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CHEVAL

de viio que le Maroc soit resté Jusqu'à ce jour en dehors de notre civilisation, pour conserver pures nos races africaines d'animaux domestiques (1).

Le cheval barhe aurait, d'après les auteurs, une vertèbre lombaire de moins que les chevaux d'Europe et constituerait un type nettement à part dont il serait curieux de limiter Taire. On a contesté l'importance de ce caractère spécilique.

Les chevaux barbes et arabes ont probablement une même origine. L'un et l'autre doivent descendre des chevaux des Scythes, qui stupéfièrent les anciens par leur cavalerie. Nul doute que de cette même souche descendent aussi beaucoup de chevaux européens; mais la supériorité des chevaux barbes et arabes s'explique par les grands soins apportés depuis de longs siècles par les Arabes au choix des reproducteurs.

D'après Bouvier, les diverses conquêtes du sol de rAlïique auraient beaucoup nui au perfectionnement de la race chevaUne, et ce serait la cause que les plus beaux types se trouvent dans le Sud, où les tribus primitives ont pu échapper au joug des conquérants. H attribue l'abus que font les Arabes des marques de feu sur les pieds de leurs chevaux à une simple ruse pour éviter que les animaux portant ces marques

(1) D'après le Hvre récemment publié sur les Chevaux du nord <ie iAfrique par le gouvernement général de l'Algérie, ou ne trouve plus de barbes purs que dans le Sud. Ceux du littoral sont tous abâtardis. Les auteurs de ce remarquable travail sont d'accord pour proscrire tout croisement autre que ceux entre barbes et arabes. D'après des personnes compétentes, on pourrait peut-être admettre l'étalon andalou, qui serait un barbe bien conservé.

déshonorantes ne soient réquisitionnés et enlevés par les Turcs.

Les Arabes du Sud ne conservent comme mâles que les animaux d'élite nécessaires à la reproduction, les autres sont exportés au loin.

Les chevaux de la province d'Oran sont en général de plus grande taille que ceux de la province de Constantine. Ils y sont plus beaux et mieux soignés.

Les Arabes ne récoltent pas de fourrage, leurs chevaux se nourrissent comme ils peuvent de l'herbe des champs, et Dieu sait si dans la saison sèche les pâturages sont maigres! Les Arabes plus aisés, leur donnent un peu de paille et d'orge.

Mulet. — Dans les pays montagneux tels que le Djurdjura, le cheval est remplacé par le Mulet.

Le mulet kabyle est plus petit que le mulet d'Europe, il est comme le cheval d'Afrique, sobre et patient, quoique plus capricieux et plus têtu. Il a le pied d'une sûreté remarquable et met une véritable coquetterie à marcher sur l'extrême bord des abîmes.

Anes. — Les Anes sont très nombreux en Algérie. La race généralement employée est très petite et très douce. L'âne d'Algérie, vulgairement appelé bourriquot^ est surtout utilisé comme bête de somme dans les villes partout où les chariots n'arrivent pas ou difficilement. Chez les Arabes peu aisés, il remplace le cheval comme monture. On ne saurait se faire une idée du travail que les Indigènes tirent de cette pauvre bête, qu'ils nourrissent mal ou pas du tout, lui laissant le soin de chercher sa vie à la ville dans les caisses d'ordures ménagères; à la campagne, c'est à lui de se tirer d'affaire comme il peut. Comme compensatioïi, ils l'accablent de mauvais traitements,

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