‹ L'AlgérieChapitre 12 sur 52 · GUERRES COXTEE LES KABYLES · texte numérisé non relu

GUERRES COXTEE LES KABYLES

Gmitm de Kibylie. — Pi-rpituité de la race kabyle. — Cia^c» lubjla. — La djcmlb. — L« kMx

L'anala. Le fof. — Uceur> kiibytc». — Le<> Iroii i)Orioik« de U guerre. — EipMitioD ds Bo-

pand contre lei Eabjlcs en ISIl, — Campasne de IKC. — Campagne de IM«. — PieniIvraCMqniU de la Kabylie. — Campaene ds 18.".". — FonArtkm de Fort-SapoKqn. — luMUicctioD da 1871. Blocui de FDrt-Xat[oiial. — De b ].(iHib<Hl<: de rallaclier Ira Kabyle» & b canw tiantsùc. — Le* Khraamin.

\ a VU comment avaient été battus les Turcs et les Arabes. Les uns et les autres ■ reconnaissaient leur défaite. Toute résistance semblait finie. La Franco croyait n'avoir [ilus qu'à jouir de sa conquête et qu'à succéder paisiblement aux derniers maîtres du pays; mais il allait en être de notre domination comme de celle des peuples qui nous avaient précédés, c'est-àdire qu'elle no devait ttre réelle et sérieuse que le jour oîi nous aurions réduit les vrais indig6nes, les anciens possesseurs du sol, les Kabyles et les Sidiariens, à reconnaître notre supériorité. De là dos

guerres incessantes, des expéditions difficiles, dangereuses même i\ cause du courage incontestable et de la résistance désespérée de ces derniers adversaires. De là aussi, quand nous aurons triomphé d'eux , plus de stabilité dans la victoire, plus de solidité dans la conquête, plus de définitif dans l'organisation.

II est fort malaisé de suivre dans leurs infinis détails ces campagnes aussi nombreuses que variées. Afin d'en donner comme une idée d'ensemble, nous étudierons en premier lieu nos guerres contre les Kabyles proprement dits, en second lieu nos guerres contre les Sahariens.

Le mot Kabyle vient deZrir/ï/, pluriel àdhlnhi^ qui signifie tribu. Les Kabyles sont les plus anciens possesseurs du sol algérien. Leurs origines sont encore incertaines. Les Phéniciens d'abord, les Romains ensuite, puis successivement tous les peuples qui occupèrent le littoral algérien. Vandales, Grecs, Arabes, Turcs et Français les trouvèrent implantés sur le sol de l'Afrique.

Ils représentent, dans l'état actuel de nos connaissances, la couche humaine primitive, celle qui a précédé toutes les autres ea Algérie. Ce n'est pas que les Kabyles se soient gardés purs de tout mélange avec les races conquérantes. Il n'y a pas au contraire de type kabyle spécial, qui se soit perpétué fidèlement à travers les siècles : tantôt ce sont des colons romains qui s'acclimatent dans le Jurjura, tantôt des Vandales qui laissent des traces de leur passage et peut-être leur nom dans les villages de Vandelest et de Ouandelou, ou bien encore les Arabes qui mêlent leur sang au sang kabyle, mais tous ces éléments étrangers se sont absorbés dans une race primitive et vivace, dont la fixité est presque restée sans atteinte, et dont la langue, le caractère et la nationalité se sont transmis sans altération jusqu'à nous.

En voici d'abord la preuve géographique : Ammien Marcellin, le premier des historiens anciens qui ait énuméré les tribus kabyles, en comptait cinq principales : Tendenses, Massissenses, Isaflenses, Jubaleni, Jesalenses. Trois de ces peuplades se reconnaissent dans les tribus existantes encore aujourd'hui ; les Massissenses en effet pa-

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