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BYZANTINS, ARABES, TURCS

Vandales. — Les Vandales renouvellent ensuite de 438 à 534 linvasion des blonds préhistoriques, auxquels Faid herbe et Henri Martin attribuent la construction de nos sépultures mégalithiques .Toutefois cette introduction ne paraît pas avoir eu une importance numérique bien considérable.

Byzantins, Arabes, Turcs. — Le courant oriental recommence avec les Byzantins (534-670), mais leur occupation, essentiellement militaire, et ne dépassant pas d'ailleurs la Numidie, ne paraît pas avoir eu non plus au point de vue ethnique une grande importance.

Aux Byzantin s succèdent les Arabes. Leur première invasion avec Sidi Okba ne fut qu'un torrent dévastateur. Elle n'amena que des guerriers, qui, pour se créer des familles, durent s'alUer aux Indigènes. La deuxième invasion des Ilillal et des Soleim au xi^ siècle amena au contraire de nombreuses populations arabes, qui se substituèrent sur bien des points aux anciens habitants du pays. Les nouveaux venus, étant pasteurs et nomades, détruisirent les cultures et toute l'ancienne civilisation du pays. Les habitants primitifs durent se réfugier dans les massifs montagneux. Une population nombreuse d'Arabes purs se forma ainsi. Mais l'Islamisme ayant soumis à la même loi les populations du Maghreb, il ne paraît pas y avoir subsisté de préjugés de race, tous les croyants étant égaux devant Dieu, d'après le Coran. Il en résulte que l'Arabe s'est souvent si bien fondu avec les populations antérieures, lorsqu'il ne les avait point supprimées, que la distinction est devenue difficile. Seuls les montagnards de l'Aurès et du Djurdjura ont pu conserver en Algérie leurs

caractères propres, et former les curieuses populations Kabyles et Chaouïa.

. Vers 1518, vinrent les Turcs qui dominèrent une grande partie du pays jusqu'en 1830. Mais ce nouvel élément ethnique, peu nombreux et cantonné dans ses garnisons, n'a eu qu'une très faible influence. Pourtant on reconnaît encore chez quelques Coulouglis (métis de Turcs et de femmes indigènes) quelques signes de la race jaune.

Le courant arien pendant cette période (534-1830) semble arrêté. A peine peut-on mentionner la malheureuse croisade de saint Louis à Tunis, les expéditions de Charles-Quint et des Espagnols contre les corsaires, l'occupation par ce peuple de quelques coins de la côte où ils demeurèrent isolés et enfin l'introduction de quelques captifs européens.

Juifs. — Aux éléments sémites il convient d'ajouter encore les Juifs, si nombreux dans tout le Nord de l'Afrique où ils se réfugièrent à la suite des persécutions des chrétiens, surtout lors de leur expulsion d'Espagne par Ferdinand V et Isabelle la Catholique, ou plus exactement par le dominicain Torquemada, représentant du fanatisme monastique.

La conquête française. — La conquête française rouvre enfin le nord de l'Afrique aux populations européennes qui se juxtaposent aux musulmans, sans mélange appréciable.

Nous resterons peut-être en Afrique, dit M. Masqueray (1), mais certainement aucun des peuples qui y sont entrés avant nous n'en est sorti... Tous les hommes que les flots changeants des invasions ont déposés sur cette terre y demeurent encore ; ils s'y sont lentement confondus. Les

(1) Masqueray, Formation des cités Kabyles et Chaouïas, Paris, 1886.

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