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CHAPITRE III AGRICULTURE

Le Tell est un pays essentielloment agricole. Le littoral, les plaines du Tell intérieur, les flancs des montagnes jusqu'à la limite des steppes conviennent aux cultures les plus variées. Les steppes sont propres à Féleva^e, enfinjaj:£^ion déserjigue a ses oasi^eLses^tivrages^

Les conditions climatériques du Tell algérien sont tellernent-variées que presque toutes les plantes économiques y donnent des produits abondants ; mais les cultures sont cantonnées chacune dans des limites qui sont aujourd'hui à peu près déterminées.

Nature des terres. — £.ajiatur6-des.terres contribue ^autant que les influences climatériques, avarier les conditions dans lesquelles opère le cultivateur.

Les vallées ont des alluvions argilo-marneuses généralement fertiles ; l'acide phosphorique y est seul en trop petite quantité ; mais souvent la potasse y abonde.

La terre rouge du Sahel, qui appartient aux alluvions quaternaires, est pauvre en chaux et en acide pliosphoriquej niais^ deyient avec quelques amendements un exfiellêiit, .sdI.

Les plateaux élevés, qui, suivant le régime des pluies, font partie du Tell ou des steppes, sont cons-

titués par de profondes couches d'alluvions anciennes, présentant presque partout une couche superficielle de calcaires travertineux.

Cette croûte est parfois très superficielle et le sol ne produit alors qu'une végétation herbacée, rabougrie. Quand la terre végétale est en suffisante quantité, elle donne d'abondantes récoltes de céréales, comme dans la région de Sétif . Ce sol ne convient pas aux arbres, qui y font absolument défaut.

Dans la province de l'Est, les grès de Numidie de l'Éocène, des argiles et des massifs de gneiss constituent une région pauvre en calcaire ; mais la végétation y est entretenue par des pluies abondantes, les forêts y sont plantureuses.

Le Suessonien, dont les terres sont riches en phosphates, se trouve malheureusement en grande partie dans la zone des pluies peu abondantes et irréguUères. La fertilité de ces terres est ainsi masquée par le manque d'eau.

De grandes étendues occupées par les marnes du Miocène sont des terres fortes, riches en principes utiUsables par les cultures.

Les marnes feuilletées, les calcaires du Crétacé couvrent d'immenses surfaces, occupées par des broussailles ou des pins. L'olivier vient aussi dans ces formations. Là où les marnes sont assez délitées, elles forment des terres arables de bonne qualité pour les céréales.

Parmi les influences cUmatériques, celle qui prédomine est la répartition des eaux pluviales. Si cette répartition était plus régulière, l'agriculture trouverait en Algérie des conditions extraordinairement favorables; mais la grande difficulté pour y ob-

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