‹ L'AlgérieChapitre 23 sur 104 · OXYCÈDRE ET GENÉVRIER DE PHÉNICTE · texte numérisé non relu

OXYCÈDRE ET GENÉVRIER DE PHÉNICTE

pagnoiis habituels du pin dans la zone voisine des liauts plateaux.

Thuya d'Algérie. — Le Callitris quadrivalvis ou Thuya d'Algérie accompagne fréquemment les peuplements de pins presque partout. Parfois il devient prépondérant et forme des peuplements assez importants, surtout dans l'intérieur. Arbre très médiocre comme taille, il est presque indestructible, repoussant facilement du pied après chaque incendie. l/à souche finit par former ces belles loupes noueuses, si richement marbrées de rouge fauve et de brun qui en font un bois d'ébénisterie des plus précieux. On suppose que c'était là le bois de citre, si estimé des Uomains.

Oxycèdre et Genévrier de Phénicie. — Deux autres conifères, les Jiiniperus oxycedrus et phœnicea ont à peu près la même distribution que le pin d'Alep et le Tkui/a.

L'Oxycèdre, qui forme par place sur les rivages maritimes une belle variété, est assez répandu, quoique peu abondant dans la région littorale, mais il a tenu jadis une grande place dans le boisement des plateaux élevés : Ben Chicao, Bordj bou Arreridj, Aïn el Hadjar, etc. ; et des montagnes jusque dans le sud : Ouarsenis, Mzi, Djebel Amour, etc. Cette essence paraît résister admirablement au vent et aux intempéries ; malheureusement ses boisements ont presque tous disparu ou disparaissent rapidement, coupés comme bois de chauffage ou distillés pour la fabrication de l'huile de Cade; ailleurs, comme sur le pic de TOuarsenis, détruits par l'incendie, tandis que les chèvres empêchent le repeuplement.

Le Genévrier de Phénicie est aussi fort répandu

surtout sur le littoral et dans les montagnes du Sud, mais son rôle forestier est peu considérable.

Sapin. — Dans les Babors, on trouve une forêt d'un magnifique Sapin, VAbies numidica Delannoy, que Cosson avait à tort rapporté à VAbies Pinsapo. C'est le témoin d'une flore alpine disparue.

Essences secondaires. — Nous citerons encore quelques essences forestières d'importance secondaire.

L'Amandier est répandu dans toutes les montagnes de l'Algérie, surtout dans les rochers, et forme parfois, comme chez les Ouled Dahn près Guelma, et dans la région de Garrouban, de véritables peuplements. Les amandes de l'arbre sauvage sont toujours amères.

Le Cerisier est fort répandu aussi à l'état sauvage dans la région montagneuse.

Le Sorbier domestique se trouve dans les Babors. Un grand Poirier, le Pirws longipes^ joue un certain rôle forestier dans l'Aurès avec le Fraxinus dimorpha. On les retrouve ailleurs l'un et l'autre, à l'état de vestiges.

Dans l'Edough et au Goufl, on trouve des boisements de Châtaigniers sauvages. 11 en existe aussi en Kroumirie. Peut-être quelques vieux châtaigniers à fruits très petits, qui subsistent encore dans les ravins de la Bouzareah, sont-ils aussi des restes d'anciens peuplements disparus.

Le Tremble existe encore dans les Babors. Le Juniperus Thurifera couronne quelques crêtes de l'Aurès. La variété naine du Juniperus communis forme quelques buissons rabougris sur les sommets kabyles.

Le Caroubier et le Figuier sont très répandus dans

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