler de l'éducation de l'Afrique par l'Europe, des musulmans par les chrétiens.
Cette entreprise, disons mieux, cette mission, les divers gouvernements qui se sont succédé en Algérie depuis 1830 l'ont abordée avec zèle, et ils l'ont avancée dans la mesure de l'état des esprits et des moyens d'action dont ils disposaient, soit en hommes, soit en allocations tinancières.
Presque au lendemain de la conquête d'Alger, de 1832 à 1836, des écoles mores-franraises furent instituées dans cette ville, ainsi qiih Oran et ii Bone. En 1837, Alger s'enrichit d'une école de langue française à l'usage des Mores adultes. Le 11 mai 1839, une décision royale, sanctionnant du premier coup les vœux les plus impatients, décréta la fondation à Paris d'un collège arabe-français, destiné à donner dans le même édifice, suivant les antiques coutumes du monde musulman, l'hospitalité aux parents et aux voyageurs, et l'éducation aux enfants.
COI.I.KC.Ii Ali.MU;- l'ItANCMS.
Celte décision n'eiil pas do suitiï, il est vrui, d il n'y a pas h le regretter. Elle était un gage de paix sincère donné au peuple arabe on un moment do suspension d'armes, plutôt qu'un acte suffisamment mûri de bonne administration. Le gouvernement égyptien, dont l'exemple servait d'appui h cette résolution, avait dû expatrier quelques-uns des jeunes gens qu'il destinait aux arts et aux sciences de l'Europe, parce qu'en Egypte lirillaicnt à peine quelques étincelles de civilisation. En Algérie, au contraire, chaque ville est un foyer do progrès d'où rayonnent sur la société musulmane l'attrait et la lumière. Il n'y a donc pas un intérêt suffisant à braver les chances d'une expérimentation lointaine, pleine de périls : l'acclimatation, plus difficile à Paris pour les Arabes qu'à Alger pour les Français ; l'homme s'accoutumant plus volontiers et plus vite au soleil qu'à la glace; la nostalgie, écueil inévitable do toute réclusion d'enfants nomades loin de la patrie, de la famille et de la tente; les lacunes de l'éducation religieuse en un pays sans mosquées et sans imans; les semences imprudentes d'idées et de mœurs, sans rapport avec le milieu où elles doivent fructitier plus lard. Comptons aussi la méfiance dos parents, devant tenir en suspicion, non sans quelque fondement, une éducation donnée par le vainqueur, on un pays ennemi et infidèle, hors de leur contrôle personnel, à des distances qui, à cette époque surtout, rendaient difficiles ces visites douces aux cœurs de tous les parents et enfants, musulmans aussi bien que chrétiens. Et pour prix d'une lutte heureuse contre ces difficultés, il est probable que ces jeunes gens, trop bien convertis à la civilisation, dépassant de trop haut et de trop loin l'esprit public de leurs concitoyens, n'auraient retrouvé au sein des tribus que le discrédit et l'impopularité. Le projet fut donc laissé à bon droit dans les cartons, et donna lieu seulement à l'envoi de quelques enfants dans les institutions universitaires et de quelques jeunes gens en promenade à Paris. Si nous en avons exhumé
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le souvenir, en insistant quelque peu sur ses inconvénients, c"est jiarco qu'il sourit encore à dos esprits distingués qui ne conçoivent pas bien que l'AJiïérie est la France, qn'Alger est une succursale de Paris, la capitale d'une colonie grande comme un royaume, dotée déjà, ou qui peut l'être, de toutes les institutions d'une civilisation avancée.
Pendant les années suivantes, les plans d'éducation à l'usage des indigènes se renfermèrent dans le cadre de la pratique antérieure. Les écoles mixtes s'établirent ou se consolidèrent dans les principales villes. Les écoles communales s'ouvrirent de plus en plus aux enfants de toute origine. Une école de jeunes filles moresques fut fondée à Alger sous la direction d'une dame française.
La soumission d'Abd-el Kader, à la fin de 1847, en pacifiant définitivement le pays, permit k la République d'agir avec plus de décision et d'ensemble sur l'éducation indigène. Au collège d'Alger, érigé en lycée, plusieurs bourses furent données à des fils d'interprètes et de chefs arabes. Les écoles mixtes déjà existantes furent réorganisées en quelques villes : ce qui n'était qu'un germe fut développé et constitué. Le décret du 14 juillet 1850 dota d'écoles mores-françaises, tant pour filles que pour garçons, les villes d'Alger, de Constantine, d'Oran et de Bone, et d'écoles de garçons seulement les villes de Blida et de Mostaganem. Enfin, un autre décret du 30 septembre 1850, pénétrant pour la pituuière fois dans le domaine de l'instruction supérieure, fonda des écoles de haut enseignement dans quatre villes : Alger, Tlemcen, Gonstanline, Medéa, déjà renomiui'es, sous le gouvernement turc, pour la science de leurs docteurs. L'école de Médéa dut être plus lard transférée à Blida. plus riche en maîtres et en élèves.
