‹ L'Algérie (volume 2)Chapitre 7 sur 90 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

vice d'un corps de soixante mille hommes. Si, en 1813, Napoléon eût disposé dans le Nord des troupes engagées en Espagne, la France n'eût point été envahie; il les rappela, mais elles n'arrivèrent pointa temps pour défendre nos frontières de l'Est. Dans des circonstances urgentes , nous n'aurions pas même la faculté d'en faire autant des troupes retenues en Afrique. Il faudrait donc, pour se mettre en mesure de faire face à tout événement, prendre ses précautions à l'avance, et dégarnir, abandonner peut-être l'Algérie , avant que la France fût sérieusement menacée. Singulière acquisition dont la conservation peut aggraver tous les dangers de la métropole, et la perte sans combat équivaloir à un accroissement de forces ! Les inconvénients de cette possession s'accroîtraient beaucoup si , pour sacrifier aux préjugés et aux caprices familiers aux assemblées représentatives , nous nous obstinions à imposer à l'Algérie des mœurs et des institutions qui ne peuvent pas y prendre racine. La nature de ses rapports avec la France est subordonnée à des circonstances immuables, telles que la diffé-

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