NATURE DES TERRES
tenir un rapport régulier de la terre provient justement du régime des pluies sujet à de grandes variations. Les cultures arbustives, oliviers, figuiers, vignes, caroubiers échappent plus facilement aux inconvénients de ces inégales répartitions de pluies, aussi ces cultures ont toujours joué un grand rôle dans le nord de l'Afrique. La culture de l'olivier a eu son apogée sous les Romains, la vigne aujourd'hui couvre d'immenses surfaces, le figuier, qui n'a jamais été délaissé, gagne tous les ans du terrain. Le caroubier, le frêne, le mûrier font merveille dans les sols qui leur conviennent.
Quantité de pluies en millimètres, moyenne de 10 ans.
Stations.
Fort iNationnl 076
La Calle 838
Boufarik 700
Giielma 627
Aumale 425
Stations.
Orléansville 357
Bousaada. . 208
Laghouat 163
Biskra 121
Variations observées en 10 ans.
Fort National .
millim.
millim.
La Calle
Boufarik
Guelma
Aumale
Orléansville.. .
Bousaada ... .
Laghouat
Le régime des pluies ne paraît pas avoir varié beaucoup depuis l'antiquité et les soins apportés à la confection d'innombrables barrages, dont on retrouve les vestiges dans le Hodna et surtout en Tunisie, dénotent cette même nécessité d'utiliser toute l'eau tombée.
titués par de profondes couches d'alluvions anciennes, présentant presque partout une couche superficielle de calcaires travertineux.
Cette croûte est parfois très superficielle et le sol ne produit alors qu'une végétation herbacée, rabougrie. Quand la terre végétale est en suffisante quantité, elle donne d'abondantes récoltes de céréales, comme dans la région de Sétif. Ce sol ne convient pas aux arbres, qui y font absolument défaut.
Dans la province de rp]st, les grès de Numidie de l'Éocène, des argiles et des massifs de gneiss constituent une région pauvre en calcaire ; mais la végétation y est entretenue par des pluies abondantes, les forêts y sont plantureuses.
Le Suessonien, dont les terres sont riches en phosphates, se trouve malheureusement en grande partie dans la zone des pluies peu abondantes et irrégulières. La fertilité de ces terres est ainsi masquée par le manque d'eau.
De grandes étendues occupées par les marnes du Miocène sont des terres fortes, riches en principes utihsables par les cultures.
Les marnes feuilletées, les calcaires du Crétacé couvrent d'immenses surfaces, occupées par des broussailles ou des pins. L'olivier vient aussi dans ces formations. Là où les marnes sont assez délitées, elles forment des terres arables de bonne qualité pour les céréales.
Parmi les influences cUmatériques, celle qui prédomine est la répartition des eaux pluviales. Si cette répartition était plus régulière, l'agriculture trouverait en Algérie des conditions extraordinairement favorables; mais la grande difficulté pour y ob-