Tels sont en Algérie les antécédents de la question qui nous occupe. Nous les avons rappelés, en remontant un peu plus haut que ne fait le rapport du ministre, atin de montrer sur
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quelles bases, préparées de longue main, consolidées par le temps et le succès, repose l'assise nouvelle ,[i\v le tfouvernement ajoute i\ l'édifice des institutions algériennes en matière d'éducation. Le sentiment qui a inspiré la nouvelle création est excellent; les règles d'organisation [laraissent satisfaisantes et se prêteront d'ailleurs auK réformes que l'expérience ind:((uera. Aussi ne doutons-nous pas de l'excellent effet qu'une telle mesure produira parmi les populations indigcnns, et des résultats féconds qu'elle préparera pour l'avenir.
Un seul point nous paraît appeler une sérieuse réserve : c'est celui qui fait de ce collège une institution spéciale placée dans les attributions du ministère de la guerre, et par suite régie militairement.
Nous n'ignorons pas qu'un arrêté du chef du pouvoir exécutif, en date du 16 août 1848, a scindé en deux le service de l'instruction publique en Algérie, laissant les écoles musulmanes au ministère de la guerre et transférant les autres au ministère spécial. Mais cette division n'avait pas empêché le placement d'élèves musulmans au lycée d'Alger; elle n'empêchait pas d'étendre et de généraliser ce précédent, en faisant de l'institution nouvelle une simple annexe, une section du lycée. Le petit nombre d'élèves musulmans avait été le seul empêchement à une discipline particulière d'études, et de là, il faut le reconnaître, quelques inconvénients. Avec une section spéciale, conséquence d'une population plus nombreuse d'élèves, l'enseignement littéraire et scientifique pouvait être, sans sacrifier l'unité supérieure d'administration, adapté aux bi>soins de la société arabe, et la religion enseignée dans toute sa pureté par un iman, tout comme dans un collège spécial. Dans les récréations seules, les enfants européens et indigènes se seraient mêlés, et auraient contracté de bonne heure cette camaraderie qui prépare les amitiés de l'âge mûr. Dans un contact intime et quotidien so serait effacé ce qui peut se trouvf'r
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d'antipathies héréditaires; les enfants arabes auraient appris la langue française mieux qu'ils ne le feront quand elle ne sera pour euK que la langue ofticiclle des maîtres, en même temps que les jeunes Européens auraient appris l'arabe mieux que dans une ou deux heures de leçon par semaine. Nous voyons toute espèce d'avantages à ce rapprochement sans y découvrir aucun dommage, tandis que dans la séparation absolue plusieurs inconvénients graves nous frappent à première vue ; deux surtout : les barrières élevées entre les races et le choix difficile des professeurs.
On sait la rivalité qui, au sein d'une même ville, existe entre les diverses institutions consacrées à l'enseignement public ; grâce à de nombreux contre-poids, celte rivalité devient d'ordinaire la source d'une généreuse émulation. Mais à Alger, se manifestant par un contraste matériel et permanent de costumes, de langues, d'exercices, de régimes, de méthodes d'enseignement;, ne se ralliant jamais dans un sentiment supérieur de bon accord, nous craignons bien que cette rivalité n'entretienne, si même elle ne l'excite, l'hostilité des races et des cultes qu'il faut amortir k tout prix. Ce sont des germes de division semés dès le jeune âge dans un champ où ils ne lèvent que trop bien. L'enfance est le seul temps de la vie où la fraternité ne soit pas un vain mot et la seule occasion de l'insinuer dans les cœurs. Pourquoi manquer cette occasion?
