‹ L'AlgérieChapitre 14 sur 104 · COURS D'EAU · texte numérisé non relu

COURS D'EAU

et de collines peu élevées, dont on peut fixer la limite vers 600 mètres d'altitude;

2° Tell supérieur, contenant des plaines élevées et les pentes des montagnes de 600 à 1Î200 mètres;

Et enfin 3*" la région montagneuse proprement dite, au-dessus de 1 200 mètres.

Cours d'eau. — De tous ces reliefs montagneux s'écoulent de nombreux oueds, cours d'eau torrentueux qui se rapprochent assez des qaves pgénéens.

Le plus considérable et le plus régulier de ces cours d'eau est le Chélif. C'est le seul qui traverse à la fois la région des steppes et le Tell. Parti du bourrelet saharien au Djebel Amour^ il traverse et draine toute la région dite des hauts plateaux entre Frendah et le Zahrés Rharbi, puis Adent butter contre le massif du Dahra là où les Zaccars, élevés de près de 1 800 mètres, forment son plus puissant rempart; dévié vers l'ouest, il longe ce massif parallèlement à la mer, ce qui est très rare parmi les rivières algériennes, et va former son embouchure près de Mostaganem, après un parcours de plus de 700 kilomètres. Pourtant il ne forme jamais qu'une bien modeste rivière, nullement navigable. Il conserve cependant toute l'année un débit assez important, dont on pourra tirer de plus en plus parti pour irriguer la longue plaine qu'il traverse. Son cours est fort réguher entre des berges creusées à pic dans les alluvions de la plaine.

La^upart des.auJzesj20iirs^dlfîauJ£jJimis s£iJiLdes torrents plus ou moins puissanls^, coulant d'ordinaire dans la-£égiûii jï] on tagnausa el JlejreILiiLû.yfîjx- dans d'étroits thalwegs rocheux,.. mais s',épandant à leur entrée en laj)laine êurd^^^

mètres, qu'ilsji^recouvrent que pendant le s graiLdes crues et qui sont souvent à secjf'été. Le plus souvent on y voit serpenter à travers les sables et les graviers quelques minces rubans liquides capricieusement divisés et anastomosés. Près de la mer, leur cours se régularise souvent. Ils forment alors une nappe liquide plus ou moins large, généralement assez profonde, limitée par des parois abruptes. La Seybouse passe pour navigable, ce qui est un peu prétentieux. Près d'Alger, l'Harrach et le Mazafran portent quelques canots. Celte régularité et cette profondeur d'eau tiennent à ce fait qu'une barre marine ferme leur embouchure, ralentit leur cours et force leurs eaux à refluer. C'est à peine si elles peuvent en rampant le long de celte barre s'y creuser un chenal de déversement.

Dans la région très boisée de l'est^ les cours d'eau sont moins torrentueux, plus réguliers et plus semblables à ceux d'Europe.

Lacs. — Les lacj^^ont peu nombreux dans le Tell. Tous ceux qui ont pu exister autrefois ont été comblés par les puissantes alluvions quaternaires et forment maintenant des plaines, où quelques points seulement ont résisté à ce colmatage et constituent encore des lacs marécageux temporaires ou en partie permanents, comme le Fezzara, dans la région de Bône, et le lac Halloula dans la Mitidja. Lors de la conquêle, toutes les plaines étaient marécageuses. Dans la province d'Oran, où il tombe peu d'eau, il existe un véritable chott littoral, la Sebka de Miserghin, et quelques autres lagunes salées de faible étendue. Près de La Calle, au contraire, on trouve trois lacs profonds et à niveau sensiblement

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