LÉGUMINEUSES
de beaux rendements et conviendraient pour l'ulimcntation des indigènes.
L'avoine n'est cultivée que par les Européens, elle rient très bien, mais elle est légère et très sujette à contracter l'ergot. Peu de variétés sont susceptibles d'être cultivées, le plus grand nombre est attaqno par la rouille.
Le seigle vient bien dans les terrains siliceux, mais il n'est cultivé que pour la paille et par les Européens.
Le Sorgho, Bechena des Arabes, est une céréale précieuse pour les populations pauvres du littoral, dans les terres argileuses noires et fraîches.
Le sorgho rend jusqu'à quatre-vingts fois la semence.
Les feuilles après la récolte constituent une ressource de fourrage, pour une période de l'année remarquablement pauvre en herbages.
Deux variétés sont surtout cultivées : le sorgho blanc et le sorgho brun (Dra). Les sorghos viennent si bien qu'il est étonnant que les colons n'aient pas encore adopté la culture des sorghos à balais et des sorghos sucrés.
Le maïs est cultivé par les Européens et par les Indigènes.
Le millet à chandelle est aussi cultivé par les Indigènes, ainsi que le millet ordinaire.
Le riz n'a été l'objet que de quelques essais, il viendrait aussi bien en Algérie qu'en Espagne et en Italie; mais la main-d'œuvre expérimentée manque pour cette culture.
Légumineuses. — Après les céréaleg proprement dites, J^ 2l^ry;e.s qmJ ouent un^role^^^ dans
l^Umen tation sont, parmi les Légumineuses, la fève, le poia chichevla^sse, le doUque.
__ La FèveJxûoa-Ye-erLAlgénejÊ-SDl-^^^^^ convient et xette culture déjà très^énérale^^^^ encûreAtre étendue. Dans certaines parties du Sersou, on trouve en grande quantité, à l'état subspontané dans les plaines, une petite fève -qui a pris dans ces conditions un aspect de plante sauvage .
L e^ Pois^hiche {Cicer), rfieherrhé par tontes Jp^;populations riveraines deJaAiédijerranée, donne des récoltes abondantes de grainet fournit aussi une. paille qui est utilisé-e.
La Gesse [Lathyrus sativus) n'est guère consommée que par les Kabyles et par les Espagnols, qui ont des variétés améliorées très belles. L'usage prolongé de la gesse, une cuisson incomplète, entraînent des accidents nerveux graves (Lathyrisme).
Le Dolique {Bolichos Lubia) esX-Cilltivé£arJ[es Indigènes, il donne, dans les sols qui coaseXYsnt une certaine fraîcheur en été, une grande quantité d'un petit haricot blanc portanL une tache noire. Les doliques croissent vigoureusement en Algérie et il serait possible de leur demander un fourrage abondant.
Il en est de même des différents Soja de Chine, qui ne sont pas encore connus et qui pourraient cependant rendre de grands services.
Vignes. — Parmi les cultures arbustives, celle de la Vigne occupe le premier rang et l'on peut évaluer à plus de 50 millions la production annuelle des vignes des trois départements algériens.
De tout temps, l'Algérie a été la patrie de la vigne. M. Pomel en a retrouvé des feuilles fossiles dans les travertins quaternaires de Miliana, elle est abondante à l'état sauvage et les indigènes cultivent près