La condition des professeurs n'est pas clairement indiquée. Le décret ne dit pas dans quels rangs on les recrutera, ni si le ministre de l'instruction publique sera consulté. On se passera probablement de son intervention, parce qu'il ne trouverait pas aisément des hommes de mérite disposés à répondre ii son appel. Nous nous expliquons. On sait qu'un des motifs qui ont fait remettre à ce ministre les établissements destinés aux Européens et aux Israélites a été la difficulté de recruter des professeurs de talent qui consentissent à abandonner, sinon leur
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carrière, du moins la filière de leur avancement hiérarchique, pour s'enrôler sous le ministère de la guerre, qui ne connaît pas leurs antécédents, qui ne s'intéresse pas à eux autant qu'à ses propres fonctionnaires, et ne peut préparer à la distinction de leurs services la récompense d'une position supérieure. On peut se passer d'eux, il est vrai, et prendre en dehors des rangs universitaires. Soit! mais que l'on n'oublie pas que, lorsque le ministère de l'instruction publique reçut en 1848 des mains de son collègue de la guerre le collège d'Alger, il dut renouveler tous les professeurs, à l'exception d'un seul, tant les bons choix, en dehors du ministère spécial, habitué à apprécier les titres, sont difficiles pour des militaires !
Tous ces inconvénients seraient évités, sans perdre aucun des avantages nombreux, précieux de cette création, en faisant de l'institution nouvelle, dans un local agrandi suivant le vœu de la ville d'Alger, une simple annexe du lycée, sous la haute et paternelle direction du ministre de l'instruction publique. L'accessoire suivrait naturellement le sort du principal. De plus, l'économie serait énorme, et ce n'est pas une considération qu'il soit permis de dédaigner dans les questions algériennes.
La séparation absolue, et nous maintenons qu'elle est telle, car la faculté d'admettre des externes européens n'est qu'un palliatif sans portée, acquerrait plus de gravité encore si elle découlait de vues théoriques et d'un plan politique contraires à la fusion des races. Sous ce rapport encore, l'Algérie n'a pas lieu d'être pleinement rassurée.
Les organes officiels du pouvoir ne parlent jamais de cette fusion qu'avec un dédain mal dissimulé, et nous savons en effet que les hommes de guerre qui ont vu les Arabes sous le feu du combat et dans les violences de la lutte ne croient pas la fusion possible; et, n'y croyant pas, ne la souhaitant pas même beaucoup, ils ne prêtent pas volontiers les mains à ce
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qui pourrait la préparer. Les colons, qui ont fréquenté les Arabes sur les marchés du commerce et du travail, sans croire à une fusion facile et prochaine, la considèrent comme l'espoir léc;itime d'un lointain avenir. Ce qui en sera, Dieu seul le sait; et nous ne voyons pas le moindre inconvénient pratique à livrer celte question, comme tant d'autres, h la dispute des philosophes et des historiens. Mais il serait profondément regrettable que, sous le prétexte qu'il n'y a pas de fusion possible, on s'appliquât à reconstituer, renforcer et perpétuer la société arabe et musulmane pour assurer au régime militaire un domaine où il régnerait sans partage. Il en est, ce nous semble, de la société arabe comme des vieilles maisons qui ne sont pas à l'alignement; il ne faut ni se hâter de les abattre ni les consolider par des travaux confortatifs : elles doivent achever paisiblement leur temps pour disparaître quand elles menacent ruine. Les bureaux arabes agissent un peu comme ces archéologues qui honorent et font valoir toutes les antiquités à titre de monuments historiques, et demandent à être chargés de leur conservation. Dans une certaines mesure, ce sentiment mérite le respect, mais à la condition de ne pas étouffer le monde moderne sous le monde ancien, la civilisation chrétienne sous la barbarie musulmane. Ne conservons que ce qui mérite d'être conservé. Les familles et les individus seuls ont des droits éternels : la tribu est une forme transitoire. Les colons comprennent mieux les intérêts supérieurs de l'humanité lorsqu'ils demandent que rien n'entrave la décomposition naturelle des tribus et la fusion ou le rapprochement des racesr peu importe le nom, dans la mesure qu'il plaira à la Providence de l'accomplir, sous la seule influence du temps et des progrès pacifiques. Il suffit d'observer sur un navire français les mousses arabes recrutés sur les places publiques d'Alger pour constater combien s'évanouit aisément cette antipathie de races quand elle n'est point entretenue pai" la diffférence des
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costumes. Ces jeunes marins diiTèi-eul bien moins des marins français que ceux.-ci des marins anglais ou hollandais.
