CÈDRE
bandes bien dénudées et nettoyées de 50 mètres de largeur.
Le liège une fois tiré est mis en planches, c'est-àdire aplati, on lui fait par compression perdre la forme de tuile et on le rend aussi plat que possible. puis il est nettoyé et bouilli. Le bouillage, pour employer l'expression technique, rend le liège plus élastique, moins dense, et augmente son volume d'un cinquième environ. Les rognures et débris servent ordinairement de combustible. Enfin on le soumet au raclage pour enlever la croûte.
Les hybrides du chêne-liège n'ont pas d'importance industrielle, on en connaît plusieurs.
Cèdre. — Le Cèdre, simple variété à feuilles un peu plus courtes et parfois argentées du cèdre du Liban, forme, sur nos montagnes élevées, de majestueuses forêts ayant un caractère de grandeur tout particulier (fig. 3). Cette essence aime les grands massifs montagneux et s'y tient à des altitudes variant de 1 300 à 1 800 mètres. Les terrains calcaires semblent lui plaire ; pourtant à Teniet el Haad, il vient très bien sur des grès sihceux superposés, il est vrai, à des marnes argilo-calcaires. Il existe environ 35 000 hectares de forêts de cèdres en Algérie, à savoir : 24 000 hectares dans la province de Constantine et 11 000 dans celle d'Alger. Oran n'en possède point, bien que cette essence se retrouve au Maroc. Les ténements les plus considérables se trouvent dans l'Aurès. La grande forêt de Belezma près de Batna ne compte pas moins de 14000 hectares. On en trouve au Bou Thaïe b, dans les Mahdids, dans les Babors au Babor et au Tababort ; dans la province d'Alger, on le trouve sur les flancs du Djurdjura où il
forme d'assez maigres peuplements, aux Béni Sahla de Blida, à Teniet el Haad et l'Ouarsenis. Dans toute la province de Constantine le cèdre
semble en voie de dépérissement (lig. 4.) Les lorôls sont pleines de gros arbres morts, mêlés à des percliis élancés, parfois assez vigoureux, avec de larges clai-