‹ L'AlgérieChapitre 15 sur 104 · CLIMAT · texte numérisé non relu

CLIMAT

constant. Ajoutons quelques étani^s montagnards, pompeusement dénommés lacs : Mouzaia, Tamesguida dans les Babors et les quelques mares du Djurdjura.

Climat. — Le climat du Tell est surtout caractérisé par le régime des pluies qui y divise Tannée en saison pluvieuse et en saison sèche. Les pluies qui coïncident en général avec les tempêtes de la Méditerranée sont le plus souvent amenées par le vent du nord-.ouest. Elles commencent h la fm de l'été, tantôt aux derniers jours de septembre, tantôt en octobre ou novembre seulement. Elles finissent d'ordinaire en mai, parfois en juin. Pendant la saison sèche, c'est à peine si, de temps à autre, on observe quelque légère ondée dans le ïell inférieur. Sur les montagnes, il tombe parfois des plaies d'orage, assez faibles d'ailleurs. Môme pendant la saison pluvieuse, il n'est point rare de voir le ciel se maintenir pur quinze jours ou un mois de suite, en décembre et en janvier par exemple, avec une température assez élevée (20 ou 25° à midi). Ces phénomènes très appréciés des hiverneurs se produisent surtout pendant les années de sécheresse.

C'est le Sahara qui est la principale cause de la saison sèche. En effet, les vents qui en viennent sont secs et brûlants; ceux au contraire qui soufflent du nord au sud, vers des cUmats de plus en plus chauds, fussent-ils saturés d'humidité à leur arrivée en Algérie, s'éloignent de leur point de saturation à mesure qu'ils s'avancent et qu'ils s'échauffent.

L'air du Tell inférieur, saturé de vapeur d'eau au contact de la Méditerranée, est, au moins sur le littoral, très humide pendant la saison sèche. Les brouil-

lards n'y sont point rares la nuit, mais se dissipent de grand matin. Quelquefois un épais brouillard dure un jour ou deux, mais le fait est rare. A mesure que les nuits deviennent plus longues, les condensations nocturnes prennent plus d'importance. En août, il n'est pas rare de voir le brouillard persister dans les bas fonds jusque vers 9 heures du matin ; les rosées sont alors abondantes et amènent le réveil de quelques plantes estivales. Le sirocco vient souvent, en septembre, interrompre ces condensations nocturnes pendant des périodes de trois à quinze jours. L'air est alors très sec, le ciel terne et voilé par les impalpables poussières sahariennes, et la température peut exceptionnellement dépasser 40° à l'ombre.

Lorsque ce vent saharien cesse de souffler, on voit, dès le mois de septembre, le ciel, pur jusque là, rouler de gros nuages, prélude des pluies prochaines.

Dans le Tell inférieur, il n'y a presque jamais d'orages pendant l'été. Ce n'est guère que l'hiver que l'on entend le tonnerre et que la grêle est à craindre. Sur les montagnes, au contraire, et dans les hauts plateaux, les orages sont fréquents pendant la saison chaude, mais les précipitations qu'ils amènent sont peu abondantes.

Néanmoins, plus on s'élève dans les montagnes, moins la sécheresse estivale se fait sentir.

Un phénomène inverse se produit quand on s'avance du Uttoral vers le sud. La grande plaine du Gliélif, abritée des effluves marines par le massif du Dahra, est déjà bien plus sèche que la Mitidja. Plus on s'avance vers le sud, plus l'influence saha-

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