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avec des fa reurs épidémiques, un seul médecin du corps pour tant de médecins de l'âme! Tant d'églises dont la moindre, avec de riches dorures et de capricieuses arabesques, a coûté de ^0 à 2d|00Û francs, et pas un hospice, pas même un lit pour les malades! Un &eul médecin payé 2,000 francs pour tant de prêtres rétribués par \ ,800 francs de traitement, pour tant de sœurs qui, par téte, coûtent 500 francs à l'État! absolumeni c omme si, dans cette colonie naissante , où la santé était la première condition du travail, on avait eu plus besoin d'âmes pieuses que de bras robustes.
Les choses sur cette pente étaient allées si loin, qu'au Fondouck, où la lièvre et la mort ont forcé deux fois au moins la population civile à se renouvêler, et où , malgré de superbes casernes qui ont coûté plus de 300,000 francs, on n'avait plus laissé un seul soldat, trois sœurs de charité et un curé avaient été établis : soit, pour le personnel et les maisons, une somme de 6,000 francs inscrite au budget, et desservant une population qui n'atteignait pas le chiffre de trois cents âmes. On voulait cela, j'y souscris. Mais au moins ne fallait-il pas soigner les âmes aux dépens du corps; ce fut pourtant ainsi.
Dans la maison des sœurs, fondée surtout en vue des maladies en quelque sorte endémiques qui ravageaient ce point extrême de la plaine, on avait ré-« servé une salle garnie de quelques lits pour les malades. Bien avant que la salubrité^ le travail et
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raisaiice qui en sont la suite, eussent relevé un peu le Fondouck de ses premières déchéances, cette salle fut convertie en chapelle; le curé, un bon prêtre, y disait la messe, c'est vrai! les sœurs, pieuses ûlies, prettaient soin de rautel et faisaient lears dévotions, c'est encore vrai! nibis les malades? ils allaient se faire soigner et mourir où ils pouvaient!
Oh ! ceux qui , en ce temps , ont fait du soldat et du prêtre Tunique arc-boutanl des sociétés, pouvaient se réjouir: si cela eût duré en Algérie, il n^y Aurait eu bientôt que des soldats poui i^ai der les broussailles , et des prêtres pour les bénir.
Imprévoyance des ordonnateurs de la conquête. — Incertitudes du domaine. — Leurs conséquences. — La propriété arabe. — Tribulations du colon européen : domaine, bureau arabe, génie militaire, pont et chaussées, résistances des indij^ém»». — Allottissements, maisons et villages» — Le géomètre colonial. ^ Mauvais système de concessions.
Effrayé des premiers désordres de la conquête, rÉtat voulut y mettre un terme. Pour régulariser rétaMissemenl et constituer la propriété, il se réserva la vente et la concession des teires conquises, abandonnées ou confisquées , ou ayant appartenu à TÉtat algérien qu'il remplaçait. C'était son dioil. Mais dans