Nous ne terminerons pas sans signaler à l'estime publique les protestations réitérées contre l'esprit de prosélytisme qui se remarquent dans le rapport de M, le maréchal Vaillant. En Algérie, l'administration a maintenu avec une indépendance qui l'honore la pleine liberté des cultes contre toutes les suggestions contraires. Mais celte liberté n'est point compromise par le rapprochement des jeux et des travaux de l'enfance. Dans les écoles mixtes de l'Agérie, la distribution des prix donne toujours lieu aux scènes de la fraternité la plus touchante. L'an dernier, à Tlemcen, les élèves des écoles chrétiennes, sous la conduite de leurs Frères, étaient assis sur les mêmes bancs que les jeunes musulmans et israélites, pour recevoir dans une fête commune, des mains des mômes autorités, leur part de couronnes. On a vu à Oran, succès plus rare, les jeunes filles catholiques, protestantes, israélites, musulmanes réunies dans la même solennité, sous l'œil de leurs pères et de leurs mères, entremêlées dans une même enceinte. Dans toutes ces occasions, la chaleur des applaudissements ne se mesure jamais à l'origine des lauréats, et aucune atteinte n'y est portée à la vivacité des sentiments religieux les plus divers.
Nous tenons que ces manifestations montrent la véritable voie du progrès social, et c'est pourquoi nous regrelLons que la création du collège arabe-français d'Alger, excellente d'ailleurs sous tous les autres rapports, ait été engagée, par une simple règle de discipline, dans une voie contraire. L'antagonisme des races et des cultes y sera mis en relief et ravivé au lieu d'être atténué. Serait-ce trop demander pour l'enfance que de l'admettre au bénéfice de cette trêve des antipathies politiques et religieuses qui est un de ses plus beaux privilèges? Nous ne le j)ensons pas,
15 avril 1857.
Procès Doineau. — Les bureaux arabes.
Un triste et solennel procès appelait naguère l'attention publique sur les bureaux arabes de l'Algérie. Les débats de la Cour d'assises d'Oran disaient avec quelle tranquillité d'âme on faisait disparaître, en territoire militaire, un ennemi dangereux ou un prisonnier de guerre, et avec quelle facilité de rapides fortunes pouvaient s'y amasser. Devant ces accusations, plus nouvelles pour la France que pour l'Algérie, et pendant que l'armée attendait, digne et silencieuse, la magistrature n'a pas caché ses douleurs ni le barreau contenu ses critiques. Le gouvernement lui-même a été peut-être fort étonné de ce qu'il découvrait, et quelques-uns de ses amis les plus dévoués lui ont fait entendre un langage dont la bienveillance ne déguisait pas entièrement la franchise. Pour nous, avant de nous associer à la sévérité générale, il nous a paru équitable et convenable d'attendre que le Moniteur algérieriy qui s'était empressé d'annoncer une justification des bureaux arabes, eût accompli sa tâche. Aujoui'd'luii qu'elle est terminée, nous pouvons avec plus de confiance exposer nos propres appréciations.
Nous déclarons d'abord sans détour que l'idée de supprimer
l'IlOCKS DOINEAU. — LES miHEAllX AtlAHES. \)\l
les bureaux arabes, qui se présente nalunillomonl ;i l'esprit, nous paraît absolument inadmissible, et qu'il nn peut être question que de leur réforme. Entre le peuple concjuérant et le peuple conquis, séparés par de profondes différences et des antipathies natives, un organe intermédiaire est indispensable pour servir d'interprète aux volontés de l'un et aux vœux de l'autre. Aussi croyons-nous que lorsqu'en 1844 le gouvernement du roi Louis-Philippe, sanctionnant les vues du maréchal Bugeaud, donnait aux bureaux arabes, déjà introduits dans la pratique par la force même des faits, une consécration légale, il appliquait uneidée juste et faisait acte de prévoyance politique. Le nom même de bureau arabe était bien choisi, car il indiquait un rôle secondaire, subordonné à une direction supérieure. Et si la fonction eût toujours répondu au titre et aux attributions qui en découlaient régulièrement, l'institution eût échappé à tout reproche sérieux, sans cesser de rendre d'éminents services.
La sévérité de l'opinion est née de déviations manifestes, contraires à nos mœurs et aux lois naturelles de toute organisation normale. Si chacun de nous se plaît à honorer dans des chefs de bureau, au sein des diverses administrations, des fonctionnaires considérables et considérés, il ne saurait consentir à saluer en eux des sultans, maîtres souverains de la vie et de la fortune de leurs administrés, plus puissants eux-mêmes que leurs chefs hiérarchiques, car ils sont affranchis de toute responsabilité. Dans ses méfiances envers de telles usurpations, dès qu'elles existent, l'instinct public mérite d'être appuyé par quiconque a le véritable sentiment de l'ordre et de l'autorité. C'est au reste l'esprit qui dicta l'ordonnance du 1" février 1844, dont un article porte expressément: a Partout et à tous les degrés, les affaires arabes dépendront du commandant militaire, qui aura seul qualité pour donner et signer les ordres et pour correspondre avec son chef immédiat, suivant les rè-