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MOUTON

En présence d'une race présentant des variations importantes et par consé quent des facilités pour une amélioration par sélection, les zootechniciens

remarquables^ comme Bernis, avaient tracé la A^oie qui devait être suivie pour augmenter la valeur de ce troupeau.

L'administration commença l'œuvre de régénération par l'élimination des mâles impropres; mais, à peine cette sélection était-elle commencée, qu'un revirement malheureux se produisit. Sous prétexte de produire une meilleure laine, on chercha à modifier le mouton algérien en le croisant avec divers mérinos. La Bergerie nationale de Moudjebeur fut créée et pendant vingt ans tous les ans 100 000 francs s'engloutirent sans qu'il fût possible de constater le moindre résultat. La race soi-disant améliorante manquait de résistance, elle ne put en rien modifier le type locaL

La question de l'utilisation des steppes algériennes par le mouton est des plus importantes pour l'Algérie. Elle est assez complexe et a fait peu de progrès jusqu'à présent. Ce qui manque dans les steppes, c'est l'eau. Partout où l'on pourra trouver de l'eau, rien ne sera plus facile que de créer d'excellents pâturages, mais même là où l'eau fait défaut, c'est-à-dire à peu près partout, il est probable que des labours légers faits en temps opportun, avec ou sans ensemencement d'espèces convenablement choisies, pourraient donner d'excellents résultats. La première chose à faire serait d'essayer de tirer parti des meilleures espèces indigènes, en les favorisant par un commencement de culture. Un sainfoin très répandu dans ces végions^V On ob7'ychis argentea et une Salsolacée, YHalogelon sativus^ mériteraient, ainsi que bien d'autres, d'être essayées dans ce sens. Si l'on se borne à l'amélioration des races ovines, leur extension sera toujours hmitée, carie pâturage de la steppe est bien pauvre et ne peut fournir que des ressources limitées, même si l'on multiplie les points d'eau destinés à l'abreuvage